Ce guide s’adresse à des personnes ayant été diagnostiquées de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA).

Qu'est ce que la SLA?

Cette maladie était anciennement appelée "maladie de Charcot" en France et maladie de "Lou Gehrig" aux USA. Le Royaume-uni a une approche plus intéressante, ils utilisent le terme "Motor Neuron Disease" ce qui englobe différentes pathologies très proches de la SLA comme l’amyotrophie spinale (SMA).

La SLA elle-même peut-être décomposées en trois formes:

  • Une forme dite « spinale », atteignant les membres en premier ;
  • Une forme dite « bulbaire » déglutition, parole.
  • Des formes dites «« périphériques » qui sont surtout décrites dans le monde Anglo-Saxon.

On distingue aussi les formes familiales et sporadiques. Les personnes ayant la mutation SOD1 (la première ayant été découverte) constituent malgré tout un cas à part, dont les mécanismes d’action ne sont pas bien compris. Malgré tout il existe des thérapies expérimentales pour cette maladie (voir institut de myologie).

Les autres formes sont à 95% des protéinopathies dont celle due à une localisation et une agrégation anormale de la TDP-43 dans le cytoplasme. Il est probable qu’il y aura des traitements pour ces formes dans les prochaines années car un traitement similaire a déjà été commercialisé pour la SMA.

L’aménagement de votre lieu de vie

L’aménagement de votre lieu de vie et votre qualité de vie en général sont très importants dans le cadre de la SLA. Avoir accès à des médicaments anti-douleurs et des anxiolytiques est aussi très important. Mais votre entourage et parfois aussi le personnel péri-médical, peuvent être un frein à l’aménagement de votre lieu de vie, car personne ne peut dire sereinement à un patient que sa santé va se dégrader très vite.

Un petit mot sur la survie à long terme : En fait c’est déterminé essentiellement par l’acceptation d’une assistance respiratoire (CVF), d’une alimentation par tube et aussi par l’utilisation d’un dispositif d’interaction visuelle pour communiquer, y compris sur Internet. Communiquer est ce qui fait de nous des êtres humains.

Les propositions de Jason

Le texte ci-dessous a été élaboré par un malade de la SLA nommée Jason sur le forum ALS.net. Jason n’est pas médecin, mais il a une approche rationnelle, il demande à ce qu’il propose soit utilisé exclusivement sous le contrôle des médecins.

Il insiste notamment sur la nécessité à faire des analyses de sang approfondies et corriger toutes les anomalies. Il y a deux bases théoriques sur lesquelles il s’appuie: L’hypothèse de l’exitoxicité, hypothèse ancienne et toujours valide et une autre hypothèse mineure mais récurrente et qui existe aussi pour Alzheimer : Celle d’un pathogène d’origine fongique.

Par ailleurs si l’accent dans la recherche sur la SLA, est mis sur la mort des moto-neurones, il n’est toujours pas clair si c’est une cause originelle ou une conséquence d’un autre phénomène. La perte massive de cellules musculaires est pourtant une caractéristique majeure de la SLA. Peut-être que l’échec des plusieurs dizaines d’essais cliniques de la SLA tient à cette focalisation sur la mort des moto-neurones. Quoi qu’il en soit soignez vos muscles avec de la dexaméthasone ou des produits similaires !

Modification de la liste de Jason

J’ai simplifié la liste de Jason pour ne retenir que les détails pratiques et aussi les suppléments qui ne me semblent pas dangereux, mais je ne suis pas médecin ni scientifique. Demander son avis à votre médecin ! J’ai aussi enlevé les éléments appartenant à un contexte spécifiquement US (medicare, etc) et substitué des éléments français équivalents (mutuelles). Parfois j’ai rajouté des phrases en le signalant.

Il y a un cas notable dans ma sélection, celle de la chlorite de sodium. Il y a une dizaine d’année les membres du forum ont cherché à reproduire un médicament (NP001) dont l’essai clinique avait été concluant mais qui n’a jamais été commercialisé. https://clinicaltrials.gov/ct2/results?cond=Amyotrophic+Lateral+Sclerosis&term=NP001

Sur le forum, peu de malades disent avoir réellement bénéficié du substitut, mais je l’ai inclus malgré tout dans la liste. Les autres médicaments sont communs (rhume des foins et autres applications).

Jean-Pierre Le Rouzic Ingénieur R&D, retraité de France Telecom [email protected]

Place maintenant au texte de Jason:


Bonjour. J’ai créé ce "Petit Guide sur la SLA" pour essayer de condenser toutes les informations pratiques sur la SLA en un seul document. Je le mettrai à jour périodiquement. S’il vous plaît, corrigez les anomalies que vous pouvez trouver ou faites moi une suggestion en m’envoyant un MP. Merci pour votre temps et j’espère que vous obtiendrez ce dont vous avez besoin pour améliorer la qualité de vie et prolonger votre survie. Jason

1. Conseils pratiques sur la SLA

Les éléments suivants ne sont pas classés dans un ordre particulier. Il s’agit simplement de suggestions aux malades, mais bien sûr les besoins sont différents pour les malades à un stade précoce, de ceux qui sont à un stade intermédiaire ou encore à un stade avancé.

  • 1.1. Achetez une camionnette accessible pour handicapé, neuve ou usagée, pour votre transport (vous pouvez également faire convertir une camionnette existante). Ceci est important si vous voulez pouvoir sortir de chez vous.

  • 1.2. Aménagez votre maison. Installez des rampes de porte à l’extérieur, élargissez les portes intérieures à plus de 80 cm pour permettre le passage d’un fauteuil roulant, apportez les modifications appropriées à la salle de bain et envisagez un ascenseur électrique pour le transfert du lit au fauteuil roulant ou même, si possible de la salle de bain au lit.

  • 1.3. Demandez à votre mutuelle de vous payer le fauteuil roulant le mieux équipé pour votre confort et votre mobilité à long terme. Il vous sera en effet difficile de vous en faire payer un deuxième quand la maladie aura évolué. (note JPLR : Vous devrez être alité une partie de la journée dans peu de temps, donc votre fauteuil doit permettre ce type de repos y compris en situation de mobilité (visite médicale, etc), ce qui implique un réaménagement des meubles)

  • 1.4. Enregistrez votre voix en prononçant les mots les plus communs, cela vous permettra plus tard de les ré-utiliser pour communiquer en utilisant votre propre voix.

  • 1.5. Envisagez d’obtenir le système DynaVox Eyemax ou similaire pour ne pas vous isoler en terme de communication et rester impuissant même face à un rayon de soleil inconfortable (il peut contrôler l’Internet, les lumières, les ventilateurs de plafond, le lit, la télévision, la chaîne stéréo, votre porte, etc.). C’est assez incroyable.

  • 1.6. Pensez à obtenir le lit d’hôpital le plus agréable auquel votre mutuelle vous permettra d’accéder. Obtenez-en un avec un matelas confortable qui se gonfle et vibre automatiquement pour votre confort et pour prévenir les escarres. (Note JPLR : Voir par exemple « Lit médicalisé rotatif Rotoflex Basic »).

  • 1.7. Utilisez un sauna infrarouge pendant 20 minutes par jour trois fois par semaine. Cela augmente la fréquence cardiaque, améliore la circulation et aide à éliminer les toxines.

  • 1.8. Évitez toute exposition supplémentaire aux métaux lourds, produits chimiques et/ou autres toxines de toutes sortes. (Note de JPLR: les insecticides sont conçus pour attaquer le système nerveux des insectes....)

  • 1.9. Essayez de réduire votre niveau de stress. Il existe de nombreuses façons d’y parvenir, mais le stress peut jouer un rôle énorme dans le taux de progression. Le rire peut améliorer votre humeur et votre qualité de vie.

  • 1.10. Prenez le temps de vous détendre et de penser à des pensées agréables tout en écoutant de la musique relaxante (pluie, orages, ASMR, etc.). Cela ressemble à de la méditation, c’est juste un moyen plus facile d’y accéder. Cela réduit le stress, ce qui peut jouer un rôle énorme dans la progression.

  • 1.11. Obtenez une assistance psychologique pour faire face aux émotions que vous ressentez lorsque vous êtes diagnostiqué avec une maladie comme la SLA.

  • 1.12. Ne pas fumer ou boire. Je pense que ceci est une évidence. Je ne suis toujours pas convaincu que la bière soit un neuroprotecteur comme l’affirme certains.

  • 1.13. Essayez de prendre de grandes respirations et d’expirer le plus durement possible afin d’oxygéner les tissus et d’éliminer toute accumulation de dioxyde de carbone. En outre, cela maintient en forme les poumons et le diaphragme plus longtemps.

  • 1.14. Tant que cela est possible, déplacer vous tout au long de la journée et du processus de la maladie. Garder les muscles légèrement actifs devrait augmenter leur force et prolonge leur utilisation.

  • 1.15. Lorsque le moment vient et que vos muscles s’affaiblissent trop, essayez d’utiliser des attelles (pour le cou, les mains, les poignets, les chevilles, les pieds, etc.) pour les soutenir et conserver leur force.

  • 1.16. Si vous avez des difficultés à avaler, consultez un orthophoniste pour lui demander comment vous aider à avaler plus efficacement. (note de JPLR: Si l’orthophoniste vous propose d’utiliser un livret papier pour communiquer, expliquez gentiment que ce n’est pas approprié à l’évolution rapide de la maladie, le seul système utile c’est un système informatique visuel qui sans contact, Windows et Android en proposent.)


2. Soins à planifier.

Si vous envisagez de choisir de vivre avec une ventilation permanente et/ou de devenir immobile, les points suivants sont importants à considérer/à retenir.**

  • 2.1. Vous aurez besoin d’aide pour l’aspiration de la trachée et le soin des plaies, les traitements contre la toux, l’alimentation en sonde percutanée et le soin spécifique à ce type de plaies (en supposant que vous ayez besoin d’un tube PEG), un approvisionnement de qualité et une maintenance des machines, des contrôles fréquents de signes vitaux et corporels. En particulier parmi ces signes : changements oculaires, changements cutanés, baisse de la teneur en oxygène, changements de la température corporelle et/ou de tout autre signe d’infection. Traitez tous les signes d’infection immédiatement.

  • 2.2. Vous aurez besoin d’exercices d’étirement, d’exercices d’amplitude articulaire et de massage doux thérapeutiques pour prévenir les contractures.

  • 2.3. Vous aurez besoin d’aide pour aller aux toilettes (ou des appareils appropriés à l’utilisation dans un lit, si vous le souhaitez).

  • 2.4. Vous aurez besoin d’aide pour vous raser (pour tout ce qui doit être rasé).

  • 2.5. Vous aurez besoin d’aide pour les soins bucco-dentaires.

  • 2.6. Vous aurez besoin d’aide pour vous baigner et/ou vous doucher.

  • 2.7. Vous aurez besoin d’aide pour appliquer vos crèmes, lotions et produits de beauté le cas échéant.

  • 2.8. Vous aurez besoin d’aide pour vous habiller et vous déshabiller.

  • 2.9. Vous aurez besoin d’aide pour vous positionner votre lit (à moins que vous n’ayez un lit qui vous soit télécommandable via le système visuel pour éviter les plaies).

  • 2.10. Vous aurez besoin d’aide pour les coupures d’ongles hebdomadaires.

  • 2.11. Vous aurez besoin d’aide pour les coupes de cheveux et les sourcils/nez quand nécessaires.

  • 2.12. Vous aurez besoin d’aide pour organiser des rendez-vous chez le médecin et/ou des prises de sang (à la maison si possible).

  • 2.13. Vous aurez besoin de détartrer vos dents tous les six mois à un an (à domicile si possible).

  • 2.14. Vous aurez besoin d’une élimination annuelle de la cire d’oreille si vous accumulez du cérumen (à la maison si possible).

  • 2.15. Vous aurez besoin d’un examen annuel de la vue (à domicile si possible).

  • 2.16. Pour éviter les complications et les maladies, si vous êtes presque ou totalement immobile dans une chambre ou une autre pièce, placez un appareil de désinfection des mains sur le mur et faites-le utiliser par toutes les personnes qui entrent et qui sortent. Assurez-vous d’obtenir un vaccin annuel contre la grippe au début d’octobre. Encore une fois, les changements cutanés et oculaires, une température, les baisses de niveau d’oxymétrie ou du pouls, qui sont mesurés au bout d’un doigt, peuvent indiquer un problème de santé. Assurez-vous que toute nouvelle infection soit traitée immédiatement et de manière agressive. Pour vous aider à prévenir la formation de caillots sanguins, assurez-vous de prendre de l’aspirine chaque nuit et éventuellement utilisez des bas de compression. Vous pouvez prévenir les plaies et escarres dues au manque de mobilité, en reconnaissant l’apparition des douleurs anormales dans certaines zones, de nouvelles démangeaisons ou rougeurs sur la peau, lors d’un bain régulier et lors des retournements au lit (ou si le lit en est capable : en vous faisant tourner automatiquement ).


3. Des pistes concernant des suppléments

Nous ne connaissons pas les véritables mécanismes de la SLA; il est donc important d’essayer le plus de choses possible, plus tôt que plus tard, séparément pour voir si l’une d’elles fait une différence dans la qualité de votre vie et/ou votre taux de progression. Tous les médicaments suivants sont à prendre sous le contrôle de votre médecin, respectez les dosages et rapportez-lui toute intolérance ou problème inhabituel. Il n’y a pas d’ordre particulier dans cette liste.

  • 3.1. Dexaméthasone. Ce médicament fait souvent partie de l’équipement des alpinistes pour faire face au mal des montagnes. C’est une hormone glucocorticoïde de synthèse. Elle a un effet anti-inflammatoire et immunosuppresseur. (Note JPLR : Respectez le dosage. Le but est de favoriser la création musculaire pour lutter contre la perte de cellules musculaires qui caractérise la SLA)

  • 3.2. L’itraconazole (R51211) est un antifongique efficace contre toutes les familles de champignons. En France, l’itraconazole est utilisé pour les mycoses superficielles. (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur les xénobiotiques comme cause de la SLA).

  • 3.3. La terbinafine est un antimycosique utilisé contre les dermatophytoses, et notamment des onychomycoses (mycoses des ongles). (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur les xénobiotiques comme cause de la SLA).

  • 3.4. Prégabaline (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.5. Cétirizine (rhume des foins) (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.6. Metformine (Note JPLR : Effet positif sur la neurogenèse)

  • 3.7. Nuedexta. Combinaison de dextrométhorphane et de quinidine. Ce médicament est utilisé pour mieux gérer les problèmes bulbaires croissants que vous pourriez rencontrer. Encore une fois, plus il est commencé tôt, mieux c’est. La posologie recommandée est d’une capsule de 20 mg / 10 mg une fois par jour pendant deux semaines avec petit-déjeuner, puis de deux capsules par jour par la suite (une avec le petit-déjeuner et une au coucher). (Note JPLR : ce médicament a des effets positifs sur le syndrome pseudo-bulbaire). À prendre suivant les indications de votre docteur.

  • 3.8. Rosuvastatine Contrairement à beaucoup d’autres, je pense que ce médicament est indispensable pour contrôler le taux de cholestérol (et l’inflammation). Faites d’abord vérifier vos marqueurs sanguins de cholestérol et d’inflammation. Cependant, s’ils sont élevés, je recommande de démarrer la rosuvastatine. Ce médicament réduit le taux de cholestérol élevé et ralentit la formation de plaque dans les artères. Contrairement aux autres statines, rosuvastatine s’est également révélé neuroprotecteur. Oui, neuroprotecteur. Assurez-vous de prendre ce médicament au coucher et de le prendre avec la coenzyme Q10. Les dosages de rosuvastatine varient en fonction des niveaux de vos marqueurs sanguins, parlez-en à votre médecin.

  • 3.9. Gluconate de zinc. Les avantages du gluconate de zinc sont multiples. Les résultats de l’étude que Riku et moi-même avons présentés ici dans ce même forum (www.als.net), ont montré des niveaux élevés de cuivre libre chez presque tous les malades qui ont participé à notre étude. Le gluconate de zinc abaisse les niveaux de cuivre libre. En outre, l’un des principaux avantages signalés était le ralentissement et/ou l’arrêt du déclin de la capacité vitale forcée (CVF) chez certains malades. Donc, ce supplément à essayer et à inclure sur votre liste. Je suggère de prendre 50-100 mg (en fonction de votre niveau de cuivre libre lors des tests). À prendre avant les repas.

  • 3.10. Vitamines D3 et K2 avec supplément d’iode de mer. Les avantages de la vitamine D3 sont de plus en plus répandus. Beaucoup de malades sont déficients en D3, donc un supplément très important (surtout si déficient). Il y a trop d’avantages pour tous les énumérer. Il est pratiquement impossible d’obtenir suffisamment de vitamine D et de vitamine K à partir de sources alimentaires, ce qui est d’autant plus important.

  • 3.11. Méthylcobalamine. C’est l'une des formes actives de vitamine B12

  • 3.12. Glutathion, Cystéine et vitamine C Ceci nécessite une longue explication pour chacun d’eux, mais il est important de le savoir. Le glutathion est une molécule peptidique synthétisée dans le corps à partir des trois acides aminés acide L-glutamique, L-cystéine et glycine. Le glutathion est l’un des antioxydants les plus importants et les plus puissants du corps, contribuant à la détoxification des xénobiotiques. Une des principales fonctions de la vitamine C est de maintenir le glutathion sous sa forme réduite afin de pouvoir continuer à produire des effets d’extinction des radicaux libres. La L-cystéine est un acide aminé conditionnellement essentiel, l’un des trois seuls acides aminés soufrés, les autres étant la taurine (qui peut être produite à partir de L-cystéine) et la L-méthionine (à partir de laquelle la L-cystéine peut être produite dans le corps). par un processus en plusieurs étapes). La cystéine joue un rôle dans le cycle de sulfatation, jouant le rôle de donneur de soufre dans la détoxification en phase II et de donneur de méthyle dans la conversion de l’homocystéine en méthionine. La cystéine aide également à synthétiser le glutathion, le plus important antioxydant intracellulaire du corps et un détoxifiant vital. La vitamine C, ou acide ascorbique, est une substance blanche, cristalline et hydrosoluble présente dans les agrumes. En tant qu’antioxydant, la vitamine C élimine les radicaux libres dans l’organisme et protège les tissus du stress oxydatif. La vitamine C favorise également l’absorption du fer, tout en inhibant son oxydation. La vitamine C est un cofacteur essentiel à la formation du collagène, le tissu conjonctif La vitamine C est un cofacteur essentiel à la formation du collagène, le tissu conjonctif qui soutient les parois artérielles, la peau, les os et les dents. Donc là vous l’avez. À prendre suivant les indications de votre docteur.

  • 3.13. Ubiquinone (coenzyme Q10) avec supplément de d-limonène. La coenzyme Q10 est un composant essentiel de la fonction mitochondriale saine. De plus, si vous prenez une statine, il est indispensable de la prendre avec votre statine. Le d-limonène est un composé naturel de l’huile d’orange qui disperse et décompose les particules de coenzyme Q10, ce qui réduit leur taille et rend la coenzyme Q10 plus absorbable par l’organisme. Prendre avec un repas ou selon les directives.

  • 3.14. Citrate de magnésium. En tant qu’antagoniste du glutamate et agoniste du GABA, le citrate de magnésium retient également l’eau dans l’intestin, ramollissant les selles et induisant l’envie de déféquer. C’est un assez bon traitement pour la constipation. Il a également été prouvé qu’il réduisait les crampes musculaires. (Note JPLR : La justification est liée aux théories sur l’excitotoxicité comme cause de la SLA)

  • 3.15. Enzymes digestives. Contribue grandement à la décomposition des aliments afin de préserver votre énergie (un impératif de la SLA). Je prends la marque Enzymedica qui contient également des probiotiques comme avantage supplémentaire. A prendre suivant lesindications de votre docteur. Les carences en enzymes peuvent résulter d’une combinaison d’âge, de régime alimentaire et de mode de vie. Ces carences peuvent entraîner divers désagréments digestifs, dont des gaz occasionnels, des ballonnements, des irrégularités et une indigestion. Les probiotiques apportent un soutien digestif supplémentaire en stimulant la production d’enzymes et en favorisant la régularité.

  • 3.16. La chlorite de sodium Inclure ce produit dans cette liste est très discutable, mais cela a marché pour quelques personnes. Cela vaut la peine d’essayer si vous êtes prêt à tenter votre chance. Soyez prudent avec le dosage.


4. Espoirs de thérapies futures.

12 médicaments et traitements à surveiller ou à utiliser lors d’un essai clinique

Nurown - https://alsnewstoday.com/nurown/

QurAlis - https://alsnewstoday.com/2019/01/09/enclear-developer-device-slow-als-spins-out-of-quralis/

Cu-ATSM - https://alsnewstoday.com/2019/01/10/cuatsm-may-slow-als-progression-improve-cognition-respiration-phase-1-trial/

Telbivudine - https://www.sciencedaily.com/releases/2018/12/181218123120.htm

AT-1501 - https://alsnewstoday.com/2018/12/03/first-human-trial-als-treatment-candidate-at-1501-begins-dosing/

Radicava - https://alsnewstoday.com/approved-treatments/

Gene Therapy - https://www.biospace.com/article/possible-cure-for-lou-gehrig-s-disease/

Ibudilast With Riluzole - https://alsnewstoday.com/2018/07/11/phase-2-als-trial-shows-ibudilast-rilutek-improves-function/

AstroRx - https://alsnewstoday.com/2018/06/11/als-trial-recruiting-test-astrorx-potential-stem-cell-therapy/

Treg Cell Therapy - https://alsnewstoday.com/2018/06/07/study-reveals-potential-treg-immune-cells-slow-als-progression/

Masitinib With Riluzole - https://alsnewstoday.com/2018/05/30/ab-science-not-pursuing-ema-reexamination-marketing-approval-masitinib-als-treatment/

Neural Stem Stell Transplant - https://alsnewstoday.com/2018/05/08/neural-stem-cell-transplants-als-patients-may-improve-survival-function/

Que désigne-t-on par cancer?

Le cancer est un nom générique d’un groupe de maladies qui implique qu’une croissance tissulaire anormale, la tumeur maligne, s’est développée. Celle-ci a le potentiel d’envahir et de se propager à d’autres parties du corps. Plus de 100 types de cancers affectent les humains. Ces maladies contrastent avec les tumeurs bénignes, qui ne s’étendent pas à d’autres parties du corps. Un néoplasme ou une tumeur est un groupe de cellules qui ont subi une croissance non régulée et forment souvent une masse compacte dans un tissu et forment des métastases. Cependant il faut être conscient que les adultes véhiculent de nombreuses cellules cancéreuses, sans que cela n’implique un problème de santé, car le système immunitaire empêche ces cellules de s’agglomérer en une tumeur.

Une maladie qui fait peur

Bien que ce ne soit pas l’affection la plus fatale (c’est l’insuffisance cardiaque), c’est certainement une affection qui véhicule beaucoup de peurs et de fantasmes (avec le SIDA), comme «la maladie dont on ne guérit pas» et «la maladie qui ronge de l’intérieur». Même aujourd’hui le corps médical continue à utiliser le terme «malin» qui renvoie à quelque chose associé au Diable. Pendant longtemps il était malséant de nommer cette maladie, ce qui subsiste encore dans la formule «il est décédé d’une longue maladie», et même les médecins hésitaient à formuler leur diagnostic. C’est aussi une maladie dont on rejette souvent la responsabilité sur celui qui en souffre, non seulement à cause des «conduites à risques» mais parce qu’on laisse penser qu’il faut se «battre» pour en guérir.

Causes des cancers

Une part de ces cancers sont imputables à la consommation de drogues comme l’alcool, à un surpoids ou encore à l’inhalation de goudrons dû à l’usage de la cigarette ou bien à la pollution. 15% des cancers sont dus à des infections telles qu’Helicobacter pylori, l’hépatite B, l’hépatite C, l’infection par le papillomavirus humain, le virus d’Epstein-Barr et le virus de l’immunodéficience humaine. Environ 5 à 10% des cancers sont dus à des anomalies génétiques héréditaires des parents d’une personne. Un certain nombre de maladies chroniques liées à une inflammation persistante peuvent évoluer en cancer. L’âge est aussi un facteur de risque important.

Gestion de la maladie

Le cancer peut être détecté par certains signes et symptômes ou tests de dépistage. Il est ensuite généralement étudié plus en profondeur par imagerie médicale et confirmé par biopsie.La détection précoce par le dépistage préventif est utile pour le cancer cervical et colorectal. Les avantages du dépistage du cancer du sein sont controversés. Le cancer est souvent traité avec une combinaison de radiothérapie, de chirurgie, de chimiothérapie et de thérapie ciblée. La gestion de la douleur et des symptômes est une partie importante des soins. Les soins palliatifs sont particulièrement importants chez les personnes atteintes d’une maladie avancée.

Les chances de survie dépendent du type de cancer et de l’étendue de la maladie au début du traitement. Chez les enfants de moins de 15 ans, le taux de survie à cinq ans dans le monde développé est en moyenne de 80%. Pour un adulte, le taux moyen de survie à cinq ans est de 66%.Contrairement à beaucoup de maladies, il est très fréquent d’avoir des rechutes, due soit au développement d’une résistance au médicament utilisé, soit à un diagnostic de rémission trop optimiste, soit à une métastase. Les types de cancer les plus communs chez les hommes sont le cancer du poumon, le cancer de la prostate, le cancer colorectal et le cancer de l’estomac.Chez les femmes, les types les plus courants sont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du poumon et le cancer du col de l’utérus.Si le cancer de la peau autre que le mélanome était inclus dans les statistiques des nouveaux cancers, il représenterait environ 40% des cas de cancer.Mais pour des raisons obscures, le mélanome en est exclu!

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Foire aux questions

Grossesse et cancer

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Etre enceinte et avoir un cancer

Le cancer touche environ une femme enceinte sur 1 000. Les cancers les plus fréquents pendant la grossesse sont les mêmes que les cancers les plus fréquents chez les femmes non enceintes en âge de procréer: cancer du sein, cancer du col utérin, leucémie, lymphome, mélanome, cancer de l’ovaire et cancer colorectal.

Diagnostic

Diagnostiquer un nouveau cancer chez une femme enceinte est difficile, en partie parce que les symptômes sont généralement considérés comme un inconfort normal associé à la grossesse. En conséquence, le cancer est généralement découvert à un stade un peu plus tardif que la moyenne. Certaines procédures d’imagerie, telles que les IRM (imagerie par résonance magnétique), les tomodensitomètres, les échographies et les mammographies avec blindage fœtal sont considérés comme sûrs pendant la grossesse; d’autres, comme les TEP, ne le sont pas.

Traitement

Le traitement est généralement le même que pour les femmes non enceintes. Cependant, les radiations et les médicaments radioactifs sont normalement évités pendant la grossesse. Dans certains cas, des traitements sont reportés jusqu’à la fin de la grossesse si le cancer est diagnostiqué tard dans la grossesse. Les accouchements anticipés sont souvent utilisés pour faire progresser le début du traitement. La chirurgie est généralement sans danger, mais les chirurgies pelviennes au cours du premier trimestre peuvent causer une fausse couche. Certains traitements, en particulier certains médicaments de chimiothérapie administrés au cours du premier trimestre, augmentent le risque de malformations congénitales et d’avortements spontanés.

Conséquences sur la grossesse

Dans quelques cas, tels que le cancer de l’utérus avancé, la grossesse ne peut pas être poursuivie et dans d’autres, la patiente peut mettre fin à la grossesse afin de pouvoir entreprendre une chimiothérapie agressive.

Certains traitements peuvent interférer avec la capacité de la mère à accoucher par voie vaginale ou à allaiter. Le cancer du col utérin peut nécessiter une naissance par césarienne. La radiothérapie du sein vers le sein réduit la capacité de ce sein à produire du lait. En outre, lorsque la chimiothérapie est administrée après la naissance, de nombreux médicaments apparaissent dans le lait maternel, ce qui pourrait nuire au bébé.

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Foire aux questions

Peurs et préjugés

Bien que de nombreuses maladies (comme l’insuffisance cardiaque) puissent avoir un pronostic pire que la plupart des cas de cancer, le cancer fait l’objet de craintes et de tabous généralisés. L’euphémisme «décédé après une longue maladie» est encore couramment utilisé, reflétant une forme de stigmatisation qui empêche de dire le nom de la maladie. Au Nigéria, le nom local pour le cancer se traduit en français comme "la maladie qui ne peut pas être guérie". Cette croyance profonde que le cancer est nécessairement une maladie difficile et généralement mortelle se reflète dans les systèmes choisis par la société pour compiler des statistiques sur le cancer: la forme la plus courante de cancers de la peau, le cancer-non-mélanome, représentent environ un tiers du cancer dans le monde entier, mais très peu de décès - il est pourtant exclu des statistiques sur le cancer, parce qu’il est facile à traiter et presque toujours guéri.

Information du malade

En général, la révélation du diagnostic est plus fréquente aujourd’hui qu’au 20ᵉ siècle. Les conceptions occidentales des droits des patients pour les personnes atteintes de cancer comprennent le devoir de divulguer pleinement la situation médicale à la personne et le droit de participer à la prise de décision partagée d’une manière qui respecte ses propres valeurs. Dans d’autres cultures, d’autres droits et valeurs sont préférés. Dans certaines parties de l’Afrique, un diagnostic est parfois posé tardivement, et avec circonspection, car le coût du traitement, même s’il est disponible, peut entraîner la faillite de la famille. En raison de ces facteurs, les prestataires de soins africains ont tendance à laisser les membres de la famille décider, quand et comment divulguer le diagnostic.
Les gens des pays asiatiques et sud-américains ont également tendance à préférer une approche de la divulgation plus lente et moins candide que celle préconisée aux États-Unis et en Europe de l’Ouest. Ils estiment parfois qu’il serait préférable de ne pas être informé du diagnostic de cancer.

Culpabilisation du malade

Aux États-Unis et dans d’autres cultures, le cancer est considéré comme une maladie qui doit être «combattue». Les métaphores militaires sont particulièrement courantes dans les descriptions des effets humains du cancer et elles soulignent à la fois l’état de santé du patient et la nécessité de prendre lui-même des mesures immédiates et décisives plutôt que de retarder, d’ignorer ou de dépendre entièrement des autres. Les métaphores militaires aident également à rationaliser les traitements radicaux et destructeurs
Dans les années 1970, un traitement alternatif du cancer relativement populaire aux États-Unis était une forme spécialisée de thérapie par la parole, fondée sur l’idée que le cancer était causé par une mauvaise attitude mentale. Les personnes avec une «personnalité propice au cancer» étaient réputés être déprimées, réprimées, se détestant et ayant peur d’exprimer leurs émotions. C’est ce désir subconscient d’être punis qui leur occasionnerait un cancer. Certains psychothérapeutes ont déclaré qu’un traitement visant à modifier les perspectives du patient sur la vie permettrait de guérir le cancer.

Le terrorisme de la pensée positive

Entre autres effets, cette croyance a permis à la société de blâmer les victimes pour avoir occasionné le cancer (en le désirant presque) ou parce que cela aurait empêché sa guérison (en ne devenant pas une personne suffisamment heureuse, positive et aimante). Elle a également augmenté l’anxiété des patients, car ceux-ci étaient induis à tort à penser que les émotions naturelles de tristesse, de colère ou de peur raccourcissaient leur vie. L’idée a été ridiculisée par Susan Sontag, qui a publié « Illness » comme métaphore alors qu’elle récupérait de son traitement contre le cancer du sein en 1978. Bien que l’idée originale soit maintenant considérée comme un non-sens, l’idée persiste en partie sous une forme très répandue, mais cependant incorrecte, que cultiver délibérément une habitude de pensée positive augmenterait la probabilité de survie à un cancer agressif. Cette notion est particulièrement répandue dans les associations et autres groupes centrés sur le cancer du sein.

L’hypothèse du monde juste

Une des raisons pour lesquelles les gens atteints de cancer sont blâmés ou stigmatisés, est appelée l’hypothèse du monde juste et consiste à imputer l’apparition du cancer aux actions ou attitudes du patient. Cela permet à ceux qui blâment ceux qui sont supposés avoir peu de qualités morales, de retrouver un sentiment de contrôle sur un monde qui apparaît hostile. Ceci est basé sur la croyance que le monde est fondamentalement juste et donc toute maladie dangereuse, comme le cancer, doit être un type de punition pour des mauvais choix, parce que dans un monde juste, les mauvaises choses ne peuvent pas arriver aux personnes bonnes.

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Foire aux questions

La prévention du cancer

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La prévention du cancer

La grande majorité des cas de cancer semble pouvoir être associés à des facteurs de risque environnementaux ou des modes de vie qu’il est envisageable de contrôler. Plus de 30% des décès par cancer pourraient être évités en évitant les facteurs de risque suivants: tabac, excès de poids/obésité, mauvaise alimentation, inactivité physique, alcool, infections sexuellement transmissibles et pollution de l’air. Bien sûr dans la vie réelle il n’est pas simple de quitter une addiction par un simple effort de volonté, ni de quitter l’endroit où on travaille, même s’il est pollué.

Certains psychologues pensent que ces préconisations reflètent une peur intime de leurs prescripteurs et que prétendre qu’il est possible de prendre le contrôle sur la maladie, permet au fond de se rassurer soi-même,

De plus toutes les causes environnementales ne sont pas contrôlables, comme le rayonnement de fond naturel et les cancers causés par des troubles génétiques héréditaires et ne peuvent donc être évités par un comportement personnel.

Diététique et cancer

Alors que de nombreuses recommandations diététiques ont été proposées pour réduire les risques de cancer, les preuves présentées pour appuyer ces recommandations ne semblent pas très convaincantes.

Par contre il semble bien assuré que les principaux facteurs alimentaires qui augmenteraient le risque sont l’obésité et la consommation d’alcool.

Médicaments

Les médicaments peuvent être utilisés pour prévenir le cancer dans certaines circonstances. En général :

  • Les AINS réduisent le risque de cancer colorectal ; Cependant, en raison des effets secondaires cardiovasculaires et gastro-intestinaux, ils causent des dommages globaux lorsqu’ils sont utilisés pour la prévention.

  • L’aspirine réduit le risque de décès par cancer d’environ 7%.

  • Les inhibiteurs de la COX-2 peuvent diminuer le taux de formation de polypes chez les personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale ; cependant, il est associé aux mêmes effets indésirables que les AINS.

  • L’utilisation quotidienne du tamoxifène ou du raloxifène réduit le risque de cancer du sein chez les femmes à risque élevé.

  • La supplémentation en vitamines ne semble pas efficace pour prévenir le cancer.

  • La supplémentation en bêta-carotène augmente les taux de cancer du poumon chez les personnes à risque élevé.

  • La supplémentation en acide folique n’est pas efficace pour prévenir le cancer du côlon et peut augmenter les polypes du côlon.

  • Il n’est pas clair si la supplémentation en sélénium a un effet.

Vaccination

Des vaccins ont été mis au point pour prévenir l’infection par certains virus cancérigènes. Le vaccin contre le virus du papillome humain (Gardasil et Cervarix) diminue le risque de développer un cancer du col de l’utérus. Le vaccin contre l’hépatite B prévient l’infection par le virus de l’hépatite B et diminue ainsi le risque de cancer du foie. L’administration des vaccins contre le virus du papillome humain et de l’hépatite B est recommandée.

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Dénomination des cancers

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Les cancers sont dénommés selon le type de cellules auquel ils ont été associées lors d’une analyse cytologique des cellules prélevées sur la tumeur. Ces types comprennent:

  • Carcinome : Cancers dérivés de cellules épithéliales. Ce groupe comprend plusieurs des cancers les plus communs et inclut presque tous les cancers du sein, de la prostate, du poumon, du pancréas et du côlon.

  • Sarcome : Cancers provenant du tissu conjonctif (os, cartilage, graisse, nerf), qui se développent chacun à partir de cellules provenant de cellules mésenchymateuses à l’extérieur de la moelle osseuse.

  • Lymphome et leucémie : Ces deux classes proviennent de cellules hématopoïétiques (hématopoïétiques) qui quittent la moelle et ont tendance à mûrir dans les ganglions lymphatiques et le sang, respectivement.

  • Tumeur des cellules germinales : Cancers dérivés de cellules pluripotentes, se présentant le plus souvent dans le testicule ou l’ovaire (séminome et dysgerminome, respectivement).

  • Blastome : Cancers dérivés de cellules "précurseures" immatures ou de tissus embryonnaires.

Les cancers sont généralement nommés en utilisant le terme -carcinome, -sarcome ou -blastome en tant que suffixe, avec le mot latin ou grec pour l’organe ou le tissu d’origine comme racine. Par exemple, les cancers du parenchyme hépatique provenant de cellules épithéliales malignes sont appelés hépatocarcinomes, tandis que les tumeurs primitives du foie sont appelées hépatocytes et les cancers des cellules graisseuses sont appelés liposarcomes. Pour certains cancers communs, le nom de l’organe est utilisé. Par exemple, le type le plus commun de cancer du sein est appelé carcinome canalaire du sein.

Les tumeurs bénignes (qui ne sont pas des cancers) sont nommées en utilisant -ome comme suffixe avec le nom de l’organe comme racine. Par exemple, une tumeur bénigne des cellules musculaires lisses est appelée un léiomyome (le nom commun de cette tumeur bénigne fréquente dans l’utérus est fibrome). Cependant, certains types de cancer utilisent le suffixe -nome, par exemple le mélanome et le séminome.

Certains types de cancer portent un nom relatif à la taille et la forme de leurs cellules telles que l’on peut les voir au microscope, par exemple le carcinome à cellules géantes, le carcinome à cellules fusiformes et le carcinome à petites cellules.

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Diagnostic et Dépistage

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Tests et diagnostic

La plupart des cancers sont initialement reconnus soit à cause de l’apparition de signes ou de symptômes, soit à travers le dépistage. Aucun de ces signes ou symptômes ne peut permettre un diagnostic définitif. Cela ne sera possible qu’avec l’examen d’un échantillon de tissu par un pathologiste.

Les personnes que le corps médical suspecte d’être malades du cancer, passent différents tests médicaux suivant le type de pathologie qui est suspectée et sa localisation. Ces tests comprennent généralement des tests sanguins, des radiographies, des tomodensitométries (de contraste) et une endoscopie.

Le diagnostic tissulaire de la biopsie indique le type de cellule qui y prolifère, son grade histologique, les anomalies génétiques et d’autres caractéristiques. Ces informations sont utiles pour évaluer le pronostic et choisir le meilleur traitement.

La cytogénétique et l’immunohistochimie sont d’autres types de tests tissulaires. Ces tests fournissent des informations sur les changements moléculaires (tels que les mutations, les gènes de fusion et les changements chromosomiques numériques) et peuvent donc également faciliter le pronostic et le meilleur traitement.

Quand dépister?

Contrairement à l’étape du diagnostic qui intervient parce qu’il y a différents symptômes médicaux qui alarment, le dépistage du cancer implique des efforts pour détecter le cancer après sa formation, mais avant que des symptômes visibles n’apparaissent.

Qui dépister?

Le dépistage n’est pas possible pour de nombreux types de cancers. Même lorsque les tests sont disponibles, ils peuvent ne pas être recommandés pour chacun. Le dépistage sélectif identifie les personnes à risque plus élevé, telles que les personnes ayant des antécédents familiaux. Plusieurs facteurs sont considérés pour déterminer si les avantages du dépistage l’emportent sur les risques et les coûts du dépistage. Ces facteurs comprennent:

  • Les inconvénients créés par le test de dépistage: par exemple, les images radiographiques impliquent une exposition à des rayonnements ionisants potentiellement dangereux pour un fœtus.

  • La probabilité que le test identifie correctement le cancer (fort taux de faux positifs pour certains marqueurs sanguins).

  • La probabilité que le cancer soit présent: Le dépistage n’est normalement pas utile pour les cancers rares.

  • Les inconvénients possibles de certaines procédures très invasives, y compris l’aspect anxiogène.

  • La disponibilité d’un traitement approprié. En effet si la détection précoce n’améliore pas la situation des malades, elle n’a que peu d’intérêt aussi bien à l’échelle épidémiologique qu’à l’échelle individuelle.

  • Si le taux de participation est faible: Si un test de dépistage est trop pénible (par exemple, extrêmement douloureux), alors les patients refuseront de participer.

Recommandations de dépistage

Il est fortement recommandé un dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes qui sont sexuellement actives au moins jusqu’à l’âge de 65 ans.

On recommande également un test de dépistage du cancer colorectal au moyen d’analyses de sang occulte dans les selles, d’une sigmoïdoscopie ou d’une coloscopie, à partir de l’âge de 50 ans jusqu’à l’âge de 75 ans.

Le dépistage systématique n’est pas recommandé pour le cancer de la vessie, le cancer du testicule, le cancer de l’ovaire, du pancréas, ou de la prostate.

Une mammographie est recommandée pour le dépistage du cancer du sein, tous les deux ans entre 50 et 74 ans. Une revue Cochrane de 2013 a cependant conclu que le dépistage du cancer du sein par mammographie n’avait aucun effet sur la réduction de la mortalité en raison d’un surdiagnostic et d’un sur-traitement.

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Les symptômes de la métastase du cancer

Les symptômes de la métastase du cancer dépendent de l’emplacement de la tumeur.

Lorsque le cancer commence, il ne produit aucun symptôme. Les signes et les symptômes apparaissent au fur et à mesure que la masse se développe ou s’ulcère. Les résultats qui en résultent dépendent du type et de l’emplacement du cancer. Peu de symptômes sont spécifiques. Beaucoup se produisent fréquemment chez les personnes qui ont d’autres problèmes médicaux. Ainsi, il est commun pour les personnes ayant reçu un diagnostic de cancer après avoir été traitées pour d’autres maladies dont on supposait qu’elles causaient leurs symptômes. Les personnes peuvent devenir anxieuses ou déprimées après le diagnostic. Le risque de suicide chez les personnes atteintes de cancer est important. La plupart des cancers sont initialement reconnus soit à cause de l’apparition de signes ou de symptômes, soit à travers le dépistage. Aucun de ces signes ou symptômes ne peut permettre un diagnostic définitif. Cela ne sera possible qu’avec l’examen d’un échantillon de tissu par un pathologiste.

Symptômes locaux

Des symptômes locaux peuvent survenir en raison de la masse de la tumeur ou de son ulcération. Par exemple, les effets de masse du cancer du poumon peuvent bloquer les bronches entraînant une toux ou une pneumonie. Le cancer de l’œsophage peut causer un rétrécissement de l’œsophage, rendant difficile la déglutition; et le cancer colorectal peut entraîner un rétrécissement ou des blocages dans l’intestin, affectant les mouvements intestinaux. Les tumeurs dans les seins ou les testicules peuvent produire des protubérances observables ou palpables. Bien que une douleur localisée puisse se produire dans un cancer avancé, l’enflure initiale est habituellement indolore. L’ulcération peut provoquer une hémorragie qui, si elle se produit dans les poumons, entraînera des crachats de sang, ou une hémorragie rectale si elle apparaît dans les intestins, etc.

Les symptômes des cancers métastatiques dépendent de l’emplacement de la tumeur et peuvent inclure des ganglions lymphatiques hypertrophiés (qui peuvent être ressentis ou parfois visibles sous la peau et généralement durs), une hypertrophie du foie ou une hypertrophie de la rate pouvant être ressentie dans l’abdomen, la douleur ou la fracture des os touchés et des symptômes neurologiques. Bien que le cancer avancé puisse causer de la douleur, elle n’en est souvent pas le premier symptôme. Certains patients, ne présentent même aucun symptôme.

Symptômes systémiques

Les symptômes généraux se produisent en raison d’effets qui ne sont pas liés à la propagation directe ou métastatique. Ceux-ci peuvent inclure: perte de poids involontaire, fièvre, fatigue excessive et changements de la peau. La maladie de Hodgkin, les leucémies et les cancers du foie ou des reins peuvent provoquer une fièvre persistante. Certains cancers peuvent provoquer des groupes spécifiques de symptômes systémiques, appelés syndrome paranéoplasique. Par exemple l’apparition de myasthénie qui est associée au thymome (une tumeur qui se développe aux dépens du thymus) et l'hippocratisme digital qui est associé avec le cancer du poumon.

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Traitements

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Il existe de nombreuses options de traitement pour le cancer.

Les principaux sont la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, la thérapie ciblée et les soins palliatifs. Les traitements utilisés dépendent du type, de l’emplacement et du grade du cancer ainsi que de la santé et des préférences du patient. L’intention de traitement peut ou non être curative.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est le traitement d’une tumeur par un ou plusieurs médicaments cytotoxiques anti-néoplasiques (agents chimiothérapeutiques). Le terme englobe une variété de médicaments, qui sont divisés en grandes catégories telles que les agents alkylants et anti-métabolites. Les agents chimiothérapeutiques traditionnels agissent en tuant plutôt les cellules qui se divisent rapidement, ce qui est une propriété de la plupart des cellules cancéreuses, mais aussi de certains tissus comme les ongles, les cheveux.

La thérapie ciblée est une forme de chimiothérapie qui cible des différences moléculaires spécifiques entre les cellules cancéreuses et les cellules normales. Les premières thérapies ciblées ont bloqué la molécule du récepteur des œstrogènes, inhibant ainsi la croissance du cancer du sein. Un autre exemple courant est la classe d’inhibiteurs de BCR-Abl, qui sont utilisés pour traiter la leucémie myéloïde chronique (LMC). À l’heure actuelle, des thérapies ciblées existent pour la plupart des types de cancer, par exemple le cancer de la vessie, le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du rein, la leucémie, le cancer du foie, le cancer du poumon, lymphome, cancer du pancréas, le cancer de la prostate, le cancer de la peau, et le cancer de la thyroïde.

L’efficacité de la chimiothérapie dépend du type de cancer et du stade. En combinaison avec la chirurgie, la chimiothérapie s’est avérée utile dans de nombreux types de cancer, notamment le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du pancréas, le sarcome ostéogénique, le cancer des testicules, le cancer de l’ovaire et certains cancers du poumon. La chimiothérapie est curative pour certains cancers, tels que certaines leucémies, inefficace dans certaines tumeurs cérébrales, et inutile dans d’autres, comme la plupart des cancers de la peau non-mélanome.

L’efficacité de la chimiothérapie est souvent limitée par sa toxicité pour les autres tissus du corps. Même si la chimiothérapie ne procure pas une guérison permanente, elle peut être utile pour réduire la douleur due à l’effet de masse ou rendre opérable une tumeur dont la taille serait trop importante.

Radiothérapie

La radiothérapie implique l’utilisation de rayonnements ionisants pour tenter de guérir ou d’améliorer les symptômes. Cela fonctionne en endommageant l’ADN du tissu cancéreux, ce qui empêche alors la cellule cancéreuse de se répliquer. En effet les cellules cancéreuses possèdent une capacité de prolifération qui excède largement l’action du système immunitaire, si l’on peut réduire cette prolifération, alors le système immunitaire peut prendre en compte l’éradication des cellules survivantes,

Pour épargner les tissus normaux (comme la peau ou les organes, qui doivent traverser la tumeur pour traiter la tumeur), les faisceaux de radiothérapie sont orientés suivant plusieurs angles d’exposition qui se croisent à l’endroit où est localisé la tumeur. Il y a donc une concentration d’énergie sur la tumeur alors que les tissus voisins reçoivent une dose plus faible, Comme dans le cas de la chimiothérapie, les réactions varient en fonction de la radiothérapie.

La radiothérapie est utilisée dans environ la moitié des cas. Le rayonnement peut provenir de sources internes (curiethérapie) ou de sources externes. Le traitement des cancers externes comme ceux de la peau, consiste le plus souvent en des rayons X à faible énergie, tandis que les rayons X à haute énergie sont utilisés pour les cancers internes. Le rayonnement est généralement utilisé en plus de la chirurgie et/ou de la chimiothérapie. Pour certains types de cancer, comme ceux de la tête et du cou, il peut être utilisé seul. Pour les métastases osseuses douloureuses, il s’est avéré efficace chez environ 70% des patients.

Chirurgie

La chirurgie est la principale méthode de traitement pour la plupart des cancers solides isolés et peut jouer un rôle important pour favoriser la survie du patient. C’est généralement une partie importante du diagnostic définitif et de la mise en scène des tumeurs, car les biopsies sont habituellement nécessaires. En cas de cancer localisé, la chirurgie tente généralement d’enlever toute la masse avec, dans certains cas, les ganglions lymphatiques de la région. Pour certains types de cancer, cela suffit à éliminer le cancer.

Immunothérapie

Une variété de thérapies utilisant l’immunothérapie, stimulant ou aidant le système immunitaire à lutter contre le cancer, sont utilisées depuis 1997. Les approches comprennent les anticorps, la thérapie au point de contrôle et le transfert cellulaire adoptif.

Thérapie au laser

La thérapie au laser utilise une lumière de haute intensité pour traiter le cancer en rétrécissant ou en détruisant les tumeurs ou les excroissances précancéreuses. Les lasers sont utilisés le plus couramment, pour traiter les cancers superficiels qui sont à la surface du corps ou de la muqueuse des organes internes. Il est utilisé pour traiter le cancer de la peau basocellulaire et les stades très précoces d’autres cancers du col de l’utérus, du pénis, du vagin, de la vulve et du poumon non à petites cellules. Il est souvent combiné avec d’autres traitements, tels que la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Les lasers sont plus précis que la chirurgie et causent moins de dommages, de douleurs, de saignements, d’enflures et de cicatrices. Un inconvénient est que les chirurgiens doivent avoir une formation spécialisée. Il peut être plus cher que d’autres traitements.

Médecines douces

Les traitements complémentaires et alternatifs contre le cancer constituent un groupe diversifié de thérapies, de pratiques et de produits qui ne font pas partie de la médecine conventionnelle. La plupart des médecines complémentaires et alternatives pour le cancer ne sont pas efficaces, mais elles peuvent satisfaire un besoin psychologique de rester acteur de sa santé.

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Les facteurs de risques

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Facteurs environnementaux

La majorité des cancers, 90 à 95% des cas, sont dus à des facteurs environnementaux. Les 5-10% restants sont dus à la génétique héréditaire. L’environnement, dans le sens utilisé par les chercheurs sur le cancer, désigne toute cause qui n’est pas héritée génétiquement, comme le mode de vie, les facteurs économiques et comportementaux et pas seulement la pollution. Les facteurs environnementaux communs qui contribuent à la mort par cancer incluent le tabac (25-30%), le régime et l’obésité (30-35%), les infections (15-20%), le rayonnement (ionisant et non-ionisant, jusqu’à 10 %), le stress, le manque d’activité physique et la pollution.

Il n’est généralement pas possible de prouver ce qui a causé un cancer pour une personne en particulier. Mais sur un plan épidémiologique l’exposition à des substances particulières a été associée à des types spécifiques de cancer. Ces substances sont appelées cancérigènes.

L’incidence du cancer du poumon est fortement corrélée avec le tabagisme. La fumée du tabac, par exemple, cause 90% du cancer du poumon. Le tabac cause également le cancer du larynx, de la tête, du cou, de l’estomac, de la vessie, du rein, de l’œsophage et du pancréas. La fumée du tabac contient plus de cinquante substances cancérogènes connues, y compris les nitrosamines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Le tabac est responsable d’environ un décès par cancer sur cinq dans le monde et environ un sur trois dans le monde développé. Les taux de mortalité par cancer du poumon aux États-Unis ont reflété l’évolution des habitudes tabagiques, avec une augmentation du tabagisme suivie d’une augmentation spectaculaire du taux de mortalité par cancer du poumon et, plus récemment, une baisse des taux de tabagisme depuis les années 1990.

En Europe occidentale, 10% des cancers chez les hommes et 3% des cancers chez les femmes sont attribués à l’exposition à l’alcool, en particulier les cancers du foie et du tube digestif. Le cancer causé par l’exposition à des substances liées au travail peut causer entre 2 et 20% des cas, causant au moins 200 000 décès. Des cancers tels que le cancer du poumon et le mésothéliome peuvent provenir de l’inhalation de la fumée de tabac ou de fibres d’amiante, et l’exposition au benzène favorise l’apparition de la leucémie.

L’obésité

On pense que l’inactivité physique contribue au risque de cancer, non seulement par son effet sur le poids corporel, mais aussi par ses effets négatifs sur le système immunitaire et le système endocrinien. Le régime alimentaire, l’inactivité physique et l’obésité sont liés de 30 à 35% des décès par cancer. Aux États-Unis on a montré que le poids corporel excessif est associé au développement de beaucoup de types de cancer et est un facteur dans 14-20% des décès dus au cancer. Une étude britannique incluant des données sur plus de 5 millions de personnes a montré qu’un indice de masse corporelle plus élevé était lié à au moins 10 types de cancer et responsable d’environ 12 000 cas chaque année dans ce pays. Certains aliments spécifiques sont liés à des cancers spécifiques. L’aflatoxine B1, un contaminant alimentaire fréquent, provoque le cancer du foie. Les différences nationales dans les pratiques diététiques peuvent expliquer en partie les différences dans l’incidence du cancer. Par exemple, le cancer gastrique est plus fréquent au Japon en raison de son régime riche en sel, tandis que le cancer du côlon est plus fréquent aux États-Unis. Les profils de cancer des immigrants changent pour refléter ceux de leur nouveau pays, souvent en seulement une génération.

Les infections

Bien que des travaux de Rous, ont montrés dès le début du XX siècle que des cancers pouvaient être causés par des virus, cette vision est devenue un peu marginale au cours de la deuxième moitié du XX siècle avec le développement de la génétique, pour reprendre de la vigueur récemment. Cependant lutter contre le pathogène peut avoir un intérêt si cela est fait par des campagnes de prévention. Malheureusement quand un cancer s’est amorcé il devient un problème indépendant de celui du pathogène.

Dans le monde, environ 18% des décès par cancer sont liés à des maladies infectieuses. Cette proportion va d’un maximum de 25% en Afrique à moins de 10% dans le monde occidental. Les virus sont les agents infectieux habituels qui causent le cancer, mais les bactéries et les parasites peuvent également jouer un rôle dans le déclenchement d’un cancer.

Parmi les oncovirus (virus pouvant causer le cancer), on peut trouver: • Le papillomavirus humain (cancer du col de l’utérus), • Le virus Epstein-Barr (maladie lymphoproliférative à cellules B et carcinome nasopharyngé), herpès, le virus du sarcome de Kaposi (sarcome de Kaposi et lymphomes d’effusion primaire), • Les virus de l’hépatite B et l’hépatite C (carcinome hépatocellulaire) • Le virus de la leucémie à cellules T humaines (leucémies à cellules T).

L’infection bactérienne peut également augmenter le risque de cancer, comme le montre le carcinome gastrique induit par Helicobacter pylori. Les infections parasitaires associées au cancer incluent Schistosoma haematobium (carcinome épidermoïde de la vessie) et les douves du foie, Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis (cholangiocarcinoma).

Les radiations

Jusqu’à 10% des cancers invasifs seraient liés à l’exposition aux rayonnements, y compris les rayonnements ionisants et les rayonnements ultraviolets non ionisants. De plus, la majorité des cancers non invasifs sont des cancers cutanés, ils sont causés par des rayonnements ultraviolets non ionisants, provenant principalement de la lumière du soleil. Les sources de rayonnements ionisants comprennent l’imagerie médicale et le gaz radon. L’exposition en milieu résidentiel au radon, par exemple, présente des risques de cancer similaires à ceux du tabagisme passif. Le rayonnement est une source plus puissante de cancer lorsqu’il est combiné à d’autres agents cancérogènes, comme le radon et la fumée de tabac. Les enfants et les adolescents sont deux fois plus susceptibles de développer une leucémie radio-induite que les adultes; l’exposition aux rayonnements avant la naissance a dix fois l’effet.

Une exposition prolongée au rayonnement ultraviolet du soleil peut entraîner un mélanome et d’autres malignités cutanées. Des preuves claires établissent que le rayonnement ultraviolet, en particulier l’UVB est la cause de la plupart des cancers de la peau autres que le mélanome. Ils sont les formes de cancer les plus courantes dans le monde.

L’hérédité

La grande majorité des cancers sont non héréditaires (sporadiques). Une faible part de la population est porteur d’une mutation génétique qui a un effet important sur le risque de cancer, certains de ces syndromes incluent des certaines mutations héréditaires dans les gènes BRCA1 et BRCA2 avec un risque de cancer du sein et de l’ovaire, et la polypose recto-colique familiale, entre autres. Il faut cependant se méfier des explications où "tout est génétique". Un bébé a baigné neuf mois dans les fluides de sa maman avant de naître, les hormones et autres facteurs de signalisation ont eu un impact majeur sur le petit être. Même une simple cellule qui se divise transmet à ses cellules filles bien plus que de l’ADN, en effet c’est l’ensemble du matériel du noyau mais aussi du cytoplasme qui est transmit aux cellules filles, y compris la moitié des mitochondries et de l’appareil de Golgi. Par exemple, les filles de femmes atteintes d’un cancer du sein ont des taux significativement plus élevés d’œstrogène et de progestérone que les filles de femmes sans cancer du sein. Ces niveaux d’hormones plus élevés peuvent expliquer leur risque plus élevé de cancer du sein, même en l’absence d’un gène du cancer du sein.

Statistiquement pour les cancers causant le plus de mortalité, le risque relatif de développer un cancer colorectal lorsqu’un parent au premier degré (parent, frère ou sœur) a été diagnostiqué est doublé par rapport à la population. Mais le fait de doubler un risque d’avoir un cancer n’est significatif que pour les cancers qui sont relativement répandus, comme le cancer du sein ou de la prostate.

Les agents physiques

Certaines substances causent le cancer principalement par leurs effets physiques, chimique, ou l’inflammation chronique qu’ils engendrent. Un exemple frappant de ceci est l’exposition prolongée à l’amiante, il s’agit de fibres minérales naturelles qui sont une cause majeure de mésothéliome, le cancer de la membrane séreuse entourant les poumons. On pense que d’autres substances de cette catégorie, y compris les fibres naturelles et synthétiques ressemblant à l’amiante, ont des effets similaires. Les matériaux particulaires non fibreux qui causent le cancer comprennent le cobalt métallique en poudre et le nickel et la silice cristalline (quartz, cristobalite et tridymite). Habituellement, les cancérogènes physiques doivent pénétrer dans l’organisme et nécessiter des années d’exposition pour produire un cancer. Le traumatisme physique résultant du cancer est relativement rare. Les allégations selon lesquelles une fracture osseuse peut entraîner un cancer des os, par exemple, n’ont pas été prouvées. De même, le traumatisme physique n’est pas accepté comme cause du cancer du col de l’utérus, du cancer du sein ou du cancer du cerveau. Une source acceptée est l’application fréquente et à long terme d’objets chauds sur le corps. Il est possible que des brûlures répétées sur la même partie du corps puissent provoquer un cancer de la peau, surtout si des produits chimiques cancérigènes sont également présents. La consommation fréquente de thé chaud peut produire le cancer d’œsophage. En général, on croit que le cancer apparaît, ou qu’un cancer préexistant est encouragé, au cours du processus de guérison, plutôt que directement par le traumatisme. Cependant, des blessures répétées aux mêmes tissus pourraient favoriser la prolifération cellulaire excessive, qui pourrait alors augmenter les chances d’une mutation cancéreuse. En effet l’inflammation chronique peut contribuer à la prolifération, à l’angiogenèse et à la migration des cellules cancéreuses en influençant le micro-environnement de la tumeur.

Les hormones

Certaines hormones jouent un rôle dans le développement du cancer en favorisant la prolifération cellulaire. Les facteurs de croissance analogues à l’insuline et leurs protéines de liaison jouent un rôle clé dans la prolifération des cellules cancéreuses, la différenciation et l’apoptose, suggérant une implication possible dans la cancérogenèse.

D’autres facteurs sont pertinents: les personnes obèses ont des niveaux plus élevés de certaines hormones associées au cancer et un taux plus élevé de ces cancers. Les femmes qui prennent un traitement hormonal substitutif ont un risque plus élevé de développer des cancers associés à ces hormones. D’autre part, les personnes qui ont une activité physique beaucoup plus importante que la moyenne ont des niveaux plus bas de ces hormones et un risque plus faible de cancer. L’ostéosarcome peut être favorisé par les hormones de croissance. Certains traitements et approches de prévention tirent parti de cette cause en réduisant artificiellement les taux d’hormones et en décourageant ainsi les cancers hormone-dépendants.

Les Maladies auto-immunes

Il existe une association entre la maladie cœliaque et un risque accru de tous les cancers. Les taux de cancers gastro-intestinaux sont augmentés chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse, en raison d’une inflammation chronique.

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