Les médecins donnent à une métastase le même nom que le cancer d’origine. Ainsi, un cancer du sein qui se propage au foie, par exemple, est appelé «cancer du sein métastatique» et non pas « cancer du foie ».

C’est parce qu’historiquement on avait noté que les tissus métastatiques différaient des tissus normaux de l’organe où ils étaient localisés et que par contre ils évoquaient les tissus du cancer primaire, ce qui suggérait un lien entre les deux cancers.

Cependant, même si les tumeurs dans chacun de ces endroits proviennent du cancer du sein initial (qu’on appelle « primaire »), les métastases peuvent différer de la tumeur primaire au niveau moléculaire et génétique. C’est ce qu’on appelle l’hétérogénéité tumorale. De plus un certain nombre de patients ont des métastases sans qu’on puisse y associer une tumeur primaire. Dans ce cas, les médecins parlent d’une tumeur primaire « inconnue » ou « occulte ».

Les métastases aux os, au cerveau, au foie, aux ganglions lymphatiques et aux poumons sont courantes. Les cellules cancéreuses peuvent également métastaser dans la cavité pleurale (la muqueuse des poumons) ou dans la cavité abdominale. Cela peut entraîner une accumulation excessive de liquide dans ces zones (appelées épanchements pleuraux malins et ascites malignes). Les métastases minuscules multiples dans la cavité abdominale sont appelées carcinomatose péritonéale. Moins fréquemment, le cancer peut également se propager à la peau, aux muscles ou à d’autres organes du corps.

Certains cancers ont tendance à se propager à certaines parties du corps. Par exemple:

  • Le cancer du sein a tendance à se propager aux os, au foie, aux poumons, à la paroi thoracique et au cerveau.
  • Le cancer du poumon a tendance à se propager au cerveau, aux os, au foie et aux glandes surrénales.
  • Le cancer de la prostate a tendance à se propager aux os.
  • Les cancers du côlon et du rectum ont tendance à se propager au foie et aux poumons.

Les métastases se développent le plus souvent lorsque les cellules cancéreuses se détachent de la tumeur principale et pénètrent dans le sang ou le système lymphatique. Cela signifie que les cellules cancéreuses peuvent voyager loin de la tumeur d’origine et former de nouvelles tumeurs lorsqu’elles s’établissent et se développent dans une autre partie du corps.

Tout type de cancer peut métastaser (se propager), cela dépend de plusieurs facteurs. Ceux-ci sont:

  • Le type de cancer
  • Son degré d’agressivité (en croissance rapide)
  • Durée sans traitement
  • D’autres facteurs

Qu’est-ce que la métastase?

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La métastase est le terme médical qui désigne un cancer qui s’est propagé dans une partie du corps différente de son point de départ. Lorsque cela se produit, les médecins disent que le cancer s’est "métastasé". D’autres formules employées sont "cancer métastatique" ou "cancer avancé", mais le qualificatif "avancé" n’est pas très précis par exemple, un cancer «localement avancé» n’est pas la même maladie qu’un cancer métastatique. Un cancer «localement avancé» décrit un cancer qui s’est propagé aux tissus ou aux ganglions lymphatiques voisins, mais pas dans tout le corps.

Les cellules cancéreuses peuvent s’étendre aux ganglions lymphatiques proches de la tumeur primaire. On parle alors d’envahissement ganglionnaire, de ganglions envahis, ou de maladie régionale. La diffusion dont la localisation se limite aux ganglions lymphatiques régionaux près de la tumeur primaire n’est pas normalement comptée comme métastase, bien que cela entraîne souvent un pronostic moins positif.

Traitement curatif ou rémission

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On peut guérir de nombreux cancers en les traitant. Mais un cancer qu’on croyait avoir guéri peut quand même réapparaître des années plus tard.

C’est pourquoi certains médecins préfèrent dire que le cancer est en rémission. Cela signifie qu’il y a moins de signes et de symptômes de la maladie ou qu’ils ont complètement disparu.

Un cancer n'apparaît pas à la suite d'un évènement ponctuel, on pense qu'il faut plusieurs années d'expositions pour en développer. Si l'ensemble du corps, ou tout au moins une partie conséquente y a été exposée, il y a un risque que d'autres tumeurs apparaissent avec un certain retard.

C'est pour celà qu'il est impératif d'adopter une vie saine, ainsi que d'autres précautions, à la suite de la détection d'un premier cancer.

Le cancer réapparaît parfois après le traitement. C’est ce qu’on appelle une récidive.

Même s’il ne reste qu’une cellule cancéreuse dans le corps après le traitement, elle peut croître et se diviser pour former une nouvelle tumeur. Cette nouvelle tumeur peut se développer dans la région où le cancer a pris naissance, ou bien le cancer peut s’être propagé par le sang ou le système lymphatique jusqu’à une autre partie du corps, où il a formé une nouvelle tumeur.

C’est pourquoi les médecins administrent parfois un autre traitement juste après le premier, comme une chimiothérapie à la suite d’une chirurgie. C’est ce qu’on appelle un traitement adjuvant. Le but du traitement adjuvant est d’aider à prévenir la réapparition du cancer au cas où quelques cellules cancéreuses soient encore présentes dans le corps.

Dans certains cas, le traitement peut cesser d’être efficace, c’est-à-dire devenir résistant, alors les cellules cancéreuses ne sont plus détruites. Donc, un cancer qui diminuait de taille ou qui avait disparu peut recommencer à se développer et devenir plus gros. Cela risque de se produire quand les gènes à l’intérieur des cellules cancéreuses subissent une mutation. Certaines mutations génétiques rendent les cellules cancéreuses résistantes à la chimiothérapie et à d’autres traitements médicamenteux. Si votre cancer devient résistant à un traitement, votre médecin pourrait vous proposer d’en essayer un autre.

Le parcours vers un diagnostic commence souvent lorsqu’une personne rend visite à un médecin à propos d’un symptôme inhabituel, mais pas forcément inquiétant. Le médecin discutera avec la personne de ses antécédents médicaux et de ses symptômes. Ensuite, le médecin prescrira des tests pour déterminer la cause de ces symptômes.

Mais beaucoup de personnes atteintes de cancer ne présentent aucun symptôme. Pour ces personnes, le cancer est diagnostiqué lors d’un test médical qui sera effectué pour détecter un autre problème ou une autre maladie.

Parfois, un médecin diagnostiquera un cancer après un test de dépistage périodique du cancer chez une personne par ailleurs en bonne santé. Des exemples de tests de dépistage comprennent la coloscopie, la mammographie et un test de Pap. Il est toujours nécessaire de procéder à des tests supplémentaires pour confirmer ou infirmer les résultats d’un test de dépistage.

Pour la plupart des cancers, la biopsie est le seul moyen de poser un diagnostic précis. Une biopsie consiste à prélever une petite quantité de tissu pour une étude ultérieure.

Lorsqu’une tumeur cancéreuse se développe, le système sanguin ou lymphatique peut transporter des cellules cancéreuses vers d’autres parties du corps. Au cours de ce processus, appelé métastase, les cellules cancéreuses se développent et peuvent se développer en de nouvelles tumeurs.

Un des premiers endroits où le cancer se propage souvent est aux ganglions lymphatiques. Les ganglions lymphatiques sont de minuscules organes en forme de haricot qui aident à combattre les infections. Ils se trouvent en grappes dans différentes parties du corps, telles que le cou, les aines et sous les bras.

Le cancer peut également se propager dans le sang à des parties éloignées du corps. Ces parties peuvent inclure les os, le foie, les poumons ou le cerveau. Même si le cancer se propage, il porte toujours le nom de la région où il a commencé. Par exemple, si le cancer du sein se propage aux poumons, il s’agit d’un cancer du sein métastatique et non d’un cancer du poumon.

Types de statistiques de survie

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Les médecins qui font de la recherche, évaluent la survie pour un type de cancer, un stade ou une catégorie de risque particulier.

N’oubliez pas que les statistiques de survie au cancer ne sont que des estimations très générales qui se basent sur un grand nombre de personnes atteintes de cancer. La survie variera grandement selon le type de cancer et son stade.

Il faut aussi se rappeler que les statistiques sont fondées sur les chiffres établis plusieurs années (et parfois quelques dizaines d'années) auparavant et qu’elles pourraient ne pas refléter les progrès récents effectués en matière de traitement de certains cancers. Elles pourraient aussi ne pas prendre en considération, différentes réactions au traitement, d’autres maladies ou des décès attribuables à autre chose que le cancer.

Bien que les statistiques sur le cancer puissent vous donner une idée générale, elles ne permettent pas de prévoir exactement ce qui vous arrivera. Demandez à votre médecin quel type de taux de survie il utilise et comment il s’applique à votre cas.

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. La plupart des statistiques font toutefois référence à une période de temps spécifique, habituellement 5 ans, mais parfois aussi 1, 3 ou 10 ans.

Survie nette

La survie nette représente la probabilité de survivre au cancer en l’absence d’autres causes de décès. Elle permet d’estimer le pourcentage de personnes qui survivront à leur cancer. La survie nette permet donc de faire le suivi de la survie avec le temps et de comparer la survie entre les populations.

Une survie nette après 5 ans de 50 %, par exemple, signifie qu’en moyenne, environ 50 % des personnes survivront à leur cancer pendant au moins 5 ans.

Survie observée

La survie observée correspond au pourcentage de personnes atteintes d'un type particulier de cancer qui vivent encore à un moment spécifique après avoir reçu leur diagnostic. Comme la survie observée ne tient pas compte de la cause du décès, les personnes qui ne sont plus en vie 5 ans après leur diagnostic peuvent être décédées du cancer ou d’une autre cause.

Une survie observée de 70 % après 5 ans, par exemple, signifie qu’une personne a, en moyenne, 7 chances sur 10 d’être encore en vie 5 ans après avoir reçu son diagnostic.

Survie relative

La survie relative compare la survie chez un groupe de personnes atteintes de cancer à la survie prévue pour un groupe de personnes dans la population générale qui présentent les mêmes caractéristiques que les personnes atteintes de cancer, comme l’âge, le sexe et le lieu de résidence. L’idéal serait que le groupe de personnes dans la population générale ne comprenne pas de personnes atteintes de cancer, mais cette estimation peut être difficile à obtenir. C’est pourquoi la survie relative peut à l’occasion être surestimée.

Contrairement à la survie observée, qui prend en considération toutes les causes de décès, la survie relative évalue seulement la survie au cancer.

Une survie relative après 5 ans de 63 %, par exemple, signifie qu’une personne ayant reçu un diagnostic de cancer aurait, en moyenne, 63 % de chances de vivre au moins 5 ans à la suite de son diagnostic comparativement aux personnes qui font partie de la population générale. Il est possible qu'on obtienne des estimations sur la survie relative supérieures à 100 %. Cela signifie que la survie observée chez les personnes atteintes de cancer est meilleure que celle prévue chez la population générale.

Survie médiane

La survie médiane correspond à la période de temps qui suit le diagnostic ou le début du traitement au bout de laquelle la moitié des personnes atteintes de cancer seront encore en vie. En d’autres mots, on s’attend à ce que la moitié des gens parvienne à la survie médiane ou la dépasse alors que ce ne sera pas le cas pour l’autre moitié.

Si, par exemple, 50 % des personnes atteintes de cancer vivent encore 12 mois après avoir reçu leur diagnostic, la survie médiane est alors de 12 mois.

Autres types de statistiques de survie

Il existe d’autres types de statistiques de survie qui sont employées plus souvent par les chercheurs qui consignent les résultats d’essais cliniques portant sur les nouveaux traitements du cancer. On parle entre autres de la survie sans récidive et de la survie sans évolution.

Pronostic et survie

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De nombreuses personnes veulent connaître leurs chances de survie après avoir reçu un diagnostic de cancer. Votre médecin est la meilleure personne à qui le demander. Le pronostic est l’acte par lequel votre médecin évalue le mieux comment le cancer vous affectera et comment il réagira au traitement.

On a recours aux facteurs pronostiques et aux facteurs prédictifs pour aider à élaborer le plan de traitement et prévoir l’issue.

  • Le facteur pronostique est une caractéristique du cancer, comme la taille de la tumeur, ou de la personne, comme son âge, qui risque d’affecter l’issue.
  • Le facteur prédictif peut aider à prévoir si un cancer réagira à un traitement spécifique. Certains médicaments ne sont efficaces que si des molécules, comme des protéines, sont présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses.

Votre médecin prendra également en considération les statistiques de survie relatives à votre type de cancer. Seul un médecin qui connaît bien tous ces facteurs peut examiner les données pour en arriver à un pronostic. Demandez à votre médecin quels facteurs affectent votre pronostic et ce que cela signifie pour vous. Mais rappelez-vous que le pronostic peut changer avec le temps puisque le cancer ne se comporte pas toujours de la manière à laquelle on s’y attend.

En général, plus on détecte et on traite le cancer à un stade précoce, meilleur est le pronostic.

Facteurs pronostiques

Les facteurs pronostiques favorables peuvent avoir un effet positif sur l’issue. Les facteurs pronostiques défavorables peuvent avoir un effet négatif sur l’issue.

Certains facteurs pronostiques importants sont liés au cancer :

  • type de cancer
  • sous-type de cancer en fonction du type de cellules ou de tissu (histologie)
  • taille de la tumeur
  • jusqu’où le cancer s’est propagé et dans quelles parties du corps (stade)
  • rapidité à laquelle les cellules cancéreuses se développent (grade)

Ces facteurs pronostiques importants se rapportent à la personne ayant reçu un diagnostic de cancer :

  • âge et sexe
  • problèmes de santé et état de santé global
  • capacité d’effectuer ses tâches quotidiennes comme répondre à ses besoins physiques (indice fonctionnel)
  • perte de poids, et raison de cette perte de poids
  • capacité d’adaptation aux effets secondaires du traitement réaction au traitement

Facteurs prédictifs

Les facteurs prédictifs importants sont entre autres certains types de marqueurs tumoraux, d'autres biomarqueurs ou des mutations génétiques.

Certains traitements ne sont efficaces que si vous avez un marqueur ou une mutation génétique spécifique. Cela peut aider votre médecin à planifier le meilleur traitement pour vous.

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