Tissu musculaire

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Le tissu musculaire a comme fonctions la contraction et le relâchement. Il existe 3 types de muscle dans le corps.

Les muscles squelettiques peuvent être contrôlés, comme les biceps pour les bras et les quadriceps et les tendons pour les jambes.

Les muscles lisses ne peuvent pas être contrôlés, comme ceux des organes de l’appareil digestif qui font circuler la nourriture et les déchets dans le corps.

Le muscle cardiaque aide à faire circuler le sang et à maintenir la pression artérielle. Il n’est présent que dans le cœur.

Tissu conjonctif

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Le tissu conjonctif maintient des parties du corps ensemble et il soutient d’autres tissus. De plus, il protège les organes. Les os, le cartilage, les ligaments, les tendons et la graisse sont tous des tissus conjonctifs. Le sang et la lymphe sont aussi des tissus conjonctifs sous forme liquide, qui sont constitués de cellules dans un liquide.

Le tissu épithélial et le tissu conjonctif peuvent former ensemble des membranes comme la muqueuse de la bouche.

Tissu épithélial

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Le tissu épithélial est fait de couches de cellules épithéliales appelées épithélium. L’épithélium forme la couche externe de la peau et il recouvre les organes. Le tissu épithélial comprend des glandes qui sont également faites de cellules épithéliales, comme la thyroïde. Le tissu épithélial a comme fonctions la protection, le transport de matières vers les cellules et hors des cellules et la libération de substances chimiques, comme les enzymes qui nous aident à digérer la nourriture et les hormones qui transmettent des messages à d’autres parties du corps.

Tissus, organes et systèmes

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Il existe plus d'une centaine de tissus. Un tissu en biologie est le niveau d'organisation intermédiaire entre la cellule et l'organe. Un tissu est un ensemble de cellules semblables et de même origine, regroupées en amas, réseau ou faisceau (fibre). Les cellules d'un tissu concourent à une même fonction.

Les tissus sont faits de cellules et d’une matrice extracellulaire. Les cellules présentes dans un type de tissu se ressemblent et ont des fonctions semblables, comme échanger l’air dans les poumons ou absorber les éléments nutritifs dans l’intestin. La matrice extracellulaire est la matière qui remplit l’espace entre les cellules du tissu. Cette matrice renforce, soutient et protège le tissu.

Quand le cancer apparaît, c’est que le tissu s’est désorganisé. Cela signifie que les cellules changent et deviennent anormales et que la matrice extracellulaire se décompose à cause du cancer qui se forme et qui se développe.

Notre corps est constitué de 4 types principaux de tissu, soit épithélial, conjonctif, musculaire et nerveux.

  • Le tissu épithélial est un ensemble de cellules serrées les unes aux autres formant un ensemble avasculaire mais innervé, séparé d'un tissu conjonctif sous-jacent par une structure de soutien appelée lame basale. Ce type de tissu est dit de revêtement lorsqu'il se retrouve sur les surfaces qui jouxtent le milieu externe ou les cavités de l'organisme. Il est appelé glandulaire lorsqu'il est regroupé en structure spécialisée dans la production de sécrétion ou d'hormone. Un carcinome est un exemple de cancer développé à partir d'un tissu épithélial (peau, muqueuse). Les deux principaux types de cancers de la peau sont les carcinomes (96 % des cas) et les mélanomes (4 % des cas). Selon le type d'épithélium on distingue :

    • les carcinomes épidermoïdes ou carcinomes malpighiens.
    • les adénocarcinomes, développés aux dépens d'un épithélium glandulaire.
    • les carcinomes anaplasiques, indifférenciés, embryonnaires, etc.
  • Le tissu conjonctif dont les cellules sont disjointes, séparées par des matériaux extracellulaires, désigne une large gamme de tissus. On trouve dans cet ensemble le sang, le squelette des vertébrés, les couches profondes de la peau, etc. Il a en général un rôle de soutien. Un sarcome est un exemple de cancer qui résulte de cellules transformées d'origine mésenchymale (tissu conjonctif). Le tissu conjonctif est un terme large qui inclut les os, le cartilage, la graisse, le muscle, les tissus vasculaires, ou hématopoïétiques, et les sarcomes peuvent apparaître dans n'importe lequel de ces types de tissus. En conséquence, il existe de nombreux sous-types de sarcome, qui sont classés en fonction du tissu spécifique et le type de cellule d'où la tumeur provient.

  • Le tissu musculaire est formé de cellules contractiles et permet le mouvement. Un léiomyome est une tumeur bénigne formée de cellules musculaires lisses. Dans de rares cas, il peut produire des métastases ; on parle alors de léiomyosarcome. Le léiomyome peut théoriquement survenir sur tous types de muscle lisse par exemple l'œsophage, le muscle utérin et ovarien.

  • Le tissu nerveux est formé de cellules polarisées agencées en réseau et permet le contrôle du fonctionnement de l'organisme. Une tumeur cérébrale se produit lorsque des cellules anormales se forment dans le cerveau. Il existe deux principaux types de tumeurs : les tumeurs cancéreuses (malignes) et les tumeurs bénignes. Les tumeurs cancéreuses peuvent être divisées en tumeurs primaires, qui commencent dans le cerveau, et les tumeurs secondaires, qui se sont propagées depuis un autre site. Les tumeurs cérébrales secondaires, ou métastatiques, sont environ quatre fois plus communes que les tumeurs cérébrales primaires, avec environ la moitié des métastases provenant du cancer du poumon. On estime qu'environ 25 % des patients atteints d'un cancer développeront des métastases intracrâniennes.

Comment commence le cancer?

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Les cellules et les tissus se développent et se divisent pour former de nouvelles cellules à mesure que le corps en a besoin. Habituellement, les cellules meurent quand elles deviennent trop vieilles ou endommagées. Ensuite, dans la plupart des tissus, de nouvelles cellules se substituent aux cellules disparues.

Le cancer commence lorsque les modifications génétiques interfèrent avec ce processus bien ordonné. Les nouvelles cellules n’ont jamais exactement le même patrimoine génétique que leurs ancêtres et si les tissus sont soumis à des stress importants, les cellules les plus aptes à survivre seront peut-être des cellules dont le patrimoine diverge de façon significative de celui de leurs prédécesseurs. Chaque cancer a pour origine l'altération de 10 à 20 gènes.Ces cellules auront elles aussi une progéniture qui sera mieux adaptée que les cellules « normales » et elles commenceront à supplanter celles-ci, à diverger toujours plus et à se développer de manière incontrôlable.

Les cellules cancéreuses diffèrent des cellules normales parce qu’elles :

  • se divisent de façon désordonnée;
  • sont immatures et ne deviennent pas des cellules matures qui ont des tâches spécifiques;
  • évitent le système immunitaire;
  • ignorent les signaux qui leur indiquent de cesser de se diviser ou de mourir quand elles le devraient;
  • ne collent pas très bien les unes aux autres et peuvent se propager à d’autres parties du corps par le sang ou le système lymphatique;
  • envahissent et endommagent les tissus et les organes.

Ces cellules anormales peuvent former une masse appelée tumeur. Une tumeur peut être cancéreuse ou bénigne. Une tumeur cancéreuse est maligne, ce qui signifie qu’elle peut se développer et se propager à d’autres parties du corps. Une tumeur bénigne signifie que la tumeur peut se développer mais ne se propage pas.

Certains types de cancer ne forment pas une tumeur. Ceux-ci incluent les leucémies, la plupart des types de lymphome et le myélome.

Non. Certains types de tumeurs sont ne sont pas cancéreuses, on les qualifie de bégnines. Les tumeurs non cancéreuses sont formées de cellules qui se cantonnent à un seul organe et qui ne se propagent pas. Mais ces tumeurs peuvent quand même devenir assez grosses. Habituellement les tumeurs non cancéreuses ne réapparaissent pas une fois qu’on les a enlevées.

D’autres types de tumeurs sont cancéreuses (malins). Les tumeurs cancéreuses peuvent envahir les tissus voisins ou se propager à d’autres parties du corps. Cela se produit quand les cellules cancéreuses entrent dans le sang ou le système lymphatique.

Le cancer risque de réapparaître, même après que la tumeur cancéreuse ait été enlevée, parce que des cellules cancéreuses pourraient s’être déjà propagées de la tumeur primaire à d’autres parties du corps.

Il est important d'identifier le cancer le plus vite possible, alors qu’il est habituellement plus petit et plus facile à traiter et qu’il risque moins de s’être propagé.

Cependant toute personne ayant dépassé la cinquantaine possède un certain nombre d'anomalies tissulaires dans son corps, sans que cela ne nécessite une intervention qui pourrait faire courir un risque plus élevé que celui que peut poser des micro-tumeurs inactives.

Des analyses simples et peu coûteuses permettent d'évaluer ce risque, par exemple un médecin peut prescrire un test de l'antigène carcino-embryonnaire pour certains cancers, voire plusieurs tests pour réduire l'incertitude dû au fait que ces tests sont peu spécifiques.

Qu’est-ce que le cancer?

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Le cancer est un nom générique donné à plus de 100 maladies différentes. Ces maladies peuvent se développer presque n’importe où dans le corps. Le plus souvent c’est un tissu qui prend une apparence et des dimensions anormale à la suite d’une prolifération cellulaire anormalement importante. Parfois ce tissu peut ressembler à une blessure qui ne guérit pas. Souvent ce tissu anormal ne fonctionne plus correctement, et il peut gêner physiquement les tissus voisins ou sécréter des hormones ou d’autres facteurs biologiques néfastes. Cependant il est courant de ne pas ressentir de douleurs aussi il est courant pour les personnes ne soient diagnostiquées que tardivement ou à l'occasion d'un examen sans rapport.

Le cancer peut se propager à partir de son site d'origine à des organes éloignés, on désigne cela sous le nom de métastase. Les symptômes des cancers métastatiques dépendent de l'emplacement de la tumeur et peuvent inclure des ganglions lymphatiques, un foie ou une rate hypertrophiés ou encore une fracture des os et des symptômes neurologiques.

Des types courants de cancer sont:

  • Cancer de la vessie
  • Cancer du sein
  • Cancer colorectal
  • Cancer du rein
  • Cancer du poumon
  • Cellule non petite Lymphome
  • Non-Hodgkin mélanome
  • Cancer oral et oropharyngé
  • Cancer du pancréas
  • Cancer de la prostate
  • Cancer de la thyroïde
  • Cancer de l'utérus

L'évolution de la maladie dépend du type du cancer et de sa prise en charge : certains cancers ne font que très peu de métastases et sont très sensibles aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majorité des cas à une rémission complète et prolongée. Le terme de rémission est spécifique à la cancérologie car une récidive est toujours possible. D'autres cancers sont difficilement maîtrisables et peuvent entraîner le décès à court terme.

L'annonce du diagnostic est souvent une période d'incertitude et de questionnement.

FAQ Cancer

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Qu’est-ce que le cancer? Toutes les tumeurs sont-elles cancéreuses? Comment commence le cancer?
Tissus, organes et systèmes Tissu épithélial Tissu conjonctif
Tissu musculaire Tissu nerveux Organes et systèmes d’organes
Le système immunitaire Lymphocytes Anticorps
Moelle osseuse Système lymphatique Peau et muqueuses
Le système immunitaire et le cancer État précancéreux Quels sont les principaux types de cancer?
Carcinome Sarcome Mélanome
Cancers du sang Leucémie Lymphome
Myélome multiple Stade et grade d’un cancer Pronostic et survie
Types de statistiques de survie Comment le cancer se propage-t-il? Comment le cancer est-il diagnostiqué?
Pourquoi le cancer réapparaît parfois Traitement curatif ou rémission Qu’est-ce que la métastase?
Comment se développent les métastases? Où se développent les métastases? Une métastase est-elle du même type que le cancer primaire (initial)?
Comment les médecins diagnostiquent-ils les métastases? Comment les médecins traitent-ils les métastases? Quels sont les principaux traitements pour les métastases?
Le traitement peut-il permettre de guérir un cancer métastatique? Quels traitements sont disponibles via des essais cliniques? Comment vit-on avec un cancer métastatique?
Qu’en est-il des mutations génétiques? Quelle relation entre les mutations et le cancer? Quels types de gènes sont liés au cancer?
Antécédents familiaux Cancers héréditaires Tests génétiques concernant le risque de développer un cancer héréditaire
Que peuvent montrer les antécédents de cancer de votre famille? Quelles informations seront collectées? Qu’en est-il des risques et des limites des tests génétiques?
Quel est le rôle d’un conseiller en génétique? Comment se préparer pour un rendez-vous avec un conseiller en génétique? À quoi s’attendre lors du rendez-vous?
À quoi s’attendre après le rendez-vous Conseils pour trouver un bon oncologue À la recherche d’un deuxième avis
Préparer le rendez-vous avec l’oncologue Comprendre les statistiques de survie Taux de survie.
Taux de survie sans maladie ni progression Le concept de «guérison» Comprendre les coûts liés aux soins du cancer

Métastases

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Généralités sur la métastase

La métastase est l’une des caractéristiques du cancer qui le distingue des tumeurs bénignes. La plupart des cancers peuvent métastaser, bien qu’à des degrés divers. Le carcinome basocellulaire, par exemple, se métastase rarement. La métastase consiste en une propagation du cancer depuis son site d’origine, siège de la tumeur primaire, vers d’autres sites par une dissémination locale, ou par une propagation lymphatique vers les ganglions lymphatiques régionaux ou encore par une diffusion hématogène par le sang. Lorsque le cancer se propage par voie hématogène, il se propage généralement dans tout le corps. Certaines cellules cancéreuses connues sous le nom de cellules tumorales circulantes acquièrent la capacité de pénétrer dans les parois des vaisseaux lymphatiques ou sanguins, après quoi elles peuvent circuler dans le sang vers d’autres sites et tissus du corps. Ce processus est connu (respectivement) comme propagation lymphatique ou hématogène. Après le repos des cellules tumorales sur un autre site, elles pénètrent à nouveau dans le vaisseau ou les parois et continuent à se multiplier, formant éventuellement une autre tumeur cliniquement détectable. Cette nouvelle tumeur est alors nommée tumeur métastatique (ou secondaire). Les étapes typiques de la métastase sont donc l’invasion locale, l’intravasation dans le sang ou la lymphe, la circulation dans le corps, l’extravasation dans le nouveau tissu, la prolifération et l’angiogenèse. Cependant, les cellules cancéreuses circulantes «les graines» ne se développent que dans certains tissus spécifiques («le sol»), comme le laisse supposer l’hypothèse de la métastase cancéreuse du sol et des graines. Différents types de cancers tendent à métastaser vers des organes particuliers, mais dans l’ensemble, les métastases les plus fréquentes sont les poumons, le foie, le cerveau et les os.

Métastase et douleur

Les symptômes des cancers métastatiques dépendent de l’emplacement de la tumeur et peuvent inclure des ganglions lymphatiques hypertrophiés (qui peuvent être ressentis ou parfois visibles sous la peau et généralement durs), une hypertrophie du foie ou une hypertrophie de la rate pouvant être ressentie dans l’abdomen, la douleur ou la fracture des os touchés et des symptômes neurologiques. Bien que le cancer avancé puisse causer de la douleur, elle n’en est souvent pas le premier symptôme. Certains patients, ne présentent même aucun symptôme. Les tumeurs dispersées sont appelées tumeurs métastatiques, tandis que celle qui est à l’origine des métastases, est appelée tumeur primaire. Presque tous les cancers peuvent métastaser. La plupart des décès par cancer sont dus à un cancer métastasé. Mais pourtant certains cancers -tels que certaines formes de leucémie, un cancer du sang ou des tumeurs malignes du cerveau- peuvent causer le décès du patient sans s’être du tout propagé dans son corps. Pour 30% des patients atteints de tumeurs malignes, les métastases sont détectées au moment du premier diagnostic. S’il y a présence de métastases de taille appréciables, il est probable que de nombreuses micro-métastases sont aussi présentes.

Gravité

Lorsque les cellules tumorales métastasent, la nouvelle tumeur est appelée tumeur secondaire ou métastatique. La tumeur dans les poumons s’appelle alors cancer du sein métastatique, pas cancer du poumon. La métastase est un élément clé dans les systèmes de stadification du cancer tels que le système de classification TNM, où il représente le «M». Initialement, les ganglions lymphatiques voisins sont frappés tôt. Au stade IV les possibilités de traitement curatif sont grandement réduites, ou souvent inexistantes lorsqu’un cancer est métastasé.

Physiopathologie de la métastase

La métastase implique une série complexe d’étapes dans lesquelles les cellules cancéreuses quittent le site tumoral d’origine et migrent vers d’autres parties du corps via la circulation sanguine, via le système lymphatique, ou par extension directe. Pour ce faire, les cellules malignes se détachent de la tumeur primaire et s’attachent et dégradent les protéines qui composent la matrice extracellulaire environnante (ECM), qui sépare la tumeur des tissus adjacents. En dégradant ces protéines, les cellules cancéreuses peuvent violer l’ECM et s’échapper. La localisation des métastases n’est pas toujours aléatoire, les différents types de cancer ayant tendance à se propager à des organes et à des tissus particuliers à un rythme plus élevé que prévu par le seul hasard statistique. Le cancer du sein, par exemple, a tendance à métastaser vers les os et les poumons. Cette spécificité semble être favorisée par des molécules de signalisation solubles, telles que les chimiokines et le facteur de croissance transformant bêta. Le corps résiste à la métastase par une variété de mécanismes à travers les actions d’une classe de protéines connues sous le nom de suppresseurs de métastases, dont environ une douzaine sont connus.

Propagation lymphatique

La propagation lymphatique permet le transport des cellules tumorales vers les ganglions lymphatiques régionaux près de la tumeur primaire et, finalement, vers d’autres parties du corps. C’est ce qu’on appelle une atteinte ganglionnaire, des ganglions positifs ou une maladie régionale. Un terme utilisé par les spécialistes médicaux pour décrire les ganglions lymphatiques régionaux qui ont été testés positifs pour la malignité est celui de "Nœuds positifs". C’est une pratique médicale courante de tester par biopsie au moins un ganglion lymphatique à proximité d’un site tumoral lors d’une intervention chirurgicale pour examiner ou retirer une tumeur. Ce ganglion lymphatique s’appelle alors ganglion lymphatique sentinelle. La propagation lymphatique est la voie la plus commune des métastases initiales pour les carcinomes. En revanche, il est rare qu’un sarcome métastase par cette voie. La propagation localisée aux ganglions lymphatiques régionaux près de la tumeur primaire n’est normalement pas considérée comme une métastase, bien que ce soit un signe d’un résultat plus mauvais. Le système lymphatique finit par s’écouler du canal thoracique et du canal lymphatique droit dans le système veineux systémique à l’angle veineux et dans les veines brachiocéphaliques, et ces cellules métastatiques peuvent donc se propager par la voie hématogène.

Propagation hématogène

C’est une voie typique de métastase pour les sarcomes, mais c’est aussi la voie privilégiée pour certains types de carcinomes, tels que le carcinome rénal provenant du rein. En raison de leurs parois plus minces, les veines sont plus souvent envahies que ne le sont les artères, et les métastases ont tendance à suivre le modèle de l’écoulement veineux. Autrement dit, la propagation hématogène suit souvent des schémas distincts en fonction de l’emplacement de la tumeur primaire. Par exemple, le cancer colorectal se propage principalement par la veine porte vers le foie. Certaines tumeurs, en particulier les carcinomes peuvent métastaser le long des espaces canaliculaires anatomiques. Ces espaces comprennent par exemple les canaux biliaires, le système urinaire, les voies respiratoires et l’espace sous-arachnoïdien. Le processus est similaire à celui de la propagation transcoélomique. Cependant, il est souvent difficile de savoir si les tumeurs diagnostiquées simultanément d’un système canaliculaire sont un processus métastatique ou, en fait, des tumeurs indépendantes causées par le même agent.

Théorie de Stephen Paget

Il y a une propension pour certaines tumeurs à métastaser sur des organes particuliers. Cela a été discuté pour la première fois en tant que théorie des «graines et du sol» par Stephen Paget il y a plus d’un siècle, en 1889. La propension à la propagation d’une cellule métastatique à un organe particulier est appelée «organotropisme». Par exemple, le cancer de la prostate se métastase généralement aux os. De la même manière, le cancer du côlon a tendance à métastaser dans le foie. Selon la théorie des « graines et du sol», il est difficile pour les cellules cancéreuses de survivre en dehors de leur région d’origine, donc pour se métastaser, elles doivent trouver un endroit avec des caractéristiques similaires. En 1928, James Ewing a contesté la théorie des «graines et du sol» et a proposé que les métastases se produisent uniquement par des voies anatomiques et mécaniques. Cette hypothèse a été récemment utilisée pour suggérer plusieurs hypothèses sur le cycle de vie des cellules tumorales circulantes (CTC) et postuler que les modèles de propagation pourraient être mieux compris à travers une perspective de «filtre et flux». La théorie de Paget semble aujourd’hui pourtant être très vraisemblable, une cellule cancéreuse doit en effet circuler longtemps dans le corps avant de pouvoir s’implanter dans un tissu, et le système immunitaire tue la plus grande partie de ces cellules circulantes. C’est donc l’indice d’un problème affectant l’ensemble du corps et pas simplement un problème dû à des cellules qui seraient dotées de « super pouvoirs » tels que ceux décrits par Douglas Hanahan et Robert Weinberg en 2000 dans la revue scientifique Cell (The hallmarks of cancer).

Métastase et cancer primaire

Il est théorisé que la phase de métastase a toujours son origine dans un cancer primaire, une tumeur qui a commencé à essaimer dans une autre partie du corps. Cependant, plus de 10% des patients se présentant à des unités d’oncologie auront des métastases sans que l’on puisse localiser de tumeur primaire. Dans ces cas, les médecins se réfèrent à la tumeur primaire comme étant «inconnue» ou «occulte», et le patient est dit avoir un cancer primaire d’origine inconnue (CUP) ou des tumeurs primaires inconnues (TPU). On estime que 3% de tous les cancers sont d’origine primaire inconnue. Des études ont montré que si l’interrogation simple ne révèle pas la source du cancer, l’imagerie complexe ne le fera pas non plus. Mais peut-être que l’imagerie ne cherche qu’à confirmer le résultat de l’interrogation. Les cellules d’une tumeur métastatique (secondaire) ressemblent souvent à celles de la tumeur primaire. Une fois que le tissu cancéreux est examiné au microscope pour déterminer le type de cellule, un médecin peut généralement dire si ce type de cellule se trouve normalement dans la partie du corps à partir de laquelle l’échantillon de tissu a été prélevé, ou au contraire si cette présence est anormale. Par exemple, les cellules cancéreuses du sein se ressemblent, qu’elles se trouvent dans le sein ou se soient propagées à une autre partie du corps. Ainsi, si un échantillon de tissu prélevé sur une tumeur du poumon contient des cellules qui ressemblent à des cellules mammaires, le médecin détermine que la tumeur pulmonaire est une tumeur secondaire. Pourtant, la détermination de la tumeur primaire peut souvent être très difficile, et le pathologiste peut avoir à utiliser plusieurs techniques adjuvantes, telles que l’immunohistochimie, et d’autres. Malgré l’utilisation de telles techniques, dans certains cas, la tumeur primaire reste non identifiée. Il semble que l’état génétique de la tumeur primaire reflète la capacité de ce cancer à métastaser. Des travaux récents ont identifié une forme d’instabilité génétique dans le cancer appelé l’instabilité chromosomique (CIN) en tant que qu’inducteur de métastase. L’expression de cette signature métastatique a été corrélée avec un mauvais pronostic et s’est révélée être cohérente dans plusieurs types de cancer. L’identification de cette signature d’instabilité chromosomique est associée à la métastase, et permet d’identifier les cellules ayant un potentiel métastatique dans la tumeur primaire et ainsi améliorer le pronostic de ces cancers associés aux métastases. Une fois qu’un cancer s’est métastasé, il peut toujours être traité par radiochirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, thérapie biologique, hormonothérapie, chirurgie ou une combinaison de ces interventions («thérapie multimodale»). Le choix du traitement dépend d’un grand nombre de facteurs, dont le type de cancer primitif, la taille et l’emplacement des métastases, l’âge et la santé générale du patient, et les types de traitements utilisés précédemment. Chez les patients diagnostiqués avec CUP (cancer primaire d’origine inconnue), il est souvent toujours possible de traiter la maladie même lorsque la tumeur primaire ne peut pas être localisée. Les traitements actuels sont rarement capables de guérir le cancer métastatique, bien que certaines tumeurs, comme le cancer des testicules et le cancer de la thyroïde, soient habituellement guérissables. Les soins palliatifs, soins visant à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie grave, ont été recommandés dans le cadre des programmes de prise en charge des métastases.

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Foire aux questions

Qu'est-ce qui est cancérigène?

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Le désir de protéger ses proches fait souvent se demander « mais qu’est ce qui a causé mon cancer ? ». En fait comme pour beaucoup de maladies complexes, c’est le plus souvent l’exposition prolongée pendant des années, d'un tissu à un pathogène, qui entraîne l’évolution progressive vers un cancer. En caricaturant, ce n’est pas l’altération de l’ADN d’une seule cellule par un seul rayon cosmique, qui va doter celle-ci des supers pouvoirs décrits dans « The hallmark of cancer », ce sont des centaines de générations de cellules qui sont nécessaires, chacune voyant l'apparition de nouvelles mutations fonctionnelles au sein d'un écosystème cellulaire, ce qui entraînent des changements progressifs de phénotype du tissu où ces cellules se développent. Un cancérogène peut être un parasite, un microbe ou un virus, une substance, ou un rayonnement qui favorise la cancérogenèse, la formation d'un cancer (par analogie avec un pathogène). Plusieurs substances radioactives sont considérées comme cancérigènes, mais leur activité cancérogène est attribuée au rayonnement. Des exemples courants de carcinogènes non radioactifs sont l'amiante inhalé, certaines dioxines et la fumée de tabac.

Cancers induits par les produits naturels

Bien que le public associe généralement la cancérogenèse à des produits chimiques de synthèse, elle apparaît tout autant dans les substances naturelles. Il y a beaucoup de cancérigènes naturels. L'aflatoxine B1, qui est produite par le champignon Aspergillus flavus qui se développe sur les grains entreposés, les noix et le beurre de cacahuète, est un exemple d'un agent cancérigène microbien puissant et naturel. Les cancérogènes ne sont pas nécessairement immédiatement toxiques, leur effet peut être insidieux. Les cancérogènes peuvent augmenter le risque de cancer en altérant le métabolisme cellulaire, en altérant les signaux échangés entre cellules ou en endommageant l'ADN directement dans le noyau des cellules, ce qui interfère avec les processus biologiques, et induit la division maligne non contrôlée, conduisant finalement à la formation de tumeurs.

Cancer induit par les virus et bactéries

Certains virus, tels que l'hépatite B et le virus du papillome humain, causent des cancers chez les humains. Le premier virus cancérogène chez les animaux est le virus du sarcome de Rous, découvert en 1910 par Peyton Rous. D'autres organismes infectieux qui provoquent un cancer chez l'homme comprennent certaines bactéries (par exemple Helicobacter pylori) et les helminthes (par exemple Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis. Les dioxines et les composés apparentés aux dioxines, le benzène, le képone, l'EDB et l'amiante ont tous été classés comme cancérigènes. Dès les années 1930, la fumée industrielle et la fumée de tabac ont été identifiées comme sources de douzaines de substances cancérigènes, dont le benzopyrène, les nitrosamines spécifiques au tabac comme la nitrosonornicotine et les aldéhydes réactifs comme le formaldéhyde qui sert à produire des plastiques. Le chlorure de vinyle, est cancérigène. Le chlorure de vinyle est un intermédiaire chimique et non un produit final. En raison de la nature dangereuse du chlorure de vinyle pour la santé humaine, aucun produit final n'utilise le chlorure de vinyle sous sa forme monomère. Le polychlorure de vinyle (PVC) est très stable, stockable et considérablement moins dangereux que le monomère chlorure de vinyle.

Cancer induit par les radiations

Jusqu'à 10% des cancers invasifs sont liés à l'exposition aux rayonnements, y compris les rayonnements ionisants et les rayonnements non ionisants. De plus, la grande majorité des cancers non invasifs sont des cancers de la peau autres que les mélanomes causés par un rayonnement ultraviolet non ionisant. Une période de latence de plusieurs décennies peut s'écouler entre l'exposition aux rayonnements et la détection du cancer.

Le mode d’action des rayonnements ionisants et non ionisants n’est pas le même. Les rayonnements ionisants sont capables d’induire des transformations chimiques et l’ADN est un molécule qui est très longue hors des périodes de mitose, donc très sensible à des dégradations dues à des altérations chimiques. Les rayonnements non ionisants peuvent dégrader une molécule tout simplement sous l’influence de l’agitation thermique. Dans les deux cas les interactions sont difficiles à prédire, car l’intérieur d’une cellule est très dense, les molécules n’y évoluent pas dans le vide, mais au contraire agissent les unes contre les autres et il y a nombres d’effets qui sont uniquement locaux. De plus certains champs (Van der Waals) n’agissent qu’à très faible distance. Les modèles quantitatifs prédisant le niveau de risque restent controversés.

Les rayonnements non ionisants émis par les téléphones mobiles, la transmission d'énergie électrique et d'autres sources similaires ont été décrits comme des cancérogènes possibles par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé, mais le lien reste à prouver. En effet il s’agit d’un critère uniquement qualitatif, et il n’est sûrement pas suffisant pour prédire la nocivité des rayonnements. Le modèle le plus largement accepté postule que l'incidence des cancers dus aux rayonnements ionisants augmente linéairement avec une dose de rayonnement efficace de 5,5% par sievert. Si ce modèle linéaire est correct, alors le rayonnement de fond naturel (granite, radon, eau de mer) est la source de rayonnement la plus dangereuse pour la santé publique en général, suivi par l'imagerie médicale en seconde position.

Exposition au radon

Le radon est responsable de la majorité mondiale de l'exposition moyenne du public aux rayonnements ionisants. C'est souvent le plus grand contributeur à la dose de rayonnement de fond d'un individu, et c'est le plus variable d'un endroit à l'autre. Le gaz radon provenant de sources naturelles peut s'accumuler dans les bâtiments, particulièrement dans les endroits confinés comme les greniers et les sous-sols. Il peut également être trouvé dans certaines eaux de source et sources chaudes. Des éléments épidémiologiques montrent un lien entre le cancer du poumon et de fortes concentrations de radon, avec 21 000 décès par cancer du poumon causés par le radon aux États-Unis par an, juste derrière le tabagisme, selon l'Environmental Protection Agency des États-Unis. Ainsi, dans les zones géographiques où le radon est présent dans des concentrations élevées, le radon est considéré comme un important contaminant de l'air intérieur.

Exposition liée à l’imagerie médicale

Dans les pays industrialisés, l'imagerie médicale contribue presque autant au rayonnement que le rayonnement de fond naturel. La dose collective reçue à partir de l'imagerie médicale a été multipliée par six entre 1990 et 2006, principalement en raison de l'utilisation croissante des scanners 3D qui exposent à des doses par intervention plus importantes que les radiographies traditionnelles. On estime que la tomodensitométrie à elle seule, qui représente la moitié de la dose d'imagerie médicale auprès du public, est responsable de 0,4% des cancers actuels aux États-Unis, et peut atteindre 1,5-2% avec les taux d'utilisation de la tomodensitométrie en 2007 ; cependant, cette estimation est contestée.

D'autres techniques de médecine nucléaire impliquent l'injection de produits pharmaceutiques radioactifs directement dans la circulation sanguine, et les traitements de radiothérapie délivrent délibérément des doses létales (au niveau cellulaire) aux tumeurs et aux tissus environnants. Il a été estimé que les tomodensitogrammes réalisés aux États-Unis en 2007 seulement entraîneront 29 000 nouveaux cas de cancer dans les années à venir.

Cette estimation est critiquée par l'American College of Radiology (ACR), qui maintient que l'espérance de vie des patients scannés n'est pas celle de la population générale et que le modèle de calcul du cancer est basé sur l'exposition totale au rayonnement corporel.

Exposition liée à l’activité professionnelle

Les équipages des compagnies aériennes reçoivent des expositions professionnelles dues au rayonnement cosmique en altitude. Les mineurs reçoivent une exposition professionnelle au radon, en particulier dans les mines d'uranium. Quiconque travaille dans un bâtiment en granit, est susceptible de recevoir une dose issue de l'uranium naturel qui se trouve dans le granite.

Exposition accidentelle

Les accidents nucléaires peuvent avoir des conséquences dramatiques sur leur environnement, mais leur impact global sur le cancer est moindre que celui des expositions naturelles et médicales. L'accident nucléaire le plus grave est probablement la catastrophe de Tchernobyl, mais l’OMS estime le nombre de décès dans la population à quelques dizaines. En mars 2011, un tremblement de terre et un tsunami ont causé des dégâts qui ont provoqué des explosions et des effondrements partiels à la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Une libération significative de matières radioactives a eu lieu à la suite d'explosions dans trois réacteurs, mais il n’y a pas eu d’estimations du nombre de décès du à l’exposition au radiation. Par contre les populations âgées ayant été déplacées et vivant aujourd’hui parfois de façon précaire ont certainement vu leur mortalité accrue.

Nourritures cancérigènes

Des études suggèrent qu'environ un tiers des décès dus au cancer dans une population, peuvent être évités en modifiant son régime alimentaire. Les produits chimiques utilisés dans les viandes transformées et salées, comme certaines marques de bacon, de saucisses et de jambon, peuvent produire ou non des substances cancérigènes. Par exemple, les nitrites utilisés comme conservateurs alimentaires dans la viande salée telle que le bacon ont également été identifiés comme cancérogènes avec des liens démographiques, mais pas de causalité, avec le cancer du côlon. La cuisson d'aliments à haute température, par exemple des viandes grillées ou grillées, peut ou non entraîner la formation de quantités infimes de nombreux carcinogènes puissants qui sont comparables à ceux trouvés dans la fumée de cigarette (à savoir le benzopyrène). La carbonisation de la nourriture ressemble à la pyrolyse du coke et du tabac et produit des carcinogènes. Il existe plusieurs produits de pyrolyse cancérigènes, tels que les hydrocarbures aromatiques polynucléaires, qui sont convertis par des enzymes humaines en époxydes, qui s'attachent en permanence à l'ADN.

Certains de ces cancers peuvent être causés par des agents cancérigènes dans les aliments produits au cours du processus de cuisson, bien qu'il soit souvent difficile d'identifier les composants spécifiques de l'alimentation qui contribuent à augmenter le risque de cancer. De nombreux aliments, comme le bifteck et le brocoli, contiennent de faibles concentrations de cancérogènes et d'anticancérogènes. Plusieurs études publiées depuis 1990 indiquent que la cuisson de la viande à haute température crée des amines hétérocycliques (HCA), dont on pense qu'elles augmentent le risque de cancer chez l'homme.

Les nitrosamines sont présentes dans certains aliments et peuvent être produites par certains procédés de cuisson à partir de protéines ou de nitrites utilisés comme conservateurs alimentaires; La viande salée comme le bacon a été jugée cancérigène, avec des liens avec le cancer du côlon. Cependant, l'ascorbate, qui est ajouté à la viande séchée, réduit la formation de nitrosamine. La recherche a montré que griller, griller et fumer de la viande et du poisson augmente les niveaux d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérogènes.

En Europe, la viande grillée et le poisson fumé constituent une composante mineure du régime alimentaire. La viande grillée / cuite au barbecue est le deuxième contributeur de l'apport quotidien moyen d'un benzopyrène connu sous le nom de HAP carcinogène. La cuisson, la cuisson au gril ou la cuisson au gril des aliments, en particulier des féculents, jusqu'à la formation d'une croûte grillée génère des concentrations significatives d'acrylamide. Les autorités de la santé publique recommandent de réduire le risque en évitant de trop brunir les aliments riches en amidon ou les viandes en les faisant frire, cuire au four, griller ou rôtir.

Tabagisme et cancer

Il existe une forte association entre le tabagisme et le cancer du poumon. Un grand nombre de cancérogènes connus se trouvent dans la fumée de cigarette. Les principaux risques de l'usage du tabac comprennent de nombreuses formes de cancer, notamment le cancer du poumon, le cancer du rein, le cancer du larynx et de la tête et du cou, le cancer de l'œsophage, le cancer du pancréas et le cancer de l'estomac. Des études ont établi une relation entre la fumée de tabac, y compris l’exposition secondaire, et le cancer du col de l'utérus chez les femmes. Le risque de développer un cancer du poumon augmente avec le nombre d'années de tabagisme et le nombre de cigarettes fumées par jour. Le tabagisme peut être lié à tous les sous-types de cancer du poumon, mais le carcinome pulmonaire à petites cellules (SCLC) est le plus étroitement associé au tabagisme.

Les quatre cancers les plus communs et les cancérigènes correspondants

Dans cette section, les cancérogènes impliqués comme principaux agents causaux des quatre cancers les plus communs dans le monde sont brièvement décrits. Ces quatre cancers sont les cancers du poumon, du sein, du côlon et de l'estomac. Ensemble, ils représentent environ 41% de l'incidence mondiale du cancer et 42% des décès par cancer.

Cancer du poumon

Le cancer du poumon (carcinome pulmonaire) est le cancer le plus répandu dans le monde, tant en termes de cas que de décès. Le cancer du poumon est largement causé par la fumée de tabac. Les estimations du risque de cancer du poumon aux États-Unis indiquent que la fumée de tabac est responsable de 90% des cancers du poumon. D'autres facteurs sont impliqués dans le cancer du poumon, et ces facteurs peuvent interagir de manière synergique avec le tabagisme, de sorte que le risque total attribuable s'élève à plus de 100%. Ces facteurs comprennent l'exposition professionnelle aux carcinogènes (environ 9-15%), le radon (10%) et la pollution de l'air extérieur (1-2%). La fumée du tabac est un mélange complexe de plus de 5 300 produits chimiques identifiés.

Cancer du sein

Le cancer du sein est le deuxième cancer le plus fréquent, mais se classe au 5e rang des causes de décès. Un risque accru de cancer du sein est associé à des taux sanguins élevés d'œstrogènes. L'œstrogène semble contribuer à la carcinogenèse mammaire par trois processus; le métabolisme des œstrogènes en génotoxiques, cancérogènes mutagènes, la stimulation de la croissance tissulaire, la répression des enzymes de détoxification de phase II qui métabolisent les ROS conduisant à une augmentation des dommages oxydatifs de l'ADN. Le principal estrogène chez l'homme, l'œstradiol, peut être métabolisé en dérivés de quinone qui forment des adduits avec l'ADN. Ces dérivés peuvent provoquer éventuellement un cancer. Ce mécanisme génotoxique peut interagir en synergie avec la prolifération cellulaire persistante médiée par le récepteur d'œstrogène pour provoquer finalement le cancer du sein. Les antécédents génétiques, les pratiques alimentaires et les facteurs environnementaux contribuent également probablement à l'incidence des dommages à l'ADN et au risque de cancer du sein.

Cancer du colon

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus commun. La fumée du tabac peut être responsable jusqu'à 1 cancer colorectal sur 5 aux États-Unis. En outre, des études ont montré que les acides biliaires sont un facteur important dans le cancer du côlon. Les cellules de côlon ayant une capacité réduite à subir une apoptose en réponse à une lésion de l'ADN auraient tendance à accumuler des mutations, et de telles cellules peuvent provoquer un cancer du côlon. Des études épidémiologiques ont montré que les concentrations d'acides biliaires fécaux sont augmentées dans les populations ayant une incidence élevée de cancer du côlon. Les augmentations diététiques du gras total ou des graisses saturées entraînent une élévation du DCA et de l'ACV dans les fèces et une exposition élevée de l'épithélium du côlon à ces acides biliaires. Lorsque le DCA de l'acide biliaire a été ajouté au régime standard des souris de type sauvage, un cancer du côlon invasif a été induit chez 56% des souris après 8 à 10 mois. Dans l'ensemble, les données disponibles indiquent que le DCA et l'ACV sont des cancérigènes dommageables à l'ADN d'importance centrale dans le cancer du côlon.

Cancer de l'estomac

Le cancer de l'estomac est le quatrième cancer le plus commun. L'infection à Helicobacter pylori est le principal facteur causal du cancer de l'estomac. La gastrite chronique (inflammation) causée par H. pylori est souvent ancienne si elle n'est pas traitée. L'infection des cellules épithéliales gastriques avec H. pylori entraîne une augmentation de la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS). Les ROS provoquent des dommages à l'ADN oxydatif, y compris l'altération majeure de la base, la 8-hydroxydeoxyguanosine (8-OHdG). 8-OHdG résultant de ROS est augmenté dans la gastrite chronique. La base altérée de l'ADN peut provoquer des erreurs au cours de la réplication de l'ADN qui ont un potentiel mutagène et cancérigène. Ainsi, les ROS induits par H. pylori semblent être les principaux carcinogènes dans le cancer de l'estomac, car ils provoquent des lésions de l'ADN oxydatif conduisant à des mutations cancérigènes. L'alimentation est considérée comme un facteur contribuant au cancer de l'estomac - au Japon, où les aliments marinés très salés sont populaires, l'incidence du cancer de l'estomac est élevée. La viande conservée comme le bacon, les saucisses et le jambon augmente le risque tandis qu'un régime riche en fruits et légumes frais peut réduire le risque. Le risque augmente également avec l'âge.

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