Notre histoire

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You can read our history in English here. Padirac Innovation est un organisme à but non lucratif créé en France au milieu de l'année 2014. Il vise à fabriquer des outils technologiques pour les besoins humains.

Voici ses activités jusqu'à présent :

De 2014 à 2016, Padirac Innovation a résolu les problèmes Innocentive suivants:

  • Inventer un outil pour désactiver les munitions de la guerre chimique qui ont été abandonnées après les conflits,

  • Recherche un médicament contre l'eczéma, qui soit sans propriété intellectuelle valide,

  • Aider la Cleveland Clinic avec de nouvelles stratégies pour atténuer l'adaptation (notion de lutte contre la résistance médicamenteuse) des cellules cancéreuses de la prostate à de nouveaux médicaments.

En 2017, Padirac Innovation a développé un détecteur précoce d’insuffisance cardiaque

Ce détecteur d’insuffisance cardiaque utilise l'intelligence artificielle pour détecter les sons S4 avec un mini Doppler à ultra-sons.

A partir de 2018, Padirac Innovation a travaillé spécifiquement sur le cancer et la SLA

En 2019, Padirac Innovation écrit un livre à propos de la recherche sur la SLA

Ce livre sera publié fin 2019.

Différentes stratégies face au cancer

L’annonce d’un pronostic très sombre entraîne un sentiment d’extrême urgence qui bouscule toutes les priorités habituelles. Depuis qu’internet est arrivé dans nos vies à la fin des années 90, il s’est créé des sites dédiés aux patients atteints d’un cancer et plus récemment des groupes de soutien sur Facebook.

Nombre de groupes essayent de promouvoir, parfois avec l’aide de médecins, une façon de se soigner « plus naturelle », que ce soit au moyen de plantes, de médecines exotiques ou d’actes magiques et religieux. Cependant ces groupes ne sont qu'un exutoire psychologique, et ils n’offrent aucune chance raisonnable de retarder un décès par rapport à la médecine classique.

Cependant il y a des patients qui sont diagnostiqués avec un cancer en phase IV sans espoir de vivre plus de quelques mois, mais qui sont intelligents, éduqués, aisés et plein d’énergies. Ces patients forment des groupes de soutien très actifs qui scrutent toutes les innovations en matière de lutte contre le cancer. Un de leur buts est d'arriver à manager leur cancer (à défaut de pouvoir le traiter), ceci sans rejeter les traitements médicaux.

Ces groupes analysent la littérature scientifique les concernant, bien qu'ils n'ont souvent aucune formation en médecine ou en biologie. L’archétype de ces personnes est probablement Ben Williams, professeur de littérature qui a été diagnostiqué en 1995 d’un glioblastome, opéré d’une tumeur de la taille d’une orange, et qui s’est composé un protocole spécifique. 23 ans plus tard, Ben Williams maintenant âgé de 73 ans, est toujours libre de glioblastome.

Ces groupes ont fait de l'activisme auprès des chercheurs et des protocoles comme CUSP9 bien qu’issus de la recherche ont leurs origines dans ces groupes. Ces groupes promeuvent aussi la réaffectation de médicaments, dont les médicaments vétérinaires, pour entraîner une réduction considérable du temps et des coûts nécessaires au développement et à l’obtention d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux médicaments.

Réaffectation de médicaments

CUSP9 et d’autres protocoles reprennent l’idée de la multi-thérapie qui a si bien réussie contre le HIV. Cependant les médicaments qui composent ces multi-thérapies sont tout aussi dangereux que ceux utilisés pour une chimiothérapie classique, et ils peuvent aussi entraîner des troubles mentaux graves.

Dans ces groupes il est aussi souvent recommandé l’usage de vermifuges, parfois de vermifuges pour animaux domestiques. En effet certains vermifuges pour humains ou d’autres produits comme l’acide dichloroacétique, ont été retirés du marché juste après qu’on leur avait trouvé des propriétés anti-cancéreuses, et cela a pu intriguer nombre de patients observateurs.

Le produit qui nous intéresse aujourd’hui est le Fenbendazole. C’est un vermifuge pour animaux domestiques, que l’on trouve facilement en france.

Le fenbendazole et la recherche contre le cancer

Le fenbendazole connaît actuellement une certaine renommée dans ces groupes de lutte contre le cancer car un patient, Joe Tippens, assure qu’il l’a guéri d’un cancer du poumon métastasé assortit d’un pronostic d’une espérance de vie de quelques mois.

Des scientifiques ont publié une étude dans Nature à propos des propriétés anti-cancéreuse du fenbendazole.

Les agents qui perturbent la dynamique des microtubules des cellules (l’équivalent pour les cellules des os de notre squelette) ont été largement utilisés dans le traitement du cancer. L’importance des microtubules dans la division cellulaire, la motilité, le trafic intracellulaire et leur rôle dans la modulation de la forme cellulaire en fonction de l’environnement en font l’une des cibles les plus efficaces du traitement anticancéreux. Compte tenu du succès relatif des agents mitotiques dans le traitement du cancer, les microtubules peuvent être qualifiés de l'une des meilleures cibles du cancer identifiées jusqu’à présent. Les agents de ciblage des microtubules peuvent être classés en deux grandes catégories. La perturbation de la dynamique de la tubuline et des microtubules par ces deux classes de médicaments dans les cellules en cours division entraîne l’arrêt de la métaphase et l’induction de l’apoptose, la mort de la cellule. L'efficacité des agents de ciblage des microtubules est souvent affectée par les mécanismes de résistance aux médicaments.

Des agents plus récents présentant une efficacité, une tolérabilité et une capacité améliorée, même partielle, pourraient revêtir une grande importance.

Comment le Fenbendazole agirait?

Le fenbendazole est un agent ciblant les microtubules, qui provoque un arrêt mitotique suivi de la mort des cellules cancéreuses.Le fenbendazole possède une capacité unique à induire l’expression du gène p53 à un niveau considérablement élevé. Cette protéine p53 est en quelque sorte l’agent de contrôle de qualité du cycle de vie de la cellule.

Le fénbendazole est un anthelminthique (un vermifuge) à large spectre approuvé pour une utilisation chez de nombreuses espèces animales. Le fenbendazole a une marge de sécurité élevée et la plupart des espèces le tolèrent très bien. Il présente un degré de toxicité très faible et un degré de sécurité élevé.

La présente étude révéle une élévation et une stabilisation précoces des taux de cycline B1 en réponse à la fenbendazole, indiquant une progression précoce des cellules vers la mort cellulaire plutôt que la sortie mitotique et la polyploïdie comme pour les médicaments de chimiothérapie utilisés actuellement.

Globalement, les résultats montrent une perturbation des microtubules, une stabilisation de p53 et une interférence avec le métabolisme du glucose en tant que mécanismes sous-jacents collectifs de l’élimination préférentielle des cellules cancéreuses in vitro et in vivo qui est induite par la fenbendazole.

Le mode opératoire de l'étude

Après divers travaux préliminaires sur des cellules in-vitro, les chercheurs ont examiné l'activité thérapeutique de Fenbendazole in vivo en administrant des doses orales à des souris nues portant des xénogreffes A549. Des souris athymiques nu/nu femelles (une variété mutante de souris au système immunitaire inhibé) ont été xénogreffées avec des cellules A549 et les souris qui étaient porteuses de tumeurs (2 à 3 mm) ont été nourries avec du fenbendazole (1 mg/ ouris) par voie orale tous les deux jours pendant 12 jours. Au bout de 12 jours, les tumeurs ont été excisées, mesurées et pesées. L'administration de Fenbendazole a entraîné une réduction marquée de la taille et du poids de la tumeur. En outre, la vascularisation de la tumeur a été quantifiée chez les souris témoins et chez celles traitées avec du fenbendazole en mesurant spectrophotométriquement la teneur en hémoglobine.

Les résultats de l'étude

L'administration de fenbendazole a entraîné une réduction de la teneur en hémoglobine dans les tumeurs, ce qui signifie une vascularisation réduite de la tumeur. Ces résultats suggèrent que Fenbendazole inhibe la croissance des cellules tumorales in vivo en induisant l'apoptose des cellules tumorales. Lorsque des coupes tumorales ont été examinées plus avant pour l'expression de la protéine p53, un certain nombre de cellules tumorales positives pour p53 étaient visibles chez des souris traitées avec Fenbendazole suggérant une mort cellulaire induite par p53 (un gène qui contrôle la qualité du cycle de vie cellulaire et qui est inactivé dans près de 50% des cancers humains).

A plea for a gene therapy for ALS

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Introduction

This draft document is an open call to the pharmaceutical industry to create a drug targeting TDP-43 proteinopathies such as Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS).

It describes how such a drug could be realistically produced with common laboratories technologies like antibodies or transfection. The recently approved AVXS-101 for Spinal muscular atrophy (SMA) probably shows the pathway for designing this new drug.

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How this TDP-43 drug would work?

  • One or several therapeutics goals and molecular targets are defined in order to alter the production of mutated TPD-43.
  • Epitopes are defined for those targets.
  • Antibodies are designed from those epitopes.
  • Plasmids are then produced, that encode all different combinations of heavy and light chains purified from the selected hybridoma cell.
  • These plasmids are inserted in AAV viral vectors.
  • Once inserted behind the BBB, those viral vectors infect cells that were producing mutated TPD-43.

Now the infected cell produces TDP-43 which is modified according to the therapeutic goal defined in the first step.

What is the state of art in genetic therapy for TDP-43?

This proposal is motivated by several successes in mice models of ALS that were published in the last five years [1] and [9-11]. Similar reports have been made in a drosophila model of ALS [2] . Related works have been done for SOD1 mice models [6][7][10] [12, 13] and even macaques [3]. In total, some 100 articles have been published since 2007 on these topics.

What next steps are recommended?

The next step should be human trials of ALS gene therapies, or at least experimentations in pigs model of ALS. While there are currently no clinical ALS gene therapies, nusinersen, was recently approved for SMA. AVXS-101 another gene therapy, demonstrated a dramatic increase in survival and even improvements in SMA. SMA and ALS share a number of pathological, cellular, and genetic features suggesting that clinical insights into one disorder may have value for the other [14]. Hopefully this essay could provide some impetus for experimentations to reduce levels of mutated TDP-43 in pigs model of ALS and point to a pathway toward human trials.

About ALS

Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS) is a fatal neurodegenerative disease characterized by the selective degeneration of both upper and lower motor neurons. Midlife patients present to the clinician with a muscle-related symptomatology. Disease then progresses to muscle atrophy, followed by complete paralysis, and death generally occurs by respiratory failure after 3 to 5 years from symptoms onset. Ninety percent of cases have sporadic origin (sALS) whereas 10 % have familial inherited mutations (fALS).

Single chain antibodies and ALS

Single-chain variable fragment (scFv), have been introduced two decades ago, through the generation of a variety of recombinant antibodies binding to various epitopes of pathological proteins implicated in the field of neurodegenerative diseases. The clinical demonstration of their efficacy in ameliorating pathological symptoms is well established.

Some single chain antibodies are have been studied for ALS [9-11] but only the scFv targeting misfolded SOD1 proved to be effective in vivo in ameliorating pathological changes and slowing down disease progression in a mouse model with ALS-linked SOD1 mutation [10, 12, 13].

The generation of a scFv antibody against TDP-43, and its therapeutic effect when delivered in ALS/FTD patients with TDP-43 pathology was reported recently [ 1] .

About TDP-43

TAR DNA-binding protein 43 (TDP-43) is a DNA/RNA binding protein, highly and ubiquitously expressed, with main localization in the nucleus of cells. TDP-43 consists of an N-terminal domain (NTD) and two tandem RNA recognition motifs, RRM1 and RRM2, followed by a C-terminal glycine-rich region (G). Thanks to its two RNA-recognition domains (RRM1 and RRM2) the protein is a multifunctional factor involved in different aspects of RNA metabolism such as transcription, splicing, stabilization and transport.

TDP-43 and ALS

Although mutations in TDP-43 are very rare, occurring in 3% of fALS and 1.5% of sALS, more than 90% of ALS cases (fALS and sALS) show a pathological behavior of this protein called TDP-43 proteinopathy. This event was first described in 2006 as a consistent mislocalization and aggregation of the protein in the cytoplasm where TDP-43 can form hyperphosphorylated, fragmented and ubiquitinated inclusions that impair the physiological function of the protein.

TDP-43 and other pathologies

TDP-43 proteinopathy is not exclusive to ALS. It is indeed present in 50% of frontotemporal lobar dementia (FTLD) patients. FTLD or FTD (frontotemporal dementia) is a midlife onset disease, clinically heterogeneous, characterized by changes in behavior, personality and/or language.

Because of TDP-43 proteinopathy, ALS and FTD are now considered as a disease continuum with 50% of ALS patients presenting cognitive impairment and 15% of FTD patients having motor impairments. Interestingly, TDP-43 proteinopathy has also been observed in other neurodegenerative disorders.

TDP-43 domains and proteinopathies.

Different studies have highlighted the sensitivity of the RRM1, RRM2 or C terminal domain in inducing TDP-43 proteinopathy. Oxidation or misfolding of this domain results in cytosolic mislocalization with irreversible protein aggregation. Apart from the RNA metabolism, the RRM1 domain is also responsible for the interaction with the p65 subunit of NF-κB, so targeting RRM1 would also diminish inflammation. SMA studies highlighted the importance of simultaneously treating multiple disease pathways. Like in SMA, it is thus clear that prognosis can be improved in ALS models by attempting a multifaceted gene therapy approach [4].

For example the genetic suppression of the NF-κB pathway in microglia and shRNA-mediated knockdown of SOD1 via systemic AAV9 administration resulted in an additive amelioration in all assessed phenotypes. The median mutant mouse lifespan was expanded from 137 to 188 days with a maximum survival of 204 days, which is one of the best extensions reported to date [4].

NF-κB (nuclear factor kappa-light-chain-enhancer of activated B cells) is a protein complex that controls transcription of DNA, cytokine production and cell survival. NF-κB is found in almost all animal cell types and is involved in cellular responses to stress. Both TDP-43 and NF-κB proteins are over-expressed in sporadic ALS patients and down-regulating TDP-43 can reduce NF-κB activation.

Single chain (scFv) antibodies to inhibit TDP-43

Scientists have described the generation of single chain (scFv) antibodies specifically against the RRM1 domain of TDP-43 with a dual aim:

  • (i) to block TDP-43/p65 interaction reducing NF-κB activation
  • (ii) to interfere with protein aggregation.

The same method could be used against the RRM2 domain or the C-terminal glycine-rich region where ALS-causing mutations are located.

A single-chain variable fragment (scFv) is not actually a fragment of an antibody, but instead is a fusion protein of the variable regions of the heavy (VH) and light chains (VL) of immunoglobulins, connected with a short linker peptide of ten to about 25 amino acids.

ScFvs have many uses, e.g., flow cytometry, immunohistochemistry, and as antigen-binding domains of artificial T cell receptors. Unlike monoclonal antibodies, which are often produced in mammalian cell cultures, scFvs are more often produced in bacteria cell cultures such as E. coli.

Due to their small size, good tissue penetration and low immunogenicity, scFv antibodies have been produced for different neurodegenerative disorders [9-11].

What specific design problems do we have to solve?

In addition of generic problems that are encountered while designing gene therapies, we have to solve some specific problems:

  • There are several isoforms of TDP-43
  • We need to design antibodies that target epitopes belonging to several domains, separately or together.
  • We need to design antibodies for each mutation of TDP-43 that are relevant in ALS.
  • We may extend this work to other proteins that are implicated in ALS, such as FUS.
  • We may extend this approach to SOD1, where there is already a significant body of related work.
  • While our main target is ALS, there are many other proteinopathies which would require other antibodies.

The RMM1 RNA recognition motif starts at position 101 and ends at position 191. So from Uniprot isoform 1 (there is another isoform), this gives this sequence for the wild type:

QKTSDLIVLG LPWKTTEQDL KEYFSTFGEV LMVQVKKDLK TGHSKGFGFV
RFTEYETQVK VMSQRHMIDG RWCDCKLPNS K

About fifty missense mutations in TARDBP have been identified in familial and sporadic ALS, most of which are located in the C-terminal G-rich region with only two exceptions to-date, A90V in the NTD and D169G in the RRM1.

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There are several online predictor for B cells, like ABCpred Prediction Server, that can suggest linear epitopes. But as most interactions between antigens and antibodies rely on binding to conformational epitopes, it may be preferable to use a conformational epitope prediction server like the CEP server (http://bioinfo.ernet.in/cep.htm). From those epitopes it is possible to computationally deduce paratopes and antibodies.

ALS gene therapy and humans

Consideration for AAV gene therapy vector in ALS. AAV is safe Despite limited packaging capacity (≈4.5 kb for single-stranded and ≈2.4 kb for self-complementary AAV), AAV has become the most promising vector for gene delivery in neurological disease; it establishes stable nuclear episomes, thus reducing the risk of integrating into the host genome and causing insertional mutagenesis, it can transduce both dividing and non-mitotic cells, and it maintains exogenous gene expression for extended periods (Murlidharan et al., 2014).

AAV is successfully used in a related disease

A gene therapy for SMA, called AVXS-101, which delivers the SMN1 gene using scAAV9, has shown significant clinical potential. AVXS-101 is administered intravenously or intrathecally. Upon administration, the self-complimentary AAV9 viral vector delivers the SMN1 transgene to cell nuclei where the transgene begins to encode SMN protein, thus addressing the root cause of the disease.

With approximately twice the capacity of AAV, lentivirus has also been employed as a proof-of-concept vector in pre-clinical models of SMA (Azzouz et al., 2004a) and ALS, however, given that lentivirus can randomly insert into the host genome, there are major safety issues associated with its clinical application (Imbert et al., 2017). The advantages of AAV led to scAAV9 being chosen for SMN1 delivery in the AveXis gene therapy, AVXS-101.

Multiple AAV serotypes have been used in SMA mice (Foust et al., 2010; Passini et al., 2010; Tsai et al., 2012), but serotype 9 was selected for AVXS-101 because of its comparatively strong tropism toward LMNs throughout the spinal cord in a range of species (Foust et al., 2009; Bevan et al., 2011; Federici et al., 2012).

Timing, site and dosage of the treatment

The successful treatment of any disorder is more likely to occur when a therapy is administered during early pathogenesis rather than at later time points and, in particular, at disease end stage. Whilst intuitive, this highlights the importance of earlier diagnosis, especially for ALS where it is estimated that most ALS are already very advanced when diagnosed.

AAV9-based approaches for some neurodegenerative diseases such as ALS are less efficient at an older age, which is a challenge given that ALS typically occurs at a mild-age (Foust et al., 2010).

It has been considered safest to use vectors derived from viruses that normally infect humans, but that comes with the price that the immune system may recognize them as pathogens and try to eliminate them. These immune responses have the effect of removing transduced cells and limiting gene therapy efficacy. It is therefore critical when translating AAV9-mediated gene therapy for clinical applications, to first determine whether the patient has pre-existing immunity to AAV and to then mitigate the development of potentially damaging immune responses to therapy, particularly when the gene therapy is to be delivered intravenously.

Toxicities associated with AAV accumulation are likely to arise. The immune reaction may only starting late in the treatment, when the increase in viral load reaches a certain threshold.

AAV9 displays neuronal tropism and can mediate stable, long-term expression with a single administration, which is important given immunogenicity issues associated with viruses (Lorain et al., 2008). This contrasts with the multiple, invasive intrathecal injections of nusinersen, which can have adverse side effects (Haché et al., 2016).

Hence, there is a fine balance between administering sufficient gene therapy to ensure correct targeting in effective quantities without causing systemic toxic accumulation and adverse side effects. It is difficult to monitor benefit if the natural history of the disease is variable and the phenotypic traits are not quantitative and are protracted over time. There is a strong need for reliable ALS biomarkers to discern sufficient target engagement and correct dosing [6].

It should also be remembered that once an AAV has been delivered, relatively little can be done to regulate transgene expression

Conclusion

This draft document is a plea and an open proposal to the pharmaceutical industry to create a drug targeting TDP-43 in Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS). It describes how such a drug could be realistically produced now with common laboratories technologies like antibodies or transfection. Hopefully new experimentations to reduce levels of mutated TDP-43, with the technologies summarized in this paper, will be done soon on pigs model of ALS. Next steps could be: - design antibodies that target other domains in TDP-43. - design antibodies for each mutation of TDP-43 that are relevant in ALS. - extend this work to other proteins that are implicated in ALS, such as FUS. - extend this approach to SOD1, where there is already a significant body of related work.

Jean-Pierre Le Rouzic

retired engineer from FT R&D

jeanpierre.lerouzic at wanadoo.ch (replace the .ch with .fr)

https://padiracinnovation.org/

References

[ 1] Pozzi S, Thammisetty SS, Codron P, Rahimian R, Plourde KV, Soucy G, Bareil C, Phaneuf D, Kriz J, Gravel C, Julien JP. Viral-mediated delivery of antibody targeting TAR DNA-binding protein 43 mitigates associated neuropathology. J Clin Invest. 2019 Jan 22. pii: 123931. doi: 10.1172/JCI123931.

[2] Gao, N., Huang, Y.-P., Chu, T.-T., Li, Q.-Q., Zhou, B., Chen, Y.-X., … Li, Y.-M. (2019). TDP-43 specific reduction induced by Di-hydrophobic tags conjugated peptides. Bioorganic Chemistry, 84, 254–259. doi:10.1016/j.bioorg.2018.11.042

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[4] Ashley E. Frakes, Lyndsey Braun, Laura Ferraiuolo, Denis C. Guttridge, and Brian K. Kaspar Additive amelioration of ALS by co‐targeting independent pathogenic mechanisms Ann Clin Transl Neurol. 2017 Feb; 4(2): 76–86. Published online 2017 Jan 11. doi: 10.1002/acn3.375

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[7] Maria Grazia Biferi, Mathilde Cohen-Tannoudji, Ambra Cappelletto, Benoit Giroux, Marianne Roda, Stéphanie Astord, Thibaut Marais, Corinne Bos, Thomas Voit, Arnaud Ferry, and Martine Barkats A New AAV10-U7-Mediated Gene Therapy Prolongs Survival and Restores Function in an ALS Mouse Model Mol Ther. 2017 Sep 6; 25(9): 2038–2052. Published online 2017 Jun 26. doi: 10.1016/j.ymthe.2017.05.017

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[15] Chiang, Chien-Hao, Grauffel, Cédric, Wu, Lien-Szu, Kuo, Pan-Hsien, Doudeva, Lyudmila G., Lim, Carmay, Shen, Che-Kun James, Yuan, Hanna S. Structural analysis of disease-related TDP-43 D169G mutation: linking enhanced stability and caspase cleavage efficiency to protein accumulation Nature Scientific Reports https://doi.org/10.1038/srep21581

Ce guide s’adresse à des personnes ayant été diagnostiquées de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA).

Qu'est ce que la SLA?

Cette maladie était anciennement appelée "maladie de Charcot" en France et maladie de "Lou Gehrig" aux USA. Le Royaume-uni a une approche plus intéressante, ils utilisent le terme "Motor Neuron Disease" ce qui englobe différentes pathologies très proches de la SLA comme l’amyotrophie spinale (SMA).

La SLA elle-même peut-être décomposées en trois formes:

  • Une forme dite « spinale », atteignant les membres en premier ;
  • Une forme dite « bulbaire » déglutition, parole.
  • Des formes dites «« périphériques » qui sont surtout décrites dans le monde Anglo-Saxon.

On distingue aussi les formes familiales et sporadiques. Les personnes ayant la mutation SOD1 (la première ayant été découverte) constituent malgré tout un cas à part, dont les mécanismes d’action ne sont pas bien compris. Malgré tout il existe des thérapies expérimentales pour cette maladie (voir institut de myologie).

Les autres formes sont à 95% des protéinopathies dont celle due à une localisation et une agrégation anormale de la TDP-43 dans le cytoplasme. Il est probable qu’il y aura des traitements pour ces formes dans les prochaines années car un traitement similaire a déjà été commercialisé pour la SMA.

L’aménagement de votre lieu de vie

L’aménagement de votre lieu de vie et votre qualité de vie en général sont très importants dans le cadre de la SLA. Avoir accès à des médicaments anti-douleurs et des anxiolytiques est aussi très important. Mais votre entourage et parfois aussi le personnel péri-médical, peuvent être un frein à l’aménagement de votre lieu de vie, car personne ne peut dire sereinement à un patient que sa santé va se dégrader très vite.

Un petit mot sur la survie à long terme : En fait c’est déterminé essentiellement par l’acceptation d’une assistance respiratoire (CVF), d’une alimentation par tube et aussi par l’utilisation d’un dispositif d’interaction visuelle pour communiquer, y compris sur Internet. Communiquer est ce qui fait de nous des êtres humains.

Les propositions de Jason

Le texte ci-dessous a été élaboré par un malade de la SLA nommée Jason sur le forum ALS.net. Jason n’est pas médecin, mais il a une approche rationnelle, il demande à ce qu’il propose soit utilisé exclusivement sous le contrôle des médecins.

Il insiste notamment sur la nécessité à faire des analyses de sang approfondies et corriger toutes les anomalies. Il y a deux bases théoriques sur lesquelles il s’appuie: L’hypothèse de l’exitoxicité, hypothèse ancienne et toujours valide et une autre hypothèse mineure mais récurrente et qui existe aussi pour Alzheimer : Celle d’un pathogène d’origine fongique.

Par ailleurs si l’accent dans la recherche sur la SLA, est mis sur la mort des moto-neurones, il n’est toujours pas clair si c’est une cause originelle ou une conséquence d’un autre phénomène. La perte massive de cellules musculaires est pourtant une caractéristique majeure de la SLA. Peut-être que l’échec des plusieurs dizaines d’essais cliniques de la SLA tient à cette focalisation sur la mort des moto-neurones. Quoi qu’il en soit soignez vos muscles avec de la dexaméthasone ou des produits similaires !

Modification de la liste de Jason

J’ai simplifié la liste de Jason pour ne retenir que les détails pratiques et aussi les suppléments qui ne me semblent pas dangereux, mais je ne suis pas médecin ni scientifique. Demander son avis à votre médecin ! J’ai aussi enlevé les éléments appartenant à un contexte spécifiquement US (medicare, etc) et substitué des éléments français équivalents (mutuelles). Parfois j’ai rajouté des phrases en le signalant.

Il y a un cas notable dans ma sélection, celle de la chlorite de sodium. Il y a une dizaine d’année les membres du forum ont cherché à reproduire un médicament (NP001) dont l’essai clinique avait été concluant mais qui n’a jamais été commercialisé. https://clinicaltrials.gov/ct2/results?cond=Amyotrophic+Lateral+Sclerosis&term=NP001

Sur le forum, peu de malades disent avoir réellement bénéficié du substitut, mais je l’ai inclus malgré tout dans la liste. Les autres médicaments sont communs (rhume des foins et autres applications).

Jean-Pierre Le Rouzic Ingénieur R&D, retraité de France Telecom [email protected]

Place maintenant au texte de Jason:


Bonjour. J’ai créé ce "Petit Guide sur la SLA" pour essayer de condenser toutes les informations pratiques sur la SLA en un seul document. Je le mettrai à jour périodiquement. S’il vous plaît, corrigez les anomalies que vous pouvez trouver ou faites moi une suggestion en m’envoyant un MP. Merci pour votre temps et j’espère que vous obtiendrez ce dont vous avez besoin pour améliorer la qualité de vie et prolonger votre survie. Jason

1. Conseils pratiques sur la SLA

Les éléments suivants ne sont pas classés dans un ordre particulier. Il s’agit simplement de suggestions aux malades, mais bien sûr les besoins sont différents pour les malades à un stade précoce, de ceux qui sont à un stade intermédiaire ou encore à un stade avancé.

  • 1.1. Achetez une camionnette accessible pour handicapé, neuve ou usagée, pour votre transport (vous pouvez également faire convertir une camionnette existante). Ceci est important si vous voulez pouvoir sortir de chez vous.

  • 1.2. Aménagez votre maison. Installez des rampes de porte à l’extérieur, élargissez les portes intérieures à plus de 80 cm pour permettre le passage d’un fauteuil roulant, apportez les modifications appropriées à la salle de bain et envisagez un ascenseur électrique pour le transfert du lit au fauteuil roulant ou même, si possible de la salle de bain au lit.

  • 1.3. Demandez à votre mutuelle de vous payer le fauteuil roulant le mieux équipé pour votre confort et votre mobilité à long terme. Il vous sera en effet difficile de vous en faire payer un deuxième quand la maladie aura évolué. (note JPLR : Vous devrez être alité une partie de la journée dans peu de temps, donc votre fauteuil doit permettre ce type de repos y compris en situation de mobilité (visite médicale, etc), ce qui implique un réaménagement des meubles)

  • 1.4. Enregistrez votre voix en prononçant les mots les plus communs, cela vous permettra plus tard de les ré-utiliser pour communiquer en utilisant votre propre voix.

  • 1.5. Envisagez d’obtenir le système DynaVox Eyemax ou similaire pour ne pas vous isoler en terme de communication et rester impuissant même face à un rayon de soleil inconfortable (il peut contrôler l’Internet, les lumières, les ventilateurs de plafond, le lit, la télévision, la chaîne stéréo, votre porte, etc.). C’est assez incroyable.

  • 1.6. Pensez à obtenir le lit d’hôpital le plus agréable auquel votre mutuelle vous permettra d’accéder. Obtenez-en un avec un matelas confortable qui se gonfle et vibre automatiquement pour votre confort et pour prévenir les escarres. (Note JPLR : Voir par exemple « Lit médicalisé rotatif Rotoflex Basic »).

  • 1.7. Utilisez un sauna infrarouge pendant 20 minutes par jour trois fois par semaine. Cela augmente la fréquence cardiaque, améliore la circulation et aide à éliminer les toxines.

  • 1.8. Évitez toute exposition supplémentaire aux métaux lourds, produits chimiques et/ou autres toxines de toutes sortes. (Note de JPLR: les insecticides sont conçus pour attaquer le système nerveux des insectes....)

  • 1.9. Essayez de réduire votre niveau de stress. Il existe de nombreuses façons d’y parvenir, mais le stress peut jouer un rôle énorme dans le taux de progression. Le rire peut améliorer votre humeur et votre qualité de vie.

  • 1.10. Prenez le temps de vous détendre et de penser à des pensées agréables tout en écoutant de la musique relaxante (pluie, orages, ASMR, etc.). Cela ressemble à de la méditation, c’est juste un moyen plus facile d’y accéder. Cela réduit le stress, ce qui peut jouer un rôle énorme dans la progression.

  • 1.11. Obtenez une assistance psychologique pour faire face aux émotions que vous ressentez lorsque vous êtes diagnostiqué avec une maladie comme la SLA.

  • 1.12. Ne pas fumer ou boire. Je pense que ceci est une évidence. Je ne suis toujours pas convaincu que la bière soit un neuroprotecteur comme l’affirme certains.

  • 1.13. Essayez de prendre de grandes respirations et d’expirer le plus durement possible afin d’oxygéner les tissus et d’éliminer toute accumulation de dioxyde de carbone. En outre, cela maintient en forme les poumons et le diaphragme plus longtemps.

  • 1.14. Tant que cela est possible, déplacer vous tout au long de la journée et du processus de la maladie. Garder les muscles légèrement actifs devrait augmenter leur force et prolonge leur utilisation.

  • 1.15. Lorsque le moment vient et que vos muscles s’affaiblissent trop, essayez d’utiliser des attelles (pour le cou, les mains, les poignets, les chevilles, les pieds, etc.) pour les soutenir et conserver leur force.

  • 1.16. Si vous avez des difficultés à avaler, consultez un orthophoniste pour lui demander comment vous aider à avaler plus efficacement. (note de JPLR: Si l’orthophoniste vous propose d’utiliser un livret papier pour communiquer, expliquez gentiment que ce n’est pas approprié à l’évolution rapide de la maladie, le seul système utile c’est un système informatique visuel qui sans contact, Windows et Android en proposent.)


2. Soins à planifier.

Si vous envisagez de choisir de vivre avec une ventilation permanente et/ou de devenir immobile, les points suivants sont importants à considérer/à retenir.**

  • 2.1. Vous aurez besoin d’aide pour l’aspiration de la trachée et le soin des plaies, les traitements contre la toux, l’alimentation en sonde percutanée et le soin spécifique à ce type de plaies (en supposant que vous ayez besoin d’un tube PEG), un approvisionnement de qualité et une maintenance des machines, des contrôles fréquents de signes vitaux et corporels. En particulier parmi ces signes : changements oculaires, changements cutanés, baisse de la teneur en oxygène, changements de la température corporelle et/ou de tout autre signe d’infection. Traitez tous les signes d’infection immédiatement.

  • 2.2. Vous aurez besoin d’exercices d’étirement, d’exercices d’amplitude articulaire et de massage doux thérapeutiques pour prévenir les contractures.

  • 2.3. Vous aurez besoin d’aide pour aller aux toilettes (ou des appareils appropriés à l’utilisation dans un lit, si vous le souhaitez).

  • 2.4. Vous aurez besoin d’aide pour vous raser (pour tout ce qui doit être rasé).

  • 2.5. Vous aurez besoin d’aide pour les soins bucco-dentaires.

  • 2.6. Vous aurez besoin d’aide pour vous baigner et/ou vous doucher.

  • 2.7. Vous aurez besoin d’aide pour appliquer vos crèmes, lotions et produits de beauté le cas échéant.

  • 2.8. Vous aurez besoin d’aide pour vous habiller et vous déshabiller.

  • 2.9. Vous aurez besoin d’aide pour vous positionner votre lit (à moins que vous n’ayez un lit qui vous soit télécommandable via le système visuel pour éviter les plaies).

  • 2.10. Vous aurez besoin d’aide pour les coupures d’ongles hebdomadaires.

  • 2.11. Vous aurez besoin d’aide pour les coupes de cheveux et les sourcils/nez quand nécessaires.

  • 2.12. Vous aurez besoin d’aide pour organiser des rendez-vous chez le médecin et/ou des prises de sang (à la maison si possible).

  • 2.13. Vous aurez besoin de détartrer vos dents tous les six mois à un an (à domicile si possible).

  • 2.14. Vous aurez besoin d’une élimination annuelle de la cire d’oreille si vous accumulez du cérumen (à la maison si possible).

  • 2.15. Vous aurez besoin d’un examen annuel de la vue (à domicile si possible).

  • 2.16. Pour éviter les complications et les maladies, si vous êtes presque ou totalement immobile dans une chambre ou une autre pièce, placez un appareil de désinfection des mains sur le mur et faites-le utiliser par toutes les personnes qui entrent et qui sortent. Assurez-vous d’obtenir un vaccin annuel contre la grippe au début d’octobre. Encore une fois, les changements cutanés et oculaires, une température, les baisses de niveau d’oxymétrie ou du pouls, qui sont mesurés au bout d’un doigt, peuvent indiquer un problème de santé. Assurez-vous que toute nouvelle infection soit traitée immédiatement et de manière agressive. Pour vous aider à prévenir la formation de caillots sanguins, assurez-vous de prendre de l’aspirine chaque nuit et éventuellement utilisez des bas de compression. Vous pouvez prévenir les plaies et escarres dues au manque de mobilité, en reconnaissant l’apparition des douleurs anormales dans certaines zones, de nouvelles démangeaisons ou rougeurs sur la peau, lors d’un bain régulier et lors des retournements au lit (ou si le lit en est capable : en vous faisant tourner automatiquement ).


3. Des pistes concernant des suppléments

Nous ne connaissons pas les véritables mécanismes de la SLA; il est donc important d’essayer le plus de choses possible, plus tôt que plus tard, séparément pour voir si l’une d’elles fait une différence dans la qualité de votre vie et/ou votre taux de progression. Tous les médicaments suivants sont à prendre sous le contrôle de votre médecin, respectez les dosages et rapportez-lui toute intolérance ou problème inhabituel. Il n’y a pas d’ordre particulier dans cette liste.

  • 3.1. Dexaméthasone. Ce médicament fait souvent partie de l’équipement des alpinistes pour faire face au mal des montagnes. C’est une hormone glucocorticoïde de synthèse. Elle a un effet anti-inflammatoire et immunosuppresseur. (Note JPLR : Respectez le dosage. Le but est de favoriser la création musculaire pour lutter contre la perte de cellules musculaires qui caractérise la SLA)

  • 3.2. L’itraconazole (R51211) est un antifongique efficace contre toutes les familles de champignons. En France, l’itraconazole est utilisé pour les mycoses superficielles. (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur les xénobiotiques comme cause de la SLA).

  • 3.3. La terbinafine est un antimycosique utilisé contre les dermatophytoses, et notamment des onychomycoses (mycoses des ongles). (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur les xénobiotiques comme cause de la SLA).

  • 3.4. Prégabaline (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.5. Cétirizine (rhume des foins) (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.6. Metformine (Note JPLR : Effet positif sur la neurogenèse)

  • 3.7. Nuedexta. Combinaison de dextrométhorphane et de quinidine. Ce médicament est utilisé pour mieux gérer les problèmes bulbaires croissants que vous pourriez rencontrer. Encore une fois, plus il est commencé tôt, mieux c’est. La posologie recommandée est d’une capsule de 20 mg / 10 mg une fois par jour pendant deux semaines avec petit-déjeuner, puis de deux capsules par jour par la suite (une avec le petit-déjeuner et une au coucher). (Note JPLR : ce médicament a des effets positifs sur le syndrome pseudo-bulbaire). À prendre suivant les indications de votre docteur.

  • 3.8. Rosuvastatine Contrairement à beaucoup d’autres, je pense que ce médicament est indispensable pour contrôler le taux de cholestérol (et l’inflammation). Faites d’abord vérifier vos marqueurs sanguins de cholestérol et d’inflammation. Cependant, s’ils sont élevés, je recommande de démarrer la rosuvastatine. Ce médicament réduit le taux de cholestérol élevé et ralentit la formation de plaque dans les artères. Contrairement aux autres statines, rosuvastatine s’est également révélé neuroprotecteur. Oui, neuroprotecteur. Assurez-vous de prendre ce médicament au coucher et de le prendre avec la coenzyme Q10. Les dosages de rosuvastatine varient en fonction des niveaux de vos marqueurs sanguins, parlez-en à votre médecin.

  • 3.9. Gluconate de zinc. Les avantages du gluconate de zinc sont multiples. Les résultats de l’étude que Riku et moi-même avons présentés ici dans ce même forum (www.als.net), ont montré des niveaux élevés de cuivre libre chez presque tous les malades qui ont participé à notre étude. Le gluconate de zinc abaisse les niveaux de cuivre libre. En outre, l’un des principaux avantages signalés était le ralentissement et/ou l’arrêt du déclin de la capacité vitale forcée (CVF) chez certains malades. Donc, ce supplément à essayer et à inclure sur votre liste. Je suggère de prendre 50-100 mg (en fonction de votre niveau de cuivre libre lors des tests). À prendre avant les repas.

  • 3.10. Vitamines D3 et K2 avec supplément d’iode de mer. Les avantages de la vitamine D3 sont de plus en plus répandus. Beaucoup de malades sont déficients en D3, donc un supplément très important (surtout si déficient). Il y a trop d’avantages pour tous les énumérer. Il est pratiquement impossible d’obtenir suffisamment de vitamine D et de vitamine K à partir de sources alimentaires, ce qui est d’autant plus important.

  • 3.11. Méthylcobalamine. C’est l'une des formes actives de vitamine B12

  • 3.12. Glutathion, Cystéine et vitamine C Ceci nécessite une longue explication pour chacun d’eux, mais il est important de le savoir. Le glutathion est une molécule peptidique synthétisée dans le corps à partir des trois acides aminés acide L-glutamique, L-cystéine et glycine. Le glutathion est l’un des antioxydants les plus importants et les plus puissants du corps, contribuant à la détoxification des xénobiotiques. Une des principales fonctions de la vitamine C est de maintenir le glutathion sous sa forme réduite afin de pouvoir continuer à produire des effets d’extinction des radicaux libres. La L-cystéine est un acide aminé conditionnellement essentiel, l’un des trois seuls acides aminés soufrés, les autres étant la taurine (qui peut être produite à partir de L-cystéine) et la L-méthionine (à partir de laquelle la L-cystéine peut être produite dans le corps). par un processus en plusieurs étapes). La cystéine joue un rôle dans le cycle de sulfatation, jouant le rôle de donneur de soufre dans la détoxification en phase II et de donneur de méthyle dans la conversion de l’homocystéine en méthionine. La cystéine aide également à synthétiser le glutathion, le plus important antioxydant intracellulaire du corps et un détoxifiant vital. La vitamine C, ou acide ascorbique, est une substance blanche, cristalline et hydrosoluble présente dans les agrumes. En tant qu’antioxydant, la vitamine C élimine les radicaux libres dans l’organisme et protège les tissus du stress oxydatif. La vitamine C favorise également l’absorption du fer, tout en inhibant son oxydation. La vitamine C est un cofacteur essentiel à la formation du collagène, le tissu conjonctif La vitamine C est un cofacteur essentiel à la formation du collagène, le tissu conjonctif qui soutient les parois artérielles, la peau, les os et les dents. Donc là vous l’avez. À prendre suivant les indications de votre docteur.

  • 3.13. Ubiquinone (coenzyme Q10) avec supplément de d-limonène. La coenzyme Q10 est un composant essentiel de la fonction mitochondriale saine. De plus, si vous prenez une statine, il est indispensable de la prendre avec votre statine. Le d-limonène est un composé naturel de l’huile d’orange qui disperse et décompose les particules de coenzyme Q10, ce qui réduit leur taille et rend la coenzyme Q10 plus absorbable par l’organisme. Prendre avec un repas ou selon les directives.

  • 3.14. Citrate de magnésium. En tant qu’antagoniste du glutamate et agoniste du GABA, le citrate de magnésium retient également l’eau dans l’intestin, ramollissant les selles et induisant l’envie de déféquer. C’est un assez bon traitement pour la constipation. Il a également été prouvé qu’il réduisait les crampes musculaires. (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.15. Enzymes digestives. Contribue grandement à la décomposition des aliments afin de préserver votre énergie (un impératif de la SLA). Je prends la marque Enzymedica qui contient également des probiotiques comme avantage supplémentaire. A prendre suivant lesindications de votre docteur. Les carences en enzymes peuvent résulter d’une combinaison d’âge, de régime alimentaire et de mode de vie. Ces carences peuvent entraîner divers désagréments digestifs, dont des gaz occasionnels, des ballonnements, des irrégularités et une indigestion. Les probiotiques apportent un soutien digestif supplémentaire en stimulant la production d’enzymes et en favorisant la régularité.

  • 3.16. La chlorite de sodium Inclure ce produit dans cette liste est très discutable, mais cela a marché pour quelques personnes. Cela vaut la peine d’essayer si vous êtes prêt à tenter votre chance. Soyez prudent avec le dosage.


4. Espoirs de thérapies futures.

12 médicaments et traitements à surveiller ou à utiliser lors d’un essai clinique

Nurown - https://alsnewstoday.com/nurown/

QurAlis - https://alsnewstoday.com/2019/01/09/enclear-developer-device-slow-als-spins-out-of-quralis/

Cu-ATSM - https://alsnewstoday.com/2019/01/10/cuatsm-may-slow-als-progression-improve-cognition-respiration-phase-1-trial/

Telbivudine - https://www.sciencedaily.com/releases/2018/12/181218123120.htm

AT-1501 - https://alsnewstoday.com/2018/12/03/first-human-trial-als-treatment-candidate-at-1501-begins-dosing/

Radicava - https://alsnewstoday.com/approved-treatments/

Gene Therapy - https://www.biospace.com/article/possible-cure-for-lou-gehrig-s-disease/

Ibudilast With Riluzole - https://alsnewstoday.com/2018/07/11/phase-2-als-trial-shows-ibudilast-rilutek-improves-function/

AstroRx - https://alsnewstoday.com/2018/06/11/als-trial-recruiting-test-astrorx-potential-stem-cell-therapy/

Treg Cell Therapy - https://alsnewstoday.com/2018/06/07/study-reveals-potential-treg-immune-cells-slow-als-progression/

Masitinib With Riluzole - https://alsnewstoday.com/2018/05/30/ab-science-not-pursuing-ema-reexamination-marketing-approval-masitinib-als-treatment/

Neural Stem Stell Transplant - https://alsnewstoday.com/2018/05/08/neural-stem-cell-transplants-als-patients-may-improve-survival-function/

Que désigne-t-on par cancer?

Le cancer est un nom générique d’un groupe de maladies qui implique qu’une croissance tissulaire anormale, la tumeur maligne, s’est développée. Celle-ci a le potentiel d’envahir et de se propager à d’autres parties du corps. Plus de 100 types de cancers affectent les humains. Ces maladies contrastent avec les tumeurs bénignes, qui ne s’étendent pas à d’autres parties du corps. Un néoplasme ou une tumeur est un groupe de cellules qui ont subi une croissance non régulée et forment souvent une masse compacte dans un tissu et forment des métastases. Cependant il faut être conscient que les adultes véhiculent de nombreuses cellules cancéreuses, sans que cela n’implique un problème de santé, car le système immunitaire empêche ces cellules de s’agglomérer en une tumeur.

Une maladie qui fait peur

Bien que ce ne soit pas l’affection la plus fatale (c’est l’insuffisance cardiaque), c’est certainement une affection qui véhicule beaucoup de peurs et de fantasmes (avec le SIDA), comme «la maladie dont on ne guérit pas» et «la maladie qui ronge de l’intérieur». Même aujourd’hui le corps médical continue à utiliser le terme «malin» qui renvoie à quelque chose associé au Diable. Pendant longtemps il était malséant de nommer cette maladie, ce qui subsiste encore dans la formule «il est décédé d’une longue maladie», et même les médecins hésitaient à formuler leur diagnostic. C’est aussi une maladie dont on rejette souvent la responsabilité sur celui qui en souffre, non seulement à cause des «conduites à risques» mais parce qu’on laisse penser qu’il faut se «battre» pour en guérir.

Causes des cancers

Une part de ces cancers sont imputables à la consommation de drogues comme l’alcool, à un surpoids ou encore à l’inhalation de goudrons dû à l’usage de la cigarette ou bien à la pollution. 15% des cancers sont dus à des infections telles qu’Helicobacter pylori, l’hépatite B, l’hépatite C, l’infection par le papillomavirus humain, le virus d’Epstein-Barr et le virus de l’immunodéficience humaine. Environ 5 à 10% des cancers sont dus à des anomalies génétiques héréditaires des parents d’une personne. Un certain nombre de maladies chroniques liées à une inflammation persistante peuvent évoluer en cancer. L’âge est aussi un facteur de risque important.

Gestion de la maladie

Le cancer peut être détecté par certains signes et symptômes ou tests de dépistage. Il est ensuite généralement étudié plus en profondeur par imagerie médicale et confirmé par biopsie.La détection précoce par le dépistage préventif est utile pour le cancer cervical et colorectal. Les avantages du dépistage du cancer du sein sont controversés. Le cancer est souvent traité avec une combinaison de radiothérapie, de chirurgie, de chimiothérapie et de thérapie ciblée. La gestion de la douleur et des symptômes est une partie importante des soins. Les soins palliatifs sont particulièrement importants chez les personnes atteintes d’une maladie avancée.

Les chances de survie dépendent du type de cancer et de l’étendue de la maladie au début du traitement. Chez les enfants de moins de 15 ans, le taux de survie à cinq ans dans le monde développé est en moyenne de 80%. Pour un adulte, le taux moyen de survie à cinq ans est de 66%.Contrairement à beaucoup de maladies, il est très fréquent d’avoir des rechutes, due soit au développement d’une résistance au médicament utilisé, soit à un diagnostic de rémission trop optimiste, soit à une métastase. Les types de cancer les plus communs chez les hommes sont le cancer du poumon, le cancer de la prostate, le cancer colorectal et le cancer de l’estomac.Chez les femmes, les types les plus courants sont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du poumon et le cancer du col de l’utérus.Si le cancer de la peau autre que le mélanome était inclus dans les statistiques des nouveaux cancers, il représenterait environ 40% des cas de cancer.Mais pour des raisons obscures, le mélanome en est exclu!

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Foire aux questions

Grossesse et cancer

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Etre enceinte et avoir un cancer

Le cancer touche environ une femme enceinte sur 1 000. Les cancers les plus fréquents pendant la grossesse sont les mêmes que les cancers les plus fréquents chez les femmes non enceintes en âge de procréer: cancer du sein, cancer du col utérin, leucémie, lymphome, mélanome, cancer de l’ovaire et cancer colorectal.

Diagnostic

Diagnostiquer un nouveau cancer chez une femme enceinte est difficile, en partie parce que les symptômes sont généralement considérés comme un inconfort normal associé à la grossesse. En conséquence, le cancer est généralement découvert à un stade un peu plus tardif que la moyenne. Certaines procédures d’imagerie, telles que les IRM (imagerie par résonance magnétique), les tomodensitomètres, les échographies et les mammographies avec blindage fœtal sont considérés comme sûrs pendant la grossesse; d’autres, comme les TEP, ne le sont pas.

Traitement

Le traitement est généralement le même que pour les femmes non enceintes. Cependant, les radiations et les médicaments radioactifs sont normalement évités pendant la grossesse. Dans certains cas, des traitements sont reportés jusqu’à la fin de la grossesse si le cancer est diagnostiqué tard dans la grossesse. Les accouchements anticipés sont souvent utilisés pour faire progresser le début du traitement. La chirurgie est généralement sans danger, mais les chirurgies pelviennes au cours du premier trimestre peuvent causer une fausse couche. Certains traitements, en particulier certains médicaments de chimiothérapie administrés au cours du premier trimestre, augmentent le risque de malformations congénitales et d’avortements spontanés.

Conséquences sur la grossesse

Dans quelques cas, tels que le cancer de l’utérus avancé, la grossesse ne peut pas être poursuivie et dans d’autres, la patiente peut mettre fin à la grossesse afin de pouvoir entreprendre une chimiothérapie agressive.

Certains traitements peuvent interférer avec la capacité de la mère à accoucher par voie vaginale ou à allaiter. Le cancer du col utérin peut nécessiter une naissance par césarienne. La radiothérapie du sein vers le sein réduit la capacité de ce sein à produire du lait. En outre, lorsque la chimiothérapie est administrée après la naissance, de nombreux médicaments apparaissent dans le lait maternel, ce qui pourrait nuire au bébé.

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Foire aux questions

Peurs et préjugés

Bien que de nombreuses maladies (comme l’insuffisance cardiaque) puissent avoir un pronostic pire que la plupart des cas de cancer, le cancer fait l’objet de craintes et de tabous généralisés. L’euphémisme «décédé après une longue maladie» est encore couramment utilisé, reflétant une forme de stigmatisation qui empêche de dire le nom de la maladie. Au Nigéria, le nom local pour le cancer se traduit en français comme "la maladie qui ne peut pas être guérie". Cette croyance profonde que le cancer est nécessairement une maladie difficile et généralement mortelle se reflète dans les systèmes choisis par la société pour compiler des statistiques sur le cancer: la forme la plus courante de cancers de la peau, le cancer-non-mélanome, représentent environ un tiers du cancer dans le monde entier, mais très peu de décès - il est pourtant exclu des statistiques sur le cancer, parce qu’il est facile à traiter et presque toujours guéri.

Information du malade

En général, la révélation du diagnostic est plus fréquente aujourd’hui qu’au 20ᵉ siècle. Les conceptions occidentales des droits des patients pour les personnes atteintes de cancer comprennent le devoir de divulguer pleinement la situation médicale à la personne et le droit de participer à la prise de décision partagée d’une manière qui respecte ses propres valeurs. Dans d’autres cultures, d’autres droits et valeurs sont préférés. Dans certaines parties de l’Afrique, un diagnostic est parfois posé tardivement, et avec circonspection, car le coût du traitement, même s’il est disponible, peut entraîner la faillite de la famille. En raison de ces facteurs, les prestataires de soins africains ont tendance à laisser les membres de la famille décider, quand et comment divulguer le diagnostic.
Les gens des pays asiatiques et sud-américains ont également tendance à préférer une approche de la divulgation plus lente et moins candide que celle préconisée aux États-Unis et en Europe de l’Ouest. Ils estiment parfois qu’il serait préférable de ne pas être informé du diagnostic de cancer.

Culpabilisation du malade

Aux États-Unis et dans d’autres cultures, le cancer est considéré comme une maladie qui doit être «combattue». Les métaphores militaires sont particulièrement courantes dans les descriptions des effets humains du cancer et elles soulignent à la fois l’état de santé du patient et la nécessité de prendre lui-même des mesures immédiates et décisives plutôt que de retarder, d’ignorer ou de dépendre entièrement des autres. Les métaphores militaires aident également à rationaliser les traitements radicaux et destructeurs
Dans les années 1970, un traitement alternatif du cancer relativement populaire aux États-Unis était une forme spécialisée de thérapie par la parole, fondée sur l’idée que le cancer était causé par une mauvaise attitude mentale. Les personnes avec une «personnalité propice au cancer» étaient réputés être déprimées, réprimées, se détestant et ayant peur d’exprimer leurs émotions. C’est ce désir subconscient d’être punis qui leur occasionnerait un cancer. Certains psychothérapeutes ont déclaré qu’un traitement visant à modifier les perspectives du patient sur la vie permettrait de guérir le cancer.

Le terrorisme de la pensée positive

Entre autres effets, cette croyance a permis à la société de blâmer les victimes pour avoir occasionné le cancer (en le désirant presque) ou parce que cela aurait empêché sa guérison (en ne devenant pas une personne suffisamment heureuse, positive et aimante). Elle a également augmenté l’anxiété des patients, car ceux-ci étaient induis à tort à penser que les émotions naturelles de tristesse, de colère ou de peur raccourcissaient leur vie. L’idée a été ridiculisée par Susan Sontag, qui a publié « Illness » comme métaphore alors qu’elle récupérait de son traitement contre le cancer du sein en 1978. Bien que l’idée originale soit maintenant considérée comme un non-sens, l’idée persiste en partie sous une forme très répandue, mais cependant incorrecte, que cultiver délibérément une habitude de pensée positive augmenterait la probabilité de survie à un cancer agressif. Cette notion est particulièrement répandue dans les associations et autres groupes centrés sur le cancer du sein.

L’hypothèse du monde juste

Une des raisons pour lesquelles les gens atteints de cancer sont blâmés ou stigmatisés, est appelée l’hypothèse du monde juste et consiste à imputer l’apparition du cancer aux actions ou attitudes du patient. Cela permet à ceux qui blâment ceux qui sont supposés avoir peu de qualités morales, de retrouver un sentiment de contrôle sur un monde qui apparaît hostile. Ceci est basé sur la croyance que le monde est fondamentalement juste et donc toute maladie dangereuse, comme le cancer, doit être un type de punition pour des mauvais choix, parce que dans un monde juste, les mauvaises choses ne peuvent pas arriver aux personnes bonnes.

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Foire aux questions

La prévention du cancer

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La prévention du cancer

La grande majorité des cas de cancer semble pouvoir être associés à des facteurs de risque environnementaux ou des modes de vie qu’il est envisageable de contrôler. Plus de 30% des décès par cancer pourraient être évités en évitant les facteurs de risque suivants: tabac, excès de poids/obésité, mauvaise alimentation, inactivité physique, alcool, infections sexuellement transmissibles et pollution de l’air. Bien sûr dans la vie réelle il n’est pas simple de quitter une addiction par un simple effort de volonté, ni de quitter l’endroit où on travaille, même s’il est pollué.

Certains psychologues pensent que ces préconisations reflètent une peur intime de leurs prescripteurs et que prétendre qu’il est possible de prendre le contrôle sur la maladie, permet au fond de se rassurer soi-même,

De plus toutes les causes environnementales ne sont pas contrôlables, comme le rayonnement de fond naturel et les cancers causés par des troubles génétiques héréditaires et ne peuvent donc être évités par un comportement personnel.

Diététique et cancer

Alors que de nombreuses recommandations diététiques ont été proposées pour réduire les risques de cancer, les preuves présentées pour appuyer ces recommandations ne semblent pas très convaincantes.

Par contre il semble bien assuré que les principaux facteurs alimentaires qui augmenteraient le risque sont l’obésité et la consommation d’alcool.

Médicaments

Les médicaments peuvent être utilisés pour prévenir le cancer dans certaines circonstances. En général :

  • Les AINS réduisent le risque de cancer colorectal ; Cependant, en raison des effets secondaires cardiovasculaires et gastro-intestinaux, ils causent des dommages globaux lorsqu’ils sont utilisés pour la prévention.

  • L’aspirine réduit le risque de décès par cancer d’environ 7%.

  • Les inhibiteurs de la COX-2 peuvent diminuer le taux de formation de polypes chez les personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale ; cependant, il est associé aux mêmes effets indésirables que les AINS.

  • L’utilisation quotidienne du tamoxifène ou du raloxifène réduit le risque de cancer du sein chez les femmes à risque élevé.

  • La supplémentation en vitamines ne semble pas efficace pour prévenir le cancer.

  • La supplémentation en bêta-carotène augmente les taux de cancer du poumon chez les personnes à risque élevé.

  • La supplémentation en acide folique n’est pas efficace pour prévenir le cancer du côlon et peut augmenter les polypes du côlon.

  • Il n’est pas clair si la supplémentation en sélénium a un effet.

Vaccination

Des vaccins ont été mis au point pour prévenir l’infection par certains virus cancérigènes. Le vaccin contre le virus du papillome humain (Gardasil et Cervarix) diminue le risque de développer un cancer du col de l’utérus. Le vaccin contre l’hépatite B prévient l’infection par le virus de l’hépatite B et diminue ainsi le risque de cancer du foie. L’administration des vaccins contre le virus du papillome humain et de l’hépatite B est recommandée.

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Foire aux questions

Dénomination des cancers

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Les cancers sont dénommés selon le type de cellules auquel ils ont été associées lors d’une analyse cytologique des cellules prélevées sur la tumeur. Ces types comprennent:

  • Carcinome : Cancers dérivés de cellules épithéliales. Ce groupe comprend plusieurs des cancers les plus communs et inclut presque tous les cancers du sein, de la prostate, du poumon, du pancréas et du côlon.

  • Sarcome : Cancers provenant du tissu conjonctif (os, cartilage, graisse, nerf), qui se développent chacun à partir de cellules provenant de cellules mésenchymateuses à l’extérieur de la moelle osseuse.

  • Lymphome et leucémie : Ces deux classes proviennent de cellules hématopoïétiques (hématopoïétiques) qui quittent la moelle et ont tendance à mûrir dans les ganglions lymphatiques et le sang, respectivement.

  • Tumeur des cellules germinales : Cancers dérivés de cellules pluripotentes, se présentant le plus souvent dans le testicule ou l’ovaire (séminome et dysgerminome, respectivement).

  • Blastome : Cancers dérivés de cellules "précurseures" immatures ou de tissus embryonnaires.

Les cancers sont généralement nommés en utilisant le terme -carcinome, -sarcome ou -blastome en tant que suffixe, avec le mot latin ou grec pour l’organe ou le tissu d’origine comme racine. Par exemple, les cancers du parenchyme hépatique provenant de cellules épithéliales malignes sont appelés hépatocarcinomes, tandis que les tumeurs primitives du foie sont appelées hépatocytes et les cancers des cellules graisseuses sont appelés liposarcomes. Pour certains cancers communs, le nom de l’organe est utilisé. Par exemple, le type le plus commun de cancer du sein est appelé carcinome canalaire du sein.

Les tumeurs bénignes (qui ne sont pas des cancers) sont nommées en utilisant -ome comme suffixe avec le nom de l’organe comme racine. Par exemple, une tumeur bénigne des cellules musculaires lisses est appelée un léiomyome (le nom commun de cette tumeur bénigne fréquente dans l’utérus est fibrome). Cependant, certains types de cancer utilisent le suffixe -nome, par exemple le mélanome et le séminome.

Certains types de cancer portent un nom relatif à la taille et la forme de leurs cellules telles que l’on peut les voir au microscope, par exemple le carcinome à cellules géantes, le carcinome à cellules fusiformes et le carcinome à petites cellules.

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Diagnostic et Dépistage

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Tests et diagnostic

La plupart des cancers sont initialement reconnus soit à cause de l’apparition de signes ou de symptômes, soit à travers le dépistage. Aucun de ces signes ou symptômes ne peut permettre un diagnostic définitif. Cela ne sera possible qu’avec l’examen d’un échantillon de tissu par un pathologiste.

Les personnes que le corps médical suspecte d’être malades du cancer, passent différents tests médicaux suivant le type de pathologie qui est suspectée et sa localisation. Ces tests comprennent généralement des tests sanguins, des radiographies, des tomodensitométries (de contraste) et une endoscopie.

Le diagnostic tissulaire de la biopsie indique le type de cellule qui y prolifère, son grade histologique, les anomalies génétiques et d’autres caractéristiques. Ces informations sont utiles pour évaluer le pronostic et choisir le meilleur traitement.

La cytogénétique et l’immunohistochimie sont d’autres types de tests tissulaires. Ces tests fournissent des informations sur les changements moléculaires (tels que les mutations, les gènes de fusion et les changements chromosomiques numériques) et peuvent donc également faciliter le pronostic et le meilleur traitement.

Quand dépister?

Contrairement à l’étape du diagnostic qui intervient parce qu’il y a différents symptômes médicaux qui alarment, le dépistage du cancer implique des efforts pour détecter le cancer après sa formation, mais avant que des symptômes visibles n’apparaissent.

Qui dépister?

Le dépistage n’est pas possible pour de nombreux types de cancers. Même lorsque les tests sont disponibles, ils peuvent ne pas être recommandés pour chacun. Le dépistage sélectif identifie les personnes à risque plus élevé, telles que les personnes ayant des antécédents familiaux. Plusieurs facteurs sont considérés pour déterminer si les avantages du dépistage l’emportent sur les risques et les coûts du dépistage. Ces facteurs comprennent:

  • Les inconvénients créés par le test de dépistage: par exemple, les images radiographiques impliquent une exposition à des rayonnements ionisants potentiellement dangereux pour un fœtus.

  • La probabilité que le test identifie correctement le cancer (fort taux de faux positifs pour certains marqueurs sanguins).

  • La probabilité que le cancer soit présent: Le dépistage n’est normalement pas utile pour les cancers rares.

  • Les inconvénients possibles de certaines procédures très invasives, y compris l’aspect anxiogène.

  • La disponibilité d’un traitement approprié. En effet si la détection précoce n’améliore pas la situation des malades, elle n’a que peu d’intérêt aussi bien à l’échelle épidémiologique qu’à l’échelle individuelle.

  • Si le taux de participation est faible: Si un test de dépistage est trop pénible (par exemple, extrêmement douloureux), alors les patients refuseront de participer.

Recommandations de dépistage

Il est fortement recommandé un dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes qui sont sexuellement actives au moins jusqu’à l’âge de 65 ans.

On recommande également un test de dépistage du cancer colorectal au moyen d’analyses de sang occulte dans les selles, d’une sigmoïdoscopie ou d’une coloscopie, à partir de l’âge de 50 ans jusqu’à l’âge de 75 ans.

Le dépistage systématique n’est pas recommandé pour le cancer de la vessie, le cancer du testicule, le cancer de l’ovaire, du pancréas, ou de la prostate.

Une mammographie est recommandée pour le dépistage du cancer du sein, tous les deux ans entre 50 et 74 ans. Une revue Cochrane de 2013 a cependant conclu que le dépistage du cancer du sein par mammographie n’avait aucun effet sur la réduction de la mortalité en raison d’un surdiagnostic et d’un sur-traitement.

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