The majority of patients still do not respond to immune checkpoint treatments.

This type of treatment had been presented as revolutionary a few years ago. Unfortunately, medical research has accustomed us to these shattering announcements that never materialize. A subtype of macrophages, a form of immune cells with anti-inflammatory properties, protects rather than destroys cancer cells. Instead of directly attacking cancer cells, a new immunotherapy technique targets and removes this subtype of macrophages, after which the immune system begins to reduce cancer.

Tumor-associated macrophages

Tumor-associated macrophages are the most abundant immune cells present in solid tumors, and the fact that they contribute significantly to tumor progression is well documented.

In addition to their trophic functions favoring angiogenesis, invasion, and metastasis, tumor-associated macrophages may inhibit proliferation and activation of T-cells by various mechanisms.

Bad clinical results, but not everywhere

The important functions of macrophages in relation to tumor progression have led to a substantial interest in the development of new therapeutic strategies for targeting tumor-associated macrophages.

However, despite a strong correlation between tumor-associated macrophage accumulation and poor clinical trial results, in some cases the accumulation of macrophage subsets associated with specific tumors may be associated with a good prognosis.

An example is the frequency of HLA-DR + tumor-associated macrophages, which has been associated with beneficial effects in several studies (de Vos van Steenwijk et al., 2013, Ino et al., 2013), perhaps reflecting the role of macrophages in orchestrating protective immune responses (Mantovani and Allavena, 2015).

In fact, recent studies using a coupled monocell analysis by mass cytometry and RNA sequencing have revealed an unprecedented level of diversity within the tumor-associated macrophage compartment in patients with lung adenocarcinoma and cell carcinoma kidney (Chevrier et al., 2017; Lavin et al., 2017). In the case of renal cell carcinoma, 17 different tumors-associated macrophage phenotypes have been documented (Chevrier et al., 2017).

Diversity of tumor-associated macrophage subsets

Researchers still lack basic knowledge about the functions of different subsets of tumor-associated macrophages and their respective contributions to tumor progression.

However, it is tempting to think that selective targeting of tumor-associated macrophage subsets with protumoral functions, while preserving the immune functions of other tumor-associated macrophage subsets, could offer significant clinical benefits .

CD163 protein as a marker of bad proostic

The expression of CD163 by tumor-associated macrophages has been shown to be a particularly potent indicator of poor prognosis in several human cancers (Komohara et al., 2014), including melanoma (Jensen et al., 2009; Bronkhorst et al. al., 2011; Lee). et al., 2018).

CD163 is a macrophage and monocyte-specific transmembrane protein that acts as a receptor for haptoglobin-hemoglobin complexes formed during intravascular hemolysis (Kristiansen et al., 2001). Hemoglobin is contained in red blood cells or red blood cells. In case of destruction of the latter (physiologically or not), the hemoglobin-haptoglobin complex is removed from the plasma mainly at the level of the spleen.

CD163 expression is induced by tumor-promoting cytokines such as IL-6 and IL-10, whereas inflammatory stimuli, including LPS, TNFα, and IFNγ, result in rapid expression regulation. and removal of the CD163 membrane via proteolytic excretion (Etzerodt et al., 2010; Etzerodt and Moestrup, 2013).

This, combined with the generation of heme anti-inflammatory metabolites from hemoglobin scavenging, has led to the association of CD163 + macrophages with anti-inflammatory functions (Etzerodt and Moestrup, 2013).

Caution is needed

Indeed, the link between CD163 accumulation and tumor-associated macrophages and tumor progression is based exclusively on correlations with clinical evolution, and experimental evidence of specific promotion functions. the tumor are still missing.

Moreover, the recent development of immune check point inhibitors (immune control point), such as anti-PD-1, has had a huge impact on the treatment of cancer, particularly in malignant melanoma (Robert and al., 2015; Ugurel et al., 2017). The blocking of PD-1 / PD-L1 signaling has resulted in unprecedented tumor regression rates (Tumeh et al., 2014), but only for a small number of patients.

New therapeutic strategies

Therefore, new therapeutic strategies to enhance antitumor immunity, to overcome immune checkpoint resistance or to improve serious adverse side effects, are absolutely necessary.

Researchers conducted extensive characterization of tumor-associated macrophage subsets in a clinically relevant mouse model of melanoma resistant to anti-PD-1 treatment.

The researchers show that the specific targeting of a minor subset of macrophages associated with tumors expressing CD163 is sufficient to induce tumor regression in this model.

It is important to note that the specific macrophage depletion associated with CD163 + tumors results in increased recruitment of effector T cells and CCR2-dependent inflammatory monocytes, both of which contribute to tumor regression.

These studies are the first to demonstrate the selective targeting of macrophages associated with tumors and CD163 and their specific contribution to tumor progression.

La majorité des patients ne répondent toujours pas aux traitements par point de contrôle immunitaire.

Ce type de traitement avait pourtant été présenté comme étant révolutionnaire il y a quelques années. La recherche en médecine nous a hélas habitué à ces annonces fracassantes qui ne sont jamais avérés. Un sous-type de macrophages, une forme de cellules immunitaire aux propriétés anti-inflammatoires, protège plutôt qu’il ne détruit les cellules cancéreuses. Au lieu de s'attaquer directement aux cellules cancéreuses, une nouvelle technique d’immunothérapie, cible et supprime ce sous-type de macrophages, après quoi le système immunitaire commence à réduire le cancer.

Les macrophages associés aux tumeurs

Les macrophages associés aux tumeurs sont les cellules immunitaires les plus abondantes présentes dans les tumeurs solides, et le fait qu’elles contribuent de façon importante à la progression tumorale, est bien documenté.

Outre leurs fonctions trophiques favorisant l'angiogenèse, l'invasion et les métastases, les macrophages associés aux tumeurs pourraient inhiber la prolifération et l'activation des lymphocytes T par divers mécanismes.

De mauvais résultats cliniques, mais pas partout

Les fonctions importantes des macrophages en relation avec la progression tumorale ont conduit à un intérêt substantiel pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour cibler les macrophages associés aux tumeurs.

Cependant, malgré une forte corrélation entre l'accumulation de macrophages associés aux tumeurs et des résultats d’essais cliniques médiocres, dans certains cas, l'accumulation de sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs spécifiques peut être associée à un bon pronostic.

Un exemple en est la fréquence des HLA-DR+ macrophages associés aux tumeurs, qui a été associée à des effets bénéfiques dans plusieurs études (de Vos van Steenwijk et al., 2013; Ino et al., 2013), reflétant peut-être le rôle des macrophages dans orchestrant des réponses immunitaires protectrices (Mantovani et Allavena, 2015).

En fait, des études récentes utilisant une analyse monocellulaire couplée par cytométrie de masse et séquençage d'ARN ont révélé un niveau sans précédent de diversité au sein du compartiment macrophages associés aux tumeurs chez les patients atteints d'adénocarcinome du poumon et de carcinome à cellules rénales (Chevrier et al., 2017; Lavin et al. , 2017). Dans le cas d'un carcinome à cellules rénales, 17 phénotypes différents de macrophages associés aux tumeurs ont été documentés (Chevrier et al., 2017).

Diversité des sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs

Les chercheurs manquent encore de connaissances fondamentales sur les fonctions des différents sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs et leurs contributions respectives à la progression tumorale.

Cependant, il est tentant de penser qu'un ciblage sélectif de sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs dotées de fonctions protumorales, tout en préservant les fonctions immunitaires d'autres sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs, pourrait offrir des avantages cliniques significatifs.

La protéine CD163 comme marqueur de mauvais proostic

L'expression de CD163 par les macrophages associés aux tumeurs s'est révélée être un indicateur particulièrement puissant de mauvais pronostic dans plusieurs cancers humains (Komohara et al., 2014), y compris le mélanome (Jensen et al., 2009; Bronkhorst et al., 2011; Lee). et al., 2018).

Le CD163 est une protéine transmembranaire spécifique aux macrophages et aux monocytes, qui agit comme un récepteur piégeur des complexes haptoglobine-hémoglobine, formés lors d'une hémolyse intravasculaire (Kristiansen et al., 2001). L'hémoglobine est contenue dans les hématies ou globules rouges. En cas de destruction de ces derniers (de manière physiologique ou non), le complexe hémoglobine-haptoglobine est éliminé du plasma principalement au niveau de la rate.

L’expression de CD163 est induite par des cytokines promotrices de tumeurs telles que IL-6 et IL-10, alors que les stimuli inflammatoires, notamment le LPS, le TNF α et l’IFN γ, entraînent une régulation rapide de l’expression et l’élimination de la membrane CD163 via une excrétion protéolytique (Etzerodt et al., 2010; Etzerodt et Moestrup, 2013).

Ceci, associé à la génération de métabolites anti-inflammatoires de l'hème issus du piégeage de l'hémoglobine, a conduit à l'association de macrophages CD163+ à des fonctions anti-inflammatoires (Etzerodt et Moestrup, 2013).

De la prudence est nécessaire

En effet, le lien entre d'une part l'accumulation de CD163 et les macrophages associés aux tumeurs et d'autre part la progression tumorale repose exclusivement sur des corrélations avec l'évolution clinique, et les preuves expérimentales de fonctions spécifiques de promotion de la tumeur font encore défaut.

Par ailleurs le développement récent d'inhibiteurs du point de contrôle immunitaire (point de contrôle immunitaire), tels que l'anti-PD-1, a eu un impact énorme sur le traitement du cancer, en particulier dans le mélanome malin (Robert et al., 2015; Ugurel et al., 2017). Le blocage de la signalisation PD-1 / PD-L1 a aboutit à des taux de régression tumorale sans précédent (Tumeh et al., 2014), mais seulement pour un nombre réduit de patients.

De nouvelles stratégies thérapeutiques

Par conséquent, de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à renforcer l'immunité antitumorale, permettant de vaincre la résistance aux point de contrôle immunitaire ou d'améliorer les effets secondaires indésirables graves, sont absolument nécessaires.

Des chercheurs ont mené une caractérisation approfondie des sous-ensembles de macrophages associés aux tumeurs dans un modèle murin de mélanome cliniquement pertinent et résistant au traitement anti-PD-1.

Les chercheurs montrent que le ciblage spécifique d'un sous-ensemble mineur de macrophages associés aux tumeurs exprimant CD163 est suffisant pour induire une régression tumorale dans ce modèle.

Il est important de noter que l’appauvrissement spécifique en macrophages associés aux tumeurs CD163 + entraîne un recrutement accru de lymphocytes T effecteurs et de monocytes inflammatoires dépendant de CCR2, qui contribuent tous deux à la régression tumorale.

Ces études sont les premières à démontrer le ciblage sélectif des macrophages associés aux tumeurs et CD163 et leur contribution spécifique à la progression tumorale.

An inhibitor of RPK1 has been tested for safety in healthy people

Why take an interest in RPK1?

Serine / threonine protein kinase 1 (RIPK1) interacting with receptors is an intracellular protein involved in the regulation of inflammation and cell death. RIPK1 is activated in response to several inflammatory stimuli, including tumor necrosis factor alpha (TNF-α) signaling by the TNF 1 receptor. When activated, RIPK1 elicits multiple cellular responses, including cytokine release, microglial activation, and necroptosis, a regulated form of cell death.

The early role of RIPK1 in this signaling cascade led to the hypothesis that inhibition of RIPK1 signaling could be beneficial in diseases characterized by excess cell death and inflammation such as amyotrophic lateral sclerosis (ALS).

Indeed, inhibition of RIPK1 activity has been shown to protect against necroptotic cell death in vitro over a range of cell death models (see below).

In animal models of diseases ranging from ulcerative colitis to multiple sclerosis, inhibition of this pathway protects against pathology and cell death. These non-clinical findings, coupled with observations of increased activity of RIPK1 in human diseases such as amyotrophic lateral sclerosis (ALS), Alzheimer's disease (AD), and multiple sclerosis, suggest that inhibition of RIPK1 could be beneficial in many different chronic diseases.

What problems are there with RPK1 inhibitors?

Inhibitors of RIPK1 are currently being evaluated as treatments for systemic inflammatory diseases, including inflammatory bowel disease and psoriasis, but there is no evidence that previously studied inhibitors in humans enter the system. central nervous system (CNS). To evaluate the potential for inhibition of RIPK1 as a therapeutic for chronic neurodegenerative diseases, it is necessary to study the pharmacokinetics (PK), pharmacodynamics (PD) and safety profile of a molecule capable of entering in the CNS at effective concentrations.

DNL104 is a selective inhibitor of CNS penetrable RIPK1 activity developed by Denali Therapeutics as a potential treatment for neurodegenerative disease. Denali, a CNS biotechnology company, is made up of veterans from Genentech, and joined the RIK1 program in 2016 with the acquisition of Incro Pharmaceuticals. Sanofi paid $ 125 million (€ 110 million) by the end of 2018 for participation in two developing RIPK1 inhibitors in Denali. The agreement covers small molecules designed to treat several neurodegenerative and systemic inflammatory diseases.

What is the current knowledge on the subject?

Inhibition of phosphorylation of RIP K 1 shows protection against pathology and inflammation in vitro and in animals, induced by various challenges, including in animal models with CNS disease (AD and ALS).

What question did this study address?

The safety, tolerability, pharmacokinetic, and pharmacodynamic effects of the CNS-penetrating RIP1 kinase inhibitor D NL104 were tested in randomized, placebo-controlled, increasing dose placebo-controlled trials.

What does this study add to our knowledge?

The results show that DNL104 inhibits phosphorylation of RIPK1 in healthy healthy volunteers with no effect on central nervous system safety, but liver toxicity issues have been raised in the multiple-dose-escalation study, in which 37.5 % of subjects (6 subjects) developed high liver function tests. related to the drug, of which 50% (3 subjects) were classified in the category inducing a drug-induced liver injury (DILI).

Why focus on necroptosis?

In 2014, we knew for a long time that the origin of ALS was not in motor neurons, but in other cells. But 8 years after the discovery of TDP-43 and 3 years after the discovery of C9orf72, most knowledge about the mechanisms of motor neuron degeneration in ALS still came from studies on SOD1-type mouse models. A clear conclusion from these studies is that non-neuronal cells play a critical role in the neurodegeneration related to SOD1 mutations. Indeed, the presence of healthy glial cells significantly delayed the onset of motor neuron degeneration, increasing the life without disease by 50%.

Since the work of the Jean-Pierre Julien Group in 2005, it has been suggested several times that interneurons, myelinating Schwann cells of the peripheral nervous system and endothelial cells of the vascular system could be at the origin of ALS. But other studies have suggested instead that astrocytes could cause spontaneous degeneration of motor neurons. For example, in 2003, researchers led by Don Cleveland of the University of California at San Diego involved astrocytes in motor neuron death, showing that administering SOD1 to these non-neuronal cells still resulted in motor neuron disease.

Agnostic research on the cause of ALS

Usually when a scientist decides to set up an experiment, he wants to test a hypothesis. The hypothesis itself is based on a model of the disease. A new trend in biology is to do research without having a preconceived idea (the model of the disease). It is believed that this is a difficult way to achieve results that could not have been achieved by conventional procedures.

In order to determine whether astrocytes from sALS patients can kill motoneurons independently without being exposed to SOD1, the Przedborski group decides to study the mix of different types of cells after they have been exposed to ALS, without prejudging of what causes ALS. For that they decide to design "their" in-vitro model of ALS. This well-cited article (100 times), however, contradicts many other studies.

Diane Re and Virginia Le Verche isolate astrocytes derived from post mortem motor cortex and spinal cord tissue from six SALS patients and 15 controls. They realize that after one month of culture, astrocytes have dominated other cultures. The researchers then mixed these astrocytes with motor neurons derived from human embryonic stem cells. While neurons thrived when co-occurring with non-sALS control astrocytes, their number began to fall after only four days of culturing with sALS astrocytes. All of this clearly shows that astrocytes from SALS patients specifically kill motor neurons, unlike control astrocytes.

However, other types of neurons than the motoneurons were resistant to the deleterious signals delivered by sALS astrocytes, and the fibroblasts of sALS patients also did not destroy the motoneurons, indicating that the toxic relationship was astrocyte-specific. and SALS motor neurons. To determine the role of SOD1 the researchers inhibited the expression of this protein in astrocytes using four small hairpin RNAs. The treatment failed to protect the motor neurons. The decrease in TDP-43 expression in astrocytes did not save them either.

Controversial research

These results contradict a study conducted by a team of Brian Kaspar, who found that astrocytes derived from neural progenitor cells taken from sALS patients needed SOD1 to destroy motor neurons, even though sALS patients showed no evidence of mutation of this gene (Haidet-Phillips et al., 2011). But in 2014, in the same issue as the publication of the Przedborski group, the Haidet-Phillips group publishes an article1 that is very similar to that of the Przedborski group, except that it incriminates NF-κB and therefore a mechanism for apoptosis rather than necroptosis, but in any case SOD1 is no longer supposed to be the primary cause of ALS.

For this team the inactivation of SOD1 in human astrocytes of patients with SALS does not preserve the motor neurons. How ALS astrocytes become toxic remains completely obscure. No known ALS-related mutations were identified in their samples and yet the toxic phenotype persisted even after several passages of adult astrocytes in culture. The authors suggest that necroptosis is the dominant mode of cell death in their in vitro model of sALS.

In 2019 it is difficult to say who is right between all these contradictory studies. Apoptosis and necroptosis are major mechanisms of cell death that usually result in opposite immune responses. Apoptotic death usually leads to immunologically silent responses, while death by necroptosis releases molecules that promote inflammation, a process called necrosis.

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This book retraces the main achievements of ALS research over the last 30 years, presents the drugs under clinical trial, as well as ongoing research on future treatments likely to be able stop the disease in a few years and to provide a complete cure in a decade or two.

Un inhibiteur de RPK1 a été testé pour son innocuité chez des personnes saines

Pourquoi s’intéresser à RPK1?

La sérine/thréonine protéine kinase 1 (RIPK1) interagissant avec les récepteurs est une protéine intracellulaire impliquée dans la régulation de l’inflammation et de la mort cellulaire. RIPK1 est activé en réponse à plusieurs stimuli inflammatoires, notamment la signalisation du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α) par le récepteur du TNF 1. Lorsqu’il est activé, RIPK1 déclenche de multiples réponses cellulaires, notamment la libération de cytokines, l’activation microgliale et la nécroptose, forme régulée de la mort cellulaire.

Le rôle précoce de RIPK1 dans cette cascade de signalisation a conduit à l’hypothèse que l’inhibition de la signalisation de RIPK1 pourrait être bénéfique dans les maladies caractérisées par un excès de mort cellulaire et une inflammation comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

En effet, il a été démontré que l’inhibition de l’activité de RIPK1 protège contre la mort cellulaire nécroptotique in vitro sur une gamme de modèles de mort cellulaire (voir plus loin).

Dans les modèles animaux de maladies allant de la colite ulcéreuse à la sclérose en plaques, l’inhibition de cette voie protège de la pathologie et de la mort cellulaire. Ces découvertes non cliniques, associées aux observations de l’activité accrue de RIPK1 dans des maladies humaines telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la maladie d’Alzheimer (AD) et la sclérose en plaques, suggèrent que l’inhibition de RIPK1 pourrait être bénéfique dans de nombreuses maladies chroniques différentes.

Quels traitements problèmes il y a-t-il avec les inhibiteurs de RPK1?

Les inhibiteurs de RIPK1 sont actuellement en cours d’évaluation en tant que traitements des maladies inflammatoires systémiques, y compris les maladies inflammatoires de l’intestin et le psoriasis, mais rien n’indique que les inhibiteurs précédemment étudiés chez l’homme pénètrent dans le système nerveux central (SNC). Pour évaluer le potentiel de l’inhibition de RIPK1 en tant que thérapeutique pour les maladies neurodégénératives chroniques, il est nécessaire d’étudier la pharmacocinétique (PK), la pharmacodynamique (PD) et le profil de sécurité d’une molécule capable d’entrer dans le SNC à des concentrations efficaces.

DNL104 est un inhibiteur sélectif de l’activité de RIPK1 pénétrable dans le SNC, développé par Denali Therapeutics en tant que traitement potentiel de la maladie neurodégénérative. Denali, une société de biotechnologie spécialisée dans le SNC, est composée de vétérans de Genentech, et a adhéré au programme RIK1 en 2016 grâce à l’acquisition d’Incro Pharmaceuticals. Sanofi a déboursé 125 millions de dollars (110 millions d’euros) en fin 2018 pour une participation dans deux inhibiteurs de RIPK1 en développement à Denali. L’accord couvre de petites molécules conçues pour traiter plusieurs maladies inflammatoires neurodégénératives et systémiques.

Quelles sont les connaissances actuelles sur le sujet?

L’inhibition de la phosphorylation de RIP K 1 montre une protection contre la pathologie et l’inflammation in vitro et chez l’animal, induite par divers défis, y compris dans les modèles animaux atteints de maladie du SNC (AD et ALS).

Quelle question cette étude a-t-elle abordée?

Les effets sur l’innocuité, la tolérabilité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de l’inhibiteur D NL104 du RIP1 kinase pénétrant dans le SNC ont été testés dans le cadre d’essais randomisés contrôlés par placebo à doses croissantes et croissantes.

Qu’est-ce que cette étude ajoute à nos connaissances?

Les résultats montrent que DNL104 inhibe la phosphorylation de RIPK1 chez des volontaires sains en bonne santé sans effet sur la sécurité du système nerveux central, mais des problèmes de toxicité hépatique ont été soulevés dans l’étude à doses croissantes multiples, dans laquelle 37,5% des sujets (6 sujets) ont développé des tests de la fonction hépatique élevés. liés au médicament, dont 50% (3 sujets) ont été classés dans la catégorie induisant une lésion du foie induite par le médicament (DILI).

Pourquoi s’intéresser à la nécroptose?

En 2014, on savait déjà depuis longtemps que l’origine de la SLA n’était pas dans les neurones moteurs, mais dans d’autres cellules. Mais 8 ans après la découverte de TDP-43 et 3 ans après la découverte de C9orf72, la plupart des connaissances sur les mécanismes de la dégénérescence de motoneurone dans la SLA provenaient toujours d’études sur les modèles de souris de type SOD1. Une conclusion claire de ces études est que les cellules non neuronales jouent un rôle critique dans la neurodégénérescence liée aux mutations de SOD1. En effet, la présence de cellules gliales saines retardait considérablement l’apparition de la dégénérescence des motoneurones, augmentant de 50 % la durée de vie sans maladie.

Depuis les travaux du groupe Jean-Pierre Julien en 2005, il a été suggéré à plusieurs reprises que les interneurones, les cellules de Schwann myélinisantes du système nerveux périphérique et les cellules endothéliales du système vasculaire pouvaient être à l’origine de la SLA. Mais d’autres études ont suggéré au contraire que les astrocytes pouvaient provoquer une dégénérescence spontanée des motoneurones. Par exemple en 2003, des chercheurs dirigés par Don Cleveland de l’Université de Californie à San Diego ont impliqué les astrocytes dans la mort des motoneurones, en montrant qu’administrer SOD1 à ces cellules non neuronales entraînait toujours une maladie du motoneurone.

Une recherche agnostique sur la cause de la SLA

D’habitude quand un scientifique décide de monter une expérience, c’est qu’il veut tester une hypothèse. L’hypothèse, elle-même repose sur un modèle de la maladie. Une nouvelle tendance en biologie est de faire de la recherche, sans avoir une idée préconçue (le modèle de la maladie). On estime que c’est une façon, certes difficile, d’obtenir des résultats que l’on n’aurait pas pu obtenir en procédant classiquement.

Afin de déterminer si les astrocytes de patients atteints de sALS peuvent tuer les motoneurones indépendamment sans être exposés à SOD1, le groupe de Przedborski décide d’étudier la mixité de différents types de cellules après qu’elles eurent été exposées à la SLA, sans préjuger de ce qui cause la SLA. Pour cela ils décident de concevoir « leur » modèle in-vitro de la SLA. Cet article qui est bien cité (100 fois) contredit cependant nombre d’autres études.

Diane Re et Virginia Le Verche isolent des astrocytes issus de cortex moteur post mortem et de tissu de la moelle épinière de six patients sALS et de 15 témoins. Elles se rendent compte qu’après un mois de culture, que les astrocytes ont dominé les autres cultures. Les chercheurs ont ensuite mélangé ces astrocytes à des motoneurones dérivés de cellules souches embryonnaires humaines. Alors que les neurones prospéraient lorsqu’ils cohabitaient avec des astrocytes de témoins non-sALS, leur nombre a commencé à chuter après seulement quatre jours de culture avec des astrocytes sALS. Tout cela montre clairement que les astrocytes de patients atteints de SALS tuent spécifiquement les motoneurones, contrairement aux astrocytes de contrôle.

D’autres types de neurones que les motoneurones étaient cependant résistants aux signaux délétères délivrés par les astrocytes sALS, et par ailleurs les fibroblastes de patients atteints de sALS ne détruisaient pas non plus les motoneurones, ce qui indiquait que la relation toxique était spécifique aux astrocytes et aux motoneurones sALS. Pour déterminer le rôle de SOD1 les chercheurs ont inhibé l’expression de cette protéine dans les astrocytes en utilisant quatre petits ARN en épingle à cheveux. Le traitement n’a pas réussi à protéger les motoneurones. La diminution de l’expression de TDP-43 dans les astrocytes, ne les a pas sauvés non plus.

Une recherche controversée

Ces résultats contredisent une étude menée par une équipe de Brian Kaspar, qui a révélé que les astrocytes dérivés de cellules progénitrices neurales prélevées chez des patients atteints de sALS avaient besoin de SOD1 pour détruire les motoneurones, même si les patients atteints de sALS ne présentaient aucune mutation de ce gène (Haidet-Phillips et al. , 2011). Mais en 2014, dans le même numéro que la publication du groupe de Przedborski, le groupe de Haidet-Phillips publie un article1 qui est très similaire à celui du groupe de Przedborski, sauf qu’il incrimine NF-κB et donc un mécanisme d’apoptose plutôt que de nécroptose, mais en tout cas SOD1 n’est plus supposé être la cause première de la SLA.

Pour cette équipe-ci l’inactivation de SOD1 dans les astrocytes humains de patients atteints de SALS ne permet pas de préserver les motoneurones. Comment les astrocytes de SLA deviennent-ils toxiques reste complètement obscur. Aucune mutation connue liée à la SLA n’a été identifiée dans leurs échantillons et pourtant le phénotype toxique a persisté même après plusieurs passages des astrocytes adultes en culture. Les auteurs suggèrent que la nécroptose est le mode dominant de la mort cellulaire dans leur modèle in vitro de sALS.

En 2019 il est difficile de dire qui a raison entre toutes ces études contradictoires. L’apoptose et la nécroptose sont des mécanismes majeurs de la mort cellulaire qui entraînent généralement des réponses immunitaires opposées. La mort par apoptose conduit habituellement à des réponses immunologiquement silencieuses, tandis que la mort par nécroptose libère des molécules qui favorisent l’inflammation, un processus appelé nécro-inflammation.

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Ce livre retrace les principales réalisations de la recherche sur la SLA au cours des 30 dernières années. Il présente les médicaments en cours d’essai clinique ainsi que les recherches en cours sur les futurs traitements susceptibles d’ici quelques années, d’arrêter la maladie et de fournir un traitement complet en une décennie ou deux.

Maîtriser le cancer du pancréas, avant qu'il ne devienne métastatique est difficile. En effet le cancer du pancréas ne provoque souvent aucun symptôme jusqu'à ce qu'il se soit propagé au-delà du pancréas.

Une équipe du Garvan Institute of Medical Research en Australie a découvert une méthode par laquelle les cellules cancéreuses du pancréas se propagent et se protègent de la chimiothérapie, Cette découverte pourrait déboucher sur une nouvelle approche à deux volets pour traiter la maladie.

Certaines tumeurs du pancréas surproduisent du perlecan, un type de protéine qui aide les cellules cancéreuses à modifier la matrice cellulaire (le tissu qui comtient les tumeurs). Ce remodelage de l'environnement de la tumeur permet aux cellules cancéreuses de se déplacer vers d'autres parties du corps. L’équipe du Garvan Institute a abaissé les niveaux de perlécane dans des modèles murins de cancer du pancréas et a observé une diminution de la propagation du cancer et une amélioration de la réponse à la chimiothérapie. Ils ont rapporté leurs résultats dans la revue Nature Communications.

Les chercheurs ont extrait des cellules appelées fibrobasts, qui produisent une grande partie de la matrice, à partir des deux types de tumeurs et les ont mélangées avec les cellules cancéreuses. Ils ont découvert que, lorsqu'ils ajoutaient des fibroblastes provenant de tumeurs pancréatiques métastatiques à des cellules cancéreuses provenant de tumeurs non métastatiques, les tumeurs qui ne se propageaient pas auparavant, commencaient alors à migrer.

"Nos résultats suggèrent que certaines cellules cancéreuses du pancréas peuvent éduquer les fibroblastes dans et autour de la tumeur, a déclaré l'auteur principale Claire Vennin, Ph.D., désormais chercheuse postdoctorale à l'Institut néerlandais du cancer, dans un communiqué. "Cela permet aux fibroblastes de remodeler la matrice et d'interagir avec d'autres cellules cancéreuses moins agressives de manière à soutenir la capacité de propagation des cellules cancéreuses."

L'équipe de recherche dirigée par Garvan a utilisé l'édition de gènes pour réduire les niveaux de perlécane dans des modèles de souris et des outils d'imagerie en direct pour suivre des cellules cancéreuses individuelles. Cela leur a permis de suivre en temps réel le ralentissement de la propagation des cellules cancéreuses ainsi que l'amélioration de leur réponse à la chimiothérapie.Cette découverte, suggère une stratégie d'inhibition des fibroblastes co-localisés avec les tumeurs pancréatiques agressives, puis d'appliquer une chimiothérapie. Vennin et ses collègues pensent qu'il sera possible d'identifier les modifications génétiques des tumeurs du pancréas qui les rendent agressives, puis de cibler les fibroblastes chez les patients traités par des traitements réduisant le perlécan. Une telle stratégie pourrait potentiellement les rendre "plus sensibles aux traitements actuellement approuvés, ce qui changerait considérablement la façon dont nous traitons ce cancer agressif", a-t-elle déclaré.

Un certain nombre de stratégies combinées sont en cours de traitement du cancer du pancréas, bien que des échecs notables se soient produits récemment. Le mois dernier, Boston Biomedical a annoncé l’arrêt de l’essai de phase 3 de son médicament expérimental, la napabucasine, aux côtés de deux médicaments de chimiothérapie, en raison d’un manque d’efficacité.

En août, la FDA a approuvé un nouveau traitement à ciblage moléculaire appelé pexidartinib (Turalio) pour traiter certains adultes atteints de tumeur à cellules géantes ténosynoviales, en particulier ceux dont la tumeur était la cause de graves problèmes de morbidité ou de limitations fonctionnelles et qui ne pouvait pas être opéré.

Les tumeurs à cellules géantes ténosynoviales

Les tumeurs à cellules géantes ténosynoviales sont un groupe de tumeurs rares qui apparaissent dans et autour des articulations et des tendons. Bien que ces tumeurs soient bénignes, elles endommagent les articulations, entraînant douleur, gonflement et limitation du mouvement de l'articulation.

Il a été démontré que certaines cellules des tumeurs à cellules géantes ténosynoviales hébergent des translocations chromosomiques menant à la surproduction d'une protéine appelée CSF1, qui attire un grand nombre de cellules immunitaires. Les cellules immunitaires qui s'accumulent forment la majeure partie de la tumeur et endommagent les tissus environnants. Le pexidartinib cible la protéine à laquelle CSF1 se fixe à la surface des cellules immunitaires, CSF1R, empêchant ainsi CSF1 d’attacher et de recruter les cellules immunitaires à la tumeur.

Le pexidartinib a été approuvé pour le traitement des tumeurs ténosynoviales à cellules géantes après un essai clinique randomisé de phase III selon lequel 38% des patients ayant reçu le traitement à ciblage moléculaire présentaient une réduction totale ou partielle de la tumeur, par rapport à aucun patient recevant le placebo.

Effets indésirables du pexidartinib

Les données, publiées récemment dans Lancet Oncology, ont également montré que sept patients avaient arrêté le pexidartinib en raison d'effets indésirables liés au foie. En conséquence, la FDA a demandé que les informations de prescription pour le pexidartinib incluent un avertissement encadré sur le risque d'atteinte hépatique grave et potentiellement mortelle et que le pexidartinib ne soit disponible que par le biais d'un programme de stratégie d'évaluation et d'atténuation des risques, qui oblige les prestataires de soins de santé utilisant pexidartinib être spécialement certifié.

Entrectinib a été autorisé pour lutter contre la fusion du gène NTRK, et contre le cancer du poumon non à petites cellules

La semaine dernière, la FDA (Food and Drug Administration) des États-Unis a approuvé l’entrectinib (Rozlytrek), a été approuvé pour le traitement des adultes et des adolescents âgés de 12 ans et plus dont le cancer est associé à la fusion du gène NTRK et qui n’ont pas d’autre option de traitement efficace, ainsi que contre le cancer du poumon non à petites cellules.

Un médicament anti-cancéreux à large spectre

L'entrectinib est le deuxième médicament à ciblage moléculaire à être approuvé pour une utilisation basée sur un biomarqueur commun à différents types de cancers plutôt que sur l'organe d'origine du cancer. C'est également le troisième traitement anticancéreux à être approuvé pour une utilisation de cette manière agnostique avec les tissus.

Le premier traitement anticancéreux approuvé pour une telle utilisation était le pembrolizumab (Keytruda), un médicament immunothérapeutique, en mai 2017, destiné au traitement de certains patients présentant des tumeurs solides positives pour des biomarqueurs connus sous le nom d'instabilité microsatellite - niveau de réparation élevé ou mismatch.

Le larotrectinib (Vitrakvi), en novembre 2018, a été le deuxième médicament anticancéreux et le premier thérapeutique à cibler moléculaire approuvé pour un tel usage. Il était destiné au traitement des enfants et des adultes atteints de tumeurs solides dont le test de fusion du gène NTRK était positif.

L’entrectinib, comme le larotrectinib, cible trois protéines apparentées, TRKA, TRKB et TRKC, codées par les gènes NTRK1, NTRK2 et NTRK3, respectivement. Entrectinib cible également les protéines ROS1 et ALK.

Fusion du gène NTRK

Les recherches ont montré que les altérations génétiques connues sous le nom de translocations chromosomiques impliquant les trois gènes NTRK et conduisant à la production de protéines de fusion TRK entraînent la croissance de jusqu'à 1% de toutes les tumeurs solides. Ces tumeurs solides englobent un large éventail de types de cancers qui surviennent chez les adultes et les enfants, y compris de nombreux cancers rares, tels que le carcinome sécrétoire mammaire analogue de la glande salivaire, le fibrosarcome infantile et le cholangiocarcinome.

L’approbation d’entrectinib pour le traitement des tumeurs solides positives à la fusion du gène NTRK repose sur des données intégrées provenant de 54 patients inscrits à l’un des nombreux essais cliniques de phase I et de phase II.

Les données, présentées lors du congrès 2018 de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO), ont montré que sur 54 patients atteints de tumeurs solides positives à la fusion du gène NTRK traitées par entrectinib, 4 patients (7,4%) présentaient une réduction complète de la tumeur et 27 patients ( 50%) avaient un retrait partiel de la tumeur. Une contraction tumorale a été rapportée pour divers types de cancer, notamment le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), le carcinome sécrétoire mammaire analogue des glandes salivaires, le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de la thyroïde, le cancer du pancréas et les sarcomes.

Cancer du poumon non à petites cellules

Parallèlement à l’approbation de l’entrectinib pour le traitement des tumeurs solides positives à la fusion du gène NTRK, la FDA a également approuvé le traitement destiné aux adultes atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) métastatique dont le résultat est positif aux mutations du gène ROS1.

Cette approbation était basée sur les données de 51 patients atteints de CBNPC métastatique ROS1-positif traités par entrectinib dans le cadre de plusieurs essais cliniques de phase I et de phase II. Trois des patients (6%) avaient un rétrécissement complet de la tumeur et 37 (72%) avaient un rétrécissement partiel de la tumeur. Le rétrécissement de la tumeur a persisté pendant 12 mois ou plus chez 22 patients.

Mécanisme d'action

Les réarrangements de gènes, conduisant à l'expression de récepteurs de tyrosine kinase de fusion activés de manière constitutive, ont été de plus en plus identifiés comme une caractéristique commune des tumeurs malignes au cours des trois dernières décennies, et le succès a été démontré en utilisant ces réarrangements comme cibles du développement de médicaments.

L'expression de telles fusions de gènes dans une tumeur peut créer un phénomène appelé «addiction oncogène» dans lequel la tumeur devient dépendante de la signalisation par la voie de la kinase aberrante, rendant ainsi sa survie et sa prolifération continue extrêmement sensibles à l'inhibition ciblée avec un inhibiteur de tyrosine kinase à petite molécule.

L'expression des protéines codées par ces gènes de fusion de tyrosine kinase peut, dans la plupart des cas, fonctionner de manière indépendante en tant que facteurs oncogènes, capables d'activer des voies critiques en aval impliquées dans le phénotype malin.

L'entrectinib est un inhibiteur sélectif de la tyrosine kinase avec une spécificité, pour l'ensemble des trois protéines Trk (codées respectivement par les gènes NTRK1, 2 et 3), ainsi que pour les récepteurs à tyrosine kinase ROS1 et ALK, respectivement. Le médicament est administré par voie orale, une fois par jour.

Et après l’entrectinib?

Lors de la réunion annuelle de l'AACR, en 2019, les chercheurs ont annoncé qu'un médicament de deuxième génération, LOXO-195, ciblant TRK, semble prometteur contre les tumeurs qui acquièrent une résistance aux traitements de première génération, tels que l'entrectinib.

LOXO-195 est l'un des nombreux traitements anticancéreux agnostiques pour les tissus en cours de développement, comme souligné dans un précédent article de ce blog, soulignant à quel point cette approche du traitement du cancer deviendra importante à l'avenir.

Fedratinib a été approuvé pour la myélofibrose

La myélofibrose est une maladie qui se développe généralement lentement. Des cellules sanguines et des fibres anormales s'accumulent à l'intérieur de la moelle osseuse, entraînant une anémie, qui à son tour provoque fatigue, faiblesse et essoufflement. En outre, pour compenser le faible nombre de cellules sanguines produites dans la moelle osseuse, la rate commence à fabriquer des cellules sanguines, ce qui provoque un grossissement spectaculaire de la rate, une maladie connue sous le nom de splénomégalie.

Chez de nombreux patients atteints de myélofibrose, la maladie est provoquée par des mutations du gène JAK2.

Les inhibiteurs de Janus kinase (JAK)

Les inhibiteurs de Janus kinase, également appelés inhibiteurs de JAK ou jakinibs, sont un type de médicament qui inhibe l'activité d'un ou de plusieurs des enzymes de la famille des Janus kinases (JAK1, JAK2, JAK3, TYK2), en interférant ainsi avec la voie de signalisation JAK-STAT. Ces inhibiteurs ont une application thérapeutique dans le traitement du cancer et des maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde. Leur utilisation présente un intérêt pour diverses affections cutanées. Les inhibiteurs de JAK3 sont intéressants comme traitement possible de diverses maladies auto-immunes car ses fonctions sont principalement limitées aux lymphocytes. Il y a actuellement 7 médicaments de ce type, qui sont autorisés à la vente et 7 autres sont en cours d'essais cliniques.

Fedratinib est un inhibiteur de JAK-2

Fedratinib a montré lors d'un essai clinique randomisé de phase III qu'il pouvait réduire de manière significative le volume de la rate et les symptômes liés à la myélofibrose.

La FDA a donc approuvé ce nouveau traitement pour le traitement de certains adultes atteints de myélofibrose, en particulier ceux présentant un risque primaire ou secondaire de niveau 2 ou élevé de myélofibrose(post-polycythémie virale ou thrombocytémie post-essentielle). La myélofibrose primitive, la polycythémie vraie et la thrombocytémie essentielle font partie d'un groupe de six maladies, notamment la leucémie myéloïde chronique, appelée néoplasie myéloproliférative chronique.

Fedratinib (nom commercial Inrebic) est un inhibiteur semi-sélectif du Janus kinase 2 (JAK-2) disponible par voie orale mis au point pour le traitement des patients atteints de maladies myéloprolifératives, notamment la myélofibrose. Une activité significativement moindre a été observée contre d'autres tyrosine kinases. Dans les cellules traitées, l'inhibiteur bloque la signalisation cellulaire en aval (JAK-STAT), ce qui entraîne la suppression de la prolifération et l'induction de l'apoptose.

Développement du Fedratinib (Inrebic)

Fedratinib a été découvert à l'origine à TargeGen. En 2010, Sanofi-Aventis a acquis TargeGen et poursuivi le développement du fedratinib jusqu'en 2013. En 2016, Impact Biomedicines a acquis les droits sur le fedratinib de Sanofi et poursuivi son développement pour le traitement du myélofibrose et de la polycythémie virale. En janvier 2018, les droits du médicament ont été transférés à Celgene lors de l'achat d'Impact Biomedicines.

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Ce livre retrace les principales réalisations de la recherche sur la SLA au cours des 30 dernières années. Il présente les médicaments en cours d’essai clinique ainsi que les recherches en cours sur les futurs traitements susceptibles d’ici quelques années, d’arrêter la maladie et de fournir un traitement complet en une décennie ou deux.

Etat de la recherche sur la sclérose en plaques

Une grande partie de la recherche actuelle sur la sclérose en plaques est centrée sur la reconstruction de la myéline, la gaine protectrice entourant les neurones qui se décompose en cas de maladie et d’autres troubles neurodégénératifs.

Des scientifiques du système de santé VA Maryland et de la faculté de médecine de l'Université du Maryland ont déclaré au début de l'année qu'ils avaient constaté des résultats précliniques prometteurs, par exemple pour les cellules souches produisant des mélanocytes. Une équipe de l’Université de Chicago s’emploie à réorienter Wytensin, un ancien médicament contre l’hypertension artérielle, en raison de ses propriétés de protection de la myéline.

Les cellules T CD8 du système immunitaire sont bien connues pour leur capacité à éradiquer le cancer. Mais des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Stanford ont peut-être découvert un autre rôle pour ces lymphocytes T: ils peuvent également tuer des cellules immunitaires égarées responsables de la sclérose en plaques.

Faire de la recherche, sans modèle pré-existant

Dans la plupart des cas, les chercheurs ignorent quelles molécules sont à l’origine des maladies auto-immunes, la sclérose en plaques ne fait pas exception. Mais les scientifiques peuvent déclencher une maladie similaire chez les souris en leur injectant un petit morceau, ou peptide, d'une protéine appelée glycoprotéine de la myéline oligodendrocyte, ou MOG. Les souris atteintes, développent une paralysie, tout comme les patients atteints de sclérose en plaques.

Les chercheurs ont utilisé ce modèle murin de la maladie pour étudier le comportement de différentes cellules immunitaires au cours de l'auto-immunité. Ils ont suivi l'abondance de diverses classes de cellules immunitaires chez des souris ayant reçu une injection de MOG.

Ils ont découvert que le nombre de cellules T, qui ordonnent l'échelle et la stratégie globales derrière chaque réponse immunitaire, a augmenté et diminué de façon cyclique. Le séquençage de l'ADN a montré que ces ondes étaient chacune constituées de groupes de cellules identiques - un indice important.

Mais à quoi s'intéressent les cellules T dans les sclérose en plaques?

«Lorsque les cellules T rencontrent un agent pathogène, les cellules uniques qui reconnaissent une partie de l’agent pathogène, produisent de nombreuses copies d’elles-mêmes», a déclaré Naresha Saligrama, une chercheuse impliquée dans l’étude. "Cela a suggéré qu'une population spécifique de cellules répondaient."

Mais à quoi répondaient ces cellules T? Saligrama a d'abord testé le suspect le plus évident: MOG. Elle a exposé les cellules à 350 peptides dérivés de MOG. Mais alors que MOG provoquait la prolifération de certaines cellules T, il existait un groupe de cellules T CD8 qui ne répondait à aucun des peptides.

Les chercheurs se sont donc lancé dans une quête beaucoup plus large: ils ont testé environ 5 milliards de peptides. Ils ont utilisé une technique moléculaire connue sous le nom d'affichage de levure pour générer un ensemble de peptides attachés à des cellules de levure individuelles.

«Nous demandons aux cellules T, au fur et à mesure que la maladie progresse, ce qui les intéresse », a déclaré Davis. "Nous n'essayons pas de deviner ou de formuler des hypothèses sur ce qu'ils reconnaissent."

Deux peptides semblent associés à la sclérose en plaque

Les chercheurs ont découvert que deux peptides sont reconnus par les cellules T CD8 impliquées dans la maladie. Pour comprendre le rôle de ces peptides, ils les ont injectés à des souris avant, après ou à côté de MOG. Puisque les cellules T CD8 sont principalement connues pour tuer les cellules cancéreuses et infectées, les scientifiques s’attendaient à ce que leur activation aggrave la maladie.

Ils avaient tort. Lorsque les chercheurs ont injecté des protéines peptidiques à des souris pour augmenter leurs niveaux de lymphocytes T CD8, la gravité de leurs symptômes de sclérose en plaques a diminué, ont-ils rapporté dans le journal Nature. Lorsqu'ils ont effectué un test similaire sur des cellules prélevées chez des patients atteints de sclérose en plaques, ils ont observé le même phénomène. C’était exactement le contraire de ce à quoi ils s’attendaient.

Cette découverte surprenante a obligé les chercheurs à découvrir une idée avancée dans les années 1970: certaines cellules T CD8 sont immunosuppressives. Après une vague d'intérêt initiaux et d'articles prometteurs, la confiance dans les cellules T CD8 suppressives a coulé une fois que les spéculations ont dépassé les données réelles.

"Les cellules T CD8 suppressives ont fait pour l'immunologie ce que le Titanic a fait pour l'industrie des croisières", a déclaré Davis.

Et après, comment faire progresser la recherche sur la sclérose en plaques?

"Il y a un sous-ensemble de cellules T CD8 qui a une fonction suppressive", a déclaré l'auteur principal Mark Davis, Ph.D., professeur de microbiologie et d'immunologie à Stanford, dans un communiqué. "Si nous pouvions mobiliser ces cellules pour qu'elles fonctionnent plus efficacement chez les patients auto-immunitaires, nous aurions un nouveau traitement pour des maladies telles que la sclérose en plaques ".

La prochaine étape pour l’équipe de Stanford consiste à essayer de déterminer quels lymphocytes T CD8 sont reconnus dans la sclérose en plaques pour qu’ils réagissent de manière thérapeutique. Les chercheurs s'intéressent également au rôle des cellules T CD8 dans d'autres troubles, notamment la maladie cœliaque.

La FDA a étendu l'usage des médicaments anti-cancéreux suivants en 2019

Cyramza

Le ramucirumab antiangiogénique (Cyramza) a été approuvé pour le traitement des patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire, le type de cancer du foie le plus répandu, en cas de progression malgré le traitement par un autre antiangiogène appelé sorafénib (Nexavar). Le ramucirumab était précédemment approuvé pour traiter certains patients atteints de trois autres types de cancer, les cancers colorectal, du poumon et de l'estomac.

Bavencio

L'avelumab immunothérapeutique (Bavencio) a été approuvé en association avec l'axitinib antiangiogénique (Inlyta) pour le traitement initial des patients atteints d'un carcinome rénal avancé, le type de cancer du rein le plus répandu. Avelumab était précédemment approuvé pour traiter certains patients atteints de deux autres types de cancer, le cancer de la vessie et le carcinome à cellules de Merkel.

Revlimid

Le lénalidomide à visée moléculaire ciblée (Revlimid) a été approuvé en association avec le rituximab (Rituxab), une immunothérapie pour le traitement de patients atteints d'un lymphome folliculaire ou d'un lymphome en zone marginale ayant progressé malgré un traitement antérieur. La lénalidomide avait déjà été approuvée pour traiter certains patients atteints de deux autres types de cancer, le lymphome à cellules du manteau et le myélome multiple.

Keytruda

Le pembrolizumab (Keytruda) est une immunothérapie qui a été approuvé pour le traitement des patients atteints d'un carcinome épidermoïde récurrent, localement avancé ou métastatique de l'œsophage, dont le test positif pour la protéine PD-L1 a progressé malgré le traitement par au moins un autre traitement systémique. Le pembrolizumab était précédemment approuvé pour traiter certains patients atteints de 11 autres types de cancer, y compris le mélanome et le cancer du poumon, ainsi que pour traiter les patients présentant tout type de tumeur solide caractérisé par la présence d'un déficit en MSI élevé ou en ROR.

Alpelisib

Alpelisib cible la phosphatidylinositol 3-kinase (PI3K) alpha, qui joue un rôle important dans la multiplication et la survie des cellules. La recherche a montré que les mutations du gène PIK3CA, qui code la protéine PI3K-alpha, favorisent la multiplication et la survie d'environ 40% des cancers du sein à récepteurs hormonaux positifs, HER2-négatifs. Alpelisib est devenu le premier traitement thérapeutique approuvé ciblé PI3K-alpha pour le traitement du cancer du sein. Son utilisation en association avec le fulvestrant a été spécifiquement approuvée pour le traitement du cancer du sein HER2 négatif à HER2 négatif, avancé ou métastatique, avec cancer du sein avancé ou métastatique, qui a donné des résultats positifs pour les mutations de PIK3CA et qui a progressé pendant ou après le traitement endocrinien.

Polatuzumab vedotin-piiq

Polatuzumab vedotin-piiq est un conjugué anticorps-médicament destiné au traitement d'un cancer du sang commun, le lymphome diffus à grandes cellules B. Il comprend l'agent cytotoxique monométhyl auristatin E attaché à un anticorps qui cible CD79b, une protéine qui se trouve à la surface de cellules de lymphome B diffus à grandes cellules. Polatuzumab vedotin-piiq a été spécifiquement approuvé pour une utilisation en association avec la bendamustine chimiothérapeutique cytotoxique et le rituximab immunothérapeutique destiné au traitement des adultes atteints d'un lymphome à grandes cellules B n'ayant pas répondu ou ayant récidivé après deux autres traitements.

Selinexor

Selinexor cible une protéine appelée XPO1, qui est présente à des niveaux élevés dans les cellules de myélome multiple. Il a été approuvé pour le traitement des patients atteints de myélome multiple dont la maladie a récidivé à la suite d'un traitement par au moins deux inhibiteurs du protéasome, ou au moins deux agents immunomodulateurs et un immunothérapeutique ciblant CD38.

Darolutamide

Le darolutamide cible le récepteur des androgènes chez les patients atteints d'un cancer de la prostate. Ce faisant, il prive les cellules cancéreuses de la prostate des androgènes (hormones telles que la testostérone) qui alimentent leur croissance. Le darolutamide est devenu le troisième médicament approuvé par la FDA en raison de sa capacité à retarder l'évolution du cancer de la prostate vers un stade métastatique. Les deux autres, l'apalutamide (Erleada) et l'enzalutamide (Xtandi), ont été approuvés en 2018. Ces trois agents thérapeutiques sont spécifiquement approuvés pour le traitement du cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration.

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