Le cancer se développe lorsque les cellules du corps acquièrent des mutations qui leur permettent de croître et de se diviser rapidement et de façon incontrôlable. À un certain stade de la maladie, ces cellules cancéreuses développent la capacité de se propager dans tout le corps. Ce processus de propagation, appelé métastase, est responsable de la plupart des décès liés au cancer chez l'homme, et pourtant il n’y a aucun traitement ciblant le processus de métastase.

De nombreuses études ont examiné des échantillons cliniques humains et/ou des lignées cellulaires dérivées de tumeurs pour discerner les mécanismes de métastases, et elles ont identifié des gènes spécifiques ainsi que le rôle du microenvironnement tumoral.

Il est à noter que des rapports anecdotiques suggèrent que des métastases peuvent survenir lors de circonstances qui favoriseraient l'inflammation telles que la chirurgie (Tohme et al., 2017) ou lors d'une infection (Smith et Kang, 2013). Les auteurs de l’étude suivante ont découvert que les protéines MYC et TWIST1 entraînent des métastases en activant un programme de transcription dans les cellules cancéreuses qui induit des cytokines qui à leur tour permettent le recrutement et la polarisation des macrophages.

enter image description here Cellules cancéreuses du foie avec des niveaux élevés de MYC (rouge) et TWIST1 se propageant dans un poumon infiltré de macrophages (verts) qui ont été convertis en un état favorable aux tumeurs. Crédit d'image: Nia Adeniji (CC BY 4.0)

Myc est un proto-oncogène qui est sur-exprimé dans certains cancers humains. Quand il est soumis à des mutations ou à une sur-expression, il stimule la prolifération des cellules et se conduit comme un oncogène.

TWIST1 est un facteur de transcription qui chez l'homme est codé par le gène TWIST1, il est impliqué dans le processus de métastase. L'inactivation de Twist par de petits ARN interférents ou une approche chimiothérapeutique a été démontrée in vitro. La thymoquinone, qui est isolé à partir de Nigella sativa (cumin noir), régule à la baisse le facteur de transcription TWIST1.

Cependant, à ce jour, il existe très peu de modèles in vivo où peut être étudiée la progression d'un cancer non métastatique vers un cancer métastatique. Les chercheurs ont donc généré un nouveau modèle de métastase de souris transgénique conditionnelle qui présente des caractéristiques complémentaires aux systèmes modèles existants.

Cet animal modèle développe systématiquement un carcinome hépatocellulaire, ou hépatocarcinome. C'est le type de cancer du foie primaire le plus fréquent chez les adultes et la cause de décès la plus fréquente chez les personnes atteintes de cirrhose Leur nouveau modèle leur a permis d’étudier les interactions tumeur-hôte lors d'une progression maligne chez un hôte immunocompétent. Dans leur modèle, plus de 90% des souris développent de façon prévisible des métastases extrahépatiques. Ils ont pensent que leur modèle a une pertinence générale pour tous les cancers humain et qu’il sera utile pour développer de nouvelles thérapies bloquant les métastases cancéreuses.

Sur cet animal modèle de la métastase, les chercheurs ont démontré que l'expression de MYC et de Twist1 est nécessaire pour déclencher la métastase. Ils ont découvert que MYC et Twist1 se lient aux promoteurs des gènes Ccl2 et Il13 humains et souris. MYC et Twist1 se coordonnent pour réguler un ensemble de cytokine, comprenant Ccl2 et Il13, qui sont tous deux nécessaires et suffisants pour provoquer des métastases.

Leurs résultats suggèrent que MYC et Twist1 peuvent contribuer aux métastases par un mécanisme transcriptionnel d'induction d'un cytokinome qui active les macrophages. Ils notent que leurs observations concordent avec une multitude de rapports selon lesquels l'immunité innée contribue aux métastases.

Ils proposent comme une explication générale possible de leurs résultats que la surexpression de MYC et TWIST1 dans une tumeur, active un programme embryonnaire d'activation des cellules immunitaires innées et d'invasion cellulaire. En effet MYC et TWIST1 coopèrent pendant l'embryogenèse. Il a également été démontré que ces deux facteurs de transcription modulent l'inflammation de manière transcriptionnelle pendant l'embryogenèse. Les changements de microenvironnement induits par l’inflammation, sont nécessaires pour permettre aux cellules mésodermiques de migrer vers leur destination.

Les chercheurs suggèrent que la thérapie personnalisée qui combine l'inhibition de CCL2 et d'IL13 est susceptible d'être efficace et que la stratification des patients en fonction de l'expression des cytokines pourrait aider à orienter le traitement.

Cancer develops when cells in the body acquire mutations that allow them to grow and divide quickly and uncontrollably. At some stage of the disease, these cancer cells develop the ability to spread throughout the body. This spreading process, called metastasis, is responsible for most cancer-related deaths in humans, yet there is no treatment targeting the metastasis process.

Numerous studies have examined human clinical samples and/or tumor-derived cell lines to discern the mechanisms of metastasis, and have identified specific genes as well as the role of the tumor micro-environment.

It should be noted that anecdotal reports suggest that metastases may occur under circumstances that would promote inflammation such as surgery (Tohme et al., 2017) or during an infection (Smith and Kang, 2013). The authors of the following study discovered that the proteins MYC and TWIST1 cause metastases by activating a transcription program in cancer cells which induces cytokines which in turn allow recruitment and polarization of macrophages.

enter image description here Liver cancer cells with high levels of MYC (red) and TWIST1 spreading into an infiltrated lung of macrophages (green) that have been converted to a tumor-friendly state. Image credit: Nia Adeniji (CC BY 4.0)

Myc is a proto-oncogene that is over-expressed in certain human cancers. When subjected to mutations or overexpression, it stimulates cell proliferation and behaves like an oncogene.

TWIST1 is a transcription factor which in humans is encoded by the TWIST1 gene and is involved in the metastasis process. Inactivation of Twist by small interfering RNAs or a chemotherapeutic approach has been demonstrated in vitro. Thymoquinone, which is isolated from Nigella sativa (black cumin), downregulates the transcription factor TWIST1.

However, to date, there are very few in vivo models in which the progression from non-metastatic cancer to metastatic cancer can be studied. The researchers therefore generated a new model of conditional transgenic mouse metastasis that has characteristics that are complementary to existing model systems. This model animal systematically develops hepatocellular carcinoma, or hepatocarcinoma.

It is the most common type of primary liver cancer in adults and the most common cause of death in people with cirrhosis Their new model has allowed them to study tumor-host interactions during malignant progression in an immunocompetent host. In their model, more than 90% of the mice predictably develop extrahepatic metastases. They believed that their model has general relevance for all human cancers and that it will be useful in developing new therapies that block cancer metastases.

In this animal model of metastasis, the researchers demonstrated that the expression of MYC and Twist1 is necessary to trigger metastasis. They discovered that MYC and Twist1 bind to promoters of the human and mouse Ccl2 and Il13 genes. MYC and Twist1 coordinate to regulate a set of cytokines, including Ccl2 and Il13, which are both necessary and sufficient to cause metastasis.

Their results suggest that MYC and Twist1 may contribute to metastases by a transcriptional induction mechanism of a cytokinoma which activates macrophages. They note that their observations are consistent with a multitude of reports that innate immunity contributes to metastasis.

They propose as a possible general explanation of their results that the overexpression of MYC and TWIST1 in a tumor, activates an embryonic program of activation of innate immune cells and of cellular invasion. Indeed MYC and TWIST1 cooperate during embryogenesis. These two transcription factors have also been shown to modulate inflammation transcriptionally during embryogenesis. The microenvironmental changes induced by inflammation are necessary to allow mesodermal cells to migrate to their destination.

Researchers suggest that personalized therapy that combines inhibition of CCL2 and IL13 is likely to be effective, and that stratification of patients by cytokine expression may help guide treatment.

Placental invasion into the maternal endometrium of the uterus has substantial similarities with the early spread of cancer in the stroma (the part of a tissue or organ with a structural or connective role). These similarities have inspired the hypothesis that trophoblasts (the continuous cell layer of fibroblasts that limit the egg, which became blastocyst at day 6 after fertilization) have developed the ability to invade the endometrium, leading to invasive placentation. Invasion of a specific type of trophoblast (extravillous trophoblast) in the maternal uterus is a vital step in the establishment of pregnancy. * Zephyris Source CC BY-SA 3.0, * https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10811330

These mechanisms can be reactivated in cancer cells, leading to a predisposition to metastasis. It had been hypothesized (the ELI hypothesis) that cancer malignancy should be limited to placental mammals where invasive placentation first evolved. But there are several counterexamples.

In a recent article, the authors explore an alternative scenario in which stromal cells of the uterus evolved to resist or allow invasion, determining the outcome of placental invasiveness. The likelihood that changes in the stromal environment will lead to changes in cancer malignancy is reinforced by the fact that the molecular mechanisms used by cancer cells to metastasize are shared with other biological processes.

For example, mechanisms regulating gastrulation, wound healing, leukocyte extravasation, etc., are shared with both trophoblast and cancer invasion. This implies that invasive cancer cells use mechanisms that have evolved much earlier than placental invasion and, therefore, the evolution of invasive placentation per se can not be responsible for the origin of malignant cancer.

It is important to note, however, that the invasive nature of the placenta continued to evolve after its origin. Mammalian species differ in their tumorigenesis potential, as well as their vulnerability to cancer metastasis.

While the evolution resulted in an even higher degree of invasiveness in great apes, which includes humans, a complete loss of placental invasion has evolved in hoofed mammals, such as cows and horses and their parents, and these animals have lower malignancy rates for a variety of cancers.

In a recent review, Constanzo et al. presented compelling arguments for a model in which cancer progression in humans includes reactivation of the expression of embryonic genes normally controlling placental development and the development of the placenta. immune evasion.

For example, melanoma occurs in cattle and equines but remains largely benign; while it is very malign in the human. This correlates with the phenotype of the fetal-maternal interface (the degree of placental invasion during pregnancy). In particular, these results support that TGF-β secretion and high non-canonical WNT signaling in stromal cells are causal factors accounting for the high vulnerability of human stromal tissues to cancer invasion, at least in the case of melanoma .

Their data support the ELI hypothesis, suggesting that differences in stromal gene expression between species are critical in determining the degree of embryo implantation as well as stromal resistance to early cancer dissemination.

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L'invasion placentaire dans l'endomètre maternel de l'utérus présente des similitudes substantielles avec la dissémination précoce du cancer dans le stroma (la partie d'un tissu ou d'un organe ayant un rôle structurel ou conjonctif).

Ces similitudes ont inspiré l'hypothèse que les trophoblastes (la couche cellulaire continue formée de fibroblastes qui limite l'œuf, devenu blastocyste au 6e jour après la fécondation) ont développé la capacité d'envahir l'endomètre, conduisant à une placentation invasive. L'invasion d'un type spécifique de trophoblaste (trophoblaste extravilleux) dans l'utérus maternel est une étape vitale dans l'établissement de la grossesse. Source Zephyris CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10811330

Ces mécanismes peuvent se réactiver dans les cellules cancéreuses, entraînant une prédisposition aux métastases. Il avait donc été fait l'hypothèse (nommée ELI) que la malignité cancéreuse devait être limitée aux mammifères placentaires où la placentation invasive a d'abord évolué. Mais il y a plusieurs contre-exemples.

Dans un article récent, les auteurs explorent un scénario alternatif dans lequel les cellules stromales de l'utérus ont évolué pour résister ou permettre l'invasion, déterminant le résultat de l'invasivité placentaire. La probabilité que l'évolution de l'environnement stromal entraîne l'évolution de la malignité cancéreuse est renforcée par le fait que les mécanismes moléculaires utilisés par les cellules cancéreuses pour métastaser sont partagés avec d'autres processus biologiques.

Par exemple, les mécanismes régulant la gastrulation, la cicatrisation des plaies, l'extravasation par les leucocytes, etc., sont partagés à la fois avec le trophoblaste et l'invasion du cancer. Cela implique que les cellules cancéreuses envahissantes utilisent des mécanismes qui ont évolué beaucoup plus tôt que l'invasion placentaire et, par conséquent, l'évolution de la placentation invasive en soi ne peut pas être responsable de l'origine du cancer malin.

Il est important de noter, cependant, que la nature invasive du placenta a continué d'évoluer après son origine. Les espèces de mammifères diffèrent par leur potentiel de tumorigenèse, ainsi que leur vulnérabilité aux métastases cancéreuses.

Alors que l'évolution a entraîné un degré d'envahissement encore plus élevé chez les grands singes, qui comprend les humains, une perte complète de l'invasion placentaire a évolué chez les mammifères à sabots, tels que les vaches et les chevaux et leurs parents, et ces animaux ont des taux de malignité inférieurs pour une variété des cancers.

Dans une revue récente, Constanzo et ses collaborateurs ont présenté des arguments convaincants pour un modèle où la progression du cancer chez l'homme comprend la réactivation de l'expression des gènes embryonnaires contrôlant normalement le développement du placenta et l'évasion immunitaire.

Par exemple, le mélanome survient chez les bovins et les équidés mais reste largement bénin; alors qu'il est très malin chez l'homme. Ceci est en corrélation avec le phénotype de l'interface fœtale-maternelle (le degré d'invasion placentaire pendant la grossesse).

En particulier, ces résultats soutiennent que la sécrétion de TGF-β et la signalisation WNT non canonique élevée dans les cellules stromales sont des facteurs causaux expliquant la forte vulnérabilité des tissus stromaux humains à l'invasion du cancer, au moins dans le cas du mélanome.

Leurs données soutiennent l'hypothèse ELI, suggérant que les différences d'expression génique stromale entre les espèces sont déterminantes pour déterminer le degré d'implantation de l'embryon ainsi que la résistance stromale à la dissémination précoce du cancer.

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There are many forms of DNA, in Eukariotic cells that are not in replicating phases they are long linear structures, but in mitochondria they are circular. In bacteria DNA is also circular. Plasmids, another form of DNA is also circular.

While the chromosomes are big and contain all the essential genetic information for living under normal conditions, plasmids usually are very small and contain only additional genes that may be useful in certain situations or conditions.

Plasmids are capable of replicating autonomously within a suitable host, they are transmitted from one bacterium to another (even of another species), this host-to-host transfer of genetic material is one mechanism of horizontal gene transfer

Several forms of ADN

Since the 1970' we know that plasmid like DNA exist also organisms and they are involved in cancer. ecDNAs are fragments of extrachromosomal DNA, which were originally observed in a large number of human tumors and most notably, neuroblastoma.

In contrast to bacterial plasmids or mitochondrial DNA, ecDNA are chromatinized, containing high levels of active histone marks, but a paucity of repressive histone marks. The ecDNA chromatin architecture lacks the higher-order compaction that is present on chromosomal DNA and is among the most accessible DNA in the entire cancer genome.

For their new study, Paul Mischel and colleagues shown that ecDNA are wound around protein cores in a fashion that permits a far greater level of accessibility to the transcriptional machinery than occurs on chromosomes. As a result of this unique architecture, along with the very high number of ecDNA particles inside a tumor cell, oncogenes that are amplified on ecDNA are amongst the most highly transcribed genes in a tumor. Mischel and teammates have constructed circular maps of ecDNA which they say might prove valuable in guiding drug discovery.

The study’s co-senior author, UCSD's Paul Mischel, Ph.D., has founded a biotech called Boundless Bio to advance treatments aimed at ecDNA. In September, the startup emerged from stealth mode with $46 million in series A funding led by Arch Venture Partners and City Hill Ventures.

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Qu'est-ce que la chimioprévention

La chimioprévention (également la chimioprophylaxie) fait référence à l'administration d'un médicament dans le but de prévenir une maladie ou une infection. Des antibiotiques, par exemple, peuvent être administrés à des patients présentant des troubles du système immunitaire afin de prévenir les infections bactériennes (en particulier les infections opportunistes). Il peut également s'agir d'administrer de l'héparine pour prévenir la thrombose veineuse profonde chez les patients hospitalisés.

Comment l'incidence du cancer du poumon?

Le cancer du poumon est la principale cause de décès par cancer aux États-Unis et en Europe. Parmi les autres agents cancérigènes, citons l'amiante et les matières radioactives. Par conséquent, la prévention du tabagisme est primordiale pour la prévention du cancer du poumon. Les stratégies efficaces pour réduire l'incidence du cancer du poumon (au-delà du sevrage tabagique) font actuellement défaut.

Par exemple, le développement du cancer du poumon à cellules squameuses commence par un épithélium normal et progresse par l'hyperplasie, la métaplasie, la dysplasie (légère, modérée et grave) et le carcinome in situ. À ce jour, aucun biomarqueur intermédiaire n'a été validé pour l'interception du cancer du poumon, en partie en raison de l'absence de traitement éprouvé, et l'histologie est actuellement considérée comme le meilleur marqueur.

Quelles pistes pour la chimioprévention du cancer du poumon?

Les produits de la voie de l'acide arachidonique, en particulier les prostaglandines (PG), jouent un rôle essentiel dans la carcinogenèse pulmonaire et la chimioprévention. De grandes études épidémiologiques ont montré un lien entre l'utilisation régulière d'aspirine et la diminution du taux de certains cancers. Ces résultats ont conduit à un essai clinique montrant que l'iloprost oral (un analogue de la prostacycline) améliorait de manière significative la dysplasie endobronchique chez les anciens fumeurs. Des études supplémentaires portant sur le mécanisme chimio-préventif ont montré que les effets de la prostacycline étaient indépendants du récepteur de la PGI2 à la surface d'une cellule et pouvaient s'appuyer sur la capacité de la PGI2 à agir en tant qu'agoniste de la PPARγ.

En quoi les thiazolidinediones sont-elles intéressantes?

Les thiazolidinediones (TZD) sont des agonistes de PPARγ couramment utilisés dans le traitement du diabète et la pioglitazone TZD a été étudiée dans de nombreux modèles de cancer précliniques. Des études précliniques sur des surexpresseurs de PPARγ génétiquement modifiés et des agonistes de PPARγ par voie orale ont confirmé que l'activation de PPARγ favorise la différenciatio, inhibe la croissance tumorale et empêche la progression des lésions préinvasives dans les modèles murins. Dans des modèles précliniques, la pioglitazone par voie orale, et plus récemment inhalée, prévient à la fois les carcinomes à cellules adéno et épidermoïdes, en monothérapie ou en association avec des corticostéroïdes et de la metformine inhalés. Les raisons d'un rôle dans la chimioprévention du cancer du poumon ont également été étayées par une vaste étude portant sur les taux de cancer du poumon, de la prostate et du côlon chez des vétérans diabétiques traités avec TZD. Govindarajan et ses collègues ont rapporté une diminution de 33% de l'incidence du cancer du poumon par rapport aux utilisateurs non-TZD, suggérant que l'activation de PPARγ pourrait prévenir le cancer du poumon.

Pourquoi un essai clinique?

Ceci a conduit à un essai à double insu, randomisé, de phase II et contrôlé par placebo de la pioglitazone orale chez des fumeurs à haut risque ou d'anciens fumeurs atteints d'atypie cytologique des expectorations ou de dysplasie endobronchique connue. Cet essai a été répertorié et enregistré sur ClinicalTrials.gov (identifiant: NCT00780234).

Cet essai de chimioprévention de phase II, monocentrique, à double insu, à évalué la pioglitazone par voie orale chez des fumeurs actuels ou anciens à haut risque présentant une atypie cytologique des expectorations ou une dysplasie endobronchique connue.

Quel en est le résultat?

Après six mois de traitement, la pioglitazone n’a pas significativement amélioré l’histologie endobronchique par rapport au placebo; Cependant, le traitement par la pioglitazone a entraîné une amélioration histologique de certaines de ces lésions. Les auteurs concluent que de futures études visant à mieux caractériser la dysplasie réactive dans ce contexte sont justifiées.

Living organisms use energy in a radically different way than immune cells in vitro.

For years, scientists have used cells grown in Petri dishes to study the metabolic processes that fuel the immune system. But a new article suggests that living organisms use energy in a radically different way from immune cells in vitro.

The scientific consensus since Warburg's work is that immune cells, called T cells, convert glucose into energy to fuel cellular function. In fact there are different mechanisms by which a cell can get energy, the so-called metabolism or also respiration.

How do the cells get energy?

On the one hand, we distinguish anabolism, which represents all the biosynthetic pathways of cellular constituents, and on the other hand, catabolism, which represents all the pathways of degradation of these cellular constituents into small molecules to release them. energy by oxidation or to rebuild other cellular constituents.

Catabolism can be differentiated between aerobic and anaerobic respiration. Aerobic respiration includes glycolysis, oxidative decarboxylation of pyruvate, citric acid cycle, oxidative phosphorylation.

The main degradation pathway is glycolysis, where sugars such as glucose and fructose are converted to pyruvate and generate ATP. Pyruvate is an intermediate in several metabolic pathways, but the majority is converted to acetyl-CoA by aerobic glycolysis (with oxygen) and introduced into the citric acid cycle.

Lipids are catabolized by hydrolysis to free fatty acids and glycerol. Glycerol enters glycolysis and the fatty acids are decomposed by beta-oxidation to release acetyl-CoA, which is then introduced into the citric acid cycle.

There are two important microbial methane formation pathways, by carbonate reduction (respiration) and acetate fermentation.

Warburg hypothesized that cancer growth is caused by energy-generating tumor cells (such as, for example, adenosine triphosphate / ATP) primarily through anaerobic degradation of glucose (called fermentation or anaerobic respiration). This contrasts with healthy cells, which primarily generate energy from the oxidative decomposition of pyruvate. Pyruvate is a final product of glycolysis and is oxidized in mitochondria. Therefore, according to Warburg, cancer should be interpreted as mitochondrial dysfunction.

For multicellular organisms, during brief periods of intense activity, muscle cells use fermentation to supplement ATP production from slower aerobic respiration.

What was discovered?

Jones and colleagues found that T cells in a living system use glucose as a building block for DNA replication and other maintenance tasks, in addition to converting glucose into raw energy. They also discovered that the way T cells treat glucose evolves during an immune response. The metabolism of glucose in T cells changes dynamically during an immune response. Glucose-dependent serine biosynthesis promotes T-cell proliferation in vivo.

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This suggests that T cells can use resources differently in the body when they are fighting a bacterial infection such as Listeria or a disease like cancer.

Naïve CD8+ T cells differentiating into effector T cells increase glucose uptake and transition from resting metabolism to anabolic metabolism. Although much is known about the metabolism of cultured T cells, the way in which T cells utilize nutrients during the in vivo immune response is less well defined. The researchers therefore combined the bioenergetic profiling and 13C glucose perfusion techniques to study the metabolism of CD8+ T cells responding to Listeria infection.

In contrast to the in vitro activated T cells, which exhibit Warburg metabolism, physiologically activated CD8+ T cells exhibited higher levels of oxidative metabolism, higher bioenergetic capacity, differential pyruvate utilization, and high 13C carbon flux. glucose to the anabolic pathways, including the biosynthesis of nucleotides and serine. The glucose-dependent serine biosynthesis induced by the Phgdh enzyme was essential for the expansion of CD8+ T cells in vivo.

Our immune cells do not work in isolation

"It's like watching animal behavior in a zoo or in the wild - our immune cells do not work in isolation - they work with a host of other cells and factors that influence how and when they are used. of energy, "said Russell Jones, Ph.D., lead author of the study and head of the Metabolic and Nutritional Programming Group at the Van Andel Institute. "Understanding cell metabolism is a crucial part of therapeutic development, and our results reinforce the need to study these cells in an environment as close as possible to nature."

The findings have profound implications for how scientists study the complex and interconnected systems that underlie health and disease and how they translate this information into new diagnostic and treatment strategies.

"Immune cells react much more dynamically to infections and diseases than we previously thought," Jones said. "For a while, we're at a stage of metabolism research, it's like we're in the dark under a lamppost, we could only see in front of us, and these results will help us better understand this. which immune cells need for optimal function. "

Which suite will be given?

The results were made possible by a new method developed in consultation with collaborator Ralph DeBerardinis, MD, Ph.D., who allowed Jones and his colleagues to map how T cells use nutrients in living organisms. They have developed a 13C infusion method to study T cell metabolism in vivo

"In the future, this new mapping technique will be invaluable in pursuing studies of specific diseases," said Eric Ma, Ph.D., lead author of the study and a postdoctoral researcher in the field. Jones's laboratory.

In the future, the team plans to design human studies to measure how T cells use glucose and other nutrients when they respond to pathogens or other diseases such as injuries or diseases such as cancer.

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les organismes vivants utilisent l'énergie de façon radicalement différente de la façon de celle des cellules immunitaires in-vitro.

Pendant des années, les scientifiques ont utilisé des cellules cultivées dans des boîtes de Pétri pour étudier les processus métaboliques qui alimentent le système immunitaire. Mais un nouvel article suggère que les organismes vivants utilisent l'énergie de façon radicalement différente de la façon de celle des cellules immunitaires in-vitro.

Le consensus scientifique depuis les travaux de Warburg, est que les cellules immunitaires, appelées cellules T, convertissent du glucose en énergie pour alimenter la fonction cellulaire. En fait il y a différents mécanismes par lequel une cellule peut obtenir de l'énergie, ce que l'on appelle métabolisme ou aussi respiration.

Comment les cellules acquièrent-elle de l'énergie?

on distingue d'une part l'anabolisme, qui représente l'ensemble des voies de biosynthèse des constituants cellulaires, et d'autre part le catabolisme, qui représente l'ensemble des voies de dégradation de ces constituants cellulaires en petites molécules pour en libérer l'énergie par oxydation ou pour rebâtir d'autres constituants cellulaires.

On peut différencier le catabolisme en respiration aérobie et anaérobie. La respiration aérobie comprend la glycolyse, la décarboxylation oxydante du pyruvate, le cycle de l'acide citrique, la phosphorylation oxydative.

La principale voie de dégradation est la glycolyse, où des sucres tels que le glucose et le fructose sont convertis en pyruvate et génèrent de l'ATP. Le pyruvate est un intermédiaire dans plusieurs voies métaboliques, mais la majorité est convertie en acétyl-CoA par glycolyse aérobie (avec oxygène) et introduite dans le cycle de l'acide citrique.

Les lipides sont catabolisés par hydrolyse en acides gras libres et en glycérol. Le glycérol entre dans la glycolyse et les acides gras sont décomposés par bêta-oxydation pour libérer de l'acétyl-CoA, qui est ensuite introduit dans le cycle de l'acide citrique.

Il existe deux voies de formation de méthane microbiennes importantes, par réduction du carbonate (respiration) et fermentation par l'acétate.

Warburg a émis l'hypothèse que la croissance du cancer est causée par des cellules tumorales générant de l'énergie (comme, par exemple, l'adénosine triphosphate / ATP) principalement par la dégradation anaérobie du glucose (appelée fermentation ou respiration anaérobie). Cela contraste avec les cellules saines, qui génèrent principalement de l'énergie à partir de la décomposition oxydante du pyruvate. Le pyruvate est un produit final de la glycolyse et est oxydé dans les mitochondries. Par conséquent, selon Warburg, le cancer devrait être interprété comme un dysfonctionnement mitochondrial.

Pour les organismes multicellulaires, lors de brèves périodes d'activité intense, les cellules musculaires utilisent la fermentation pour compléter la production d'ATP à partir de la respiration aérobie plus lente.

Qu'est-ce qui a été découvert?

Jones et ses collègues ont découvert que les cellules T dans un système vivant utilisent le glucose comme éléments de base pour la réplication de l'ADN et d'autres tâches de maintenance, en plus de la conversion du glucose en énergie brute. Ils ont également découvert que la façon dont les cellules T traitent le glucose évolue au cours d'une réponse immunitaire. Le métabolisme du glucose dans les cellules T change de façon dynamique au cours d'une réponse immunitaire. La biosynthèse de la sérine dépendante du glucose favorise la prolifération des lymphocytes T in vivo.

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Ce qui suggère que les cellules T peuvent utiliser les ressources de manière différente dans le corps lorsqu’elles combattent une infection bactérienne telle que Listeria ou une maladie comme le cancer.

Les cellules T naïves CD8 + se différenciant en cellules T effectrices augmentent l'absorption du glucose et le passage du métabolisme au repos au métabolisme anabolique. Bien que l'on en sache beaucoup sur le métabolisme des cellules T en culture, la façon dont les cellules T utilisent les nutriments au cours de la réponse immunitaire in vivo est moins bien définie. Les chercheurs ont donc combiné les techniques de profil bioénergétique et de perfusion de glucose 13C pour étudier le métabolisme des lymphocytes T CD8 + répondant à une infection par Listeria.

Contrairement aux cellules T activées in vitro, qui présentent le métabolisme de Warburg, les cellules T CD8 + activées physiologiquement présentaient des taux plus élevés de métabolisme oxydatif, une capacité bioénergétique plus élevée, une utilisation différentielle du pyruvate et un flux important du carbone 13C-glucose vers les voies anaboliques, y compris la biosynthèse des nucléotides et de la sérine. La biosynthèse de la sérine dépendante du glucose induite par l’enzyme Phgdh était essentielle à l’expansion des cellules T CD8 + in vivo.

Nos cellules immunitaires ne fonctionnent pas en vase clos

"Cela revient à observer le comportement des animaux dans un zoo ou dans la nature. Nos cellules immunitaires ne fonctionnent pas en vase clos - elles travaillent de concert avec une foule d'autres cellules et facteurs qui influencent le mode et le moment d'utilisation de l'énergie, "a déclaré Russell Jones, Ph.D., auteur principal de l'étude et responsable du groupe de programmation métabolique et nutritionnelle de l'Institut Van Andel. "Comprendre le métabolisme cellulaire est un élément crucial du développement thérapeutique. Nos résultats renforcent la nécessité d'étudier ces cellules dans un environnement aussi proche que possible de la nature."

Les résultats ont des implications profondes sur la façon dont les scientifiques étudient les systèmes complexes et interconnectés qui sous-tendent la santé et la maladie et sur la manière dont ils traduisent ces informations en de nouvelles stratégies de diagnostic et de traitement.

"Les cellules immunitaires réagissent de manière beaucoup plus dynamique aux infections et aux maladies que nous ne le pensions auparavant", a déclaré Jones. "Pendant un certain temps, nous en sommes à un stade de la recherche sur le métabolisme, c'est comme si nous étions dans l'obscurité sous un réverbère. Nous ne pouvions voir que devant nous. Ces résultats nous aideront à mieux comprendre ce dont les cellules immunitaires ont besoin pour une fonction optimale ".

Quelle suite va être donnée?

Les résultats ont été rendus possibles grâce à une nouvelle méthode mise au point en consultation avec son collaborateur Ralph DeBerardinis, M.D., Ph.D., qui a permis à Jones et ses collègues de cartographier la manière dont les cellules T utilisent les nutriments dans des organismes vivants. Ils ont mis au point d'une méthode de perfusion 13C pour étudier le métabolisme des cellules T in vivo

"A l'avenir, cette nouvelle technique de cartographie sera d'une valeur inestimable dans la poursuite d'études sur des maladies spécifiques", a déclaré Eric Ma, Ph.D., premier auteur de l'étude et chercheur postdoctoral dans le laboratoire de Jones.

À l’avenir, l’équipe prévoit de concevoir des études sur l’homme afin de mesurer la manière dont les cellules T utilisent le glucose et d’autres nutriments lorsqu’elles réagissent à des agents pathogènes ou à d’autres atteintes telles que des blessures ou des maladies telles que le cancer.

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A new kind of cancer vaccine

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Immunotherapy on demand

Our frequent readers know that this site contains a peptide generator for designing simple, inexpensive and personalized cancer vaccines. Scientists believe that it is possible to use a system on the same principle, but much more effective.

Checkpoint inhibitors are not effective for many patients

Control point inhibitor immunotherapies are revolutionizing the treatment of cancer. However, even in the most sensitive cancers, a substantial proportion (50-80%) of patients have a low to no positive response. A surprising finding in the analysis of these patients was that one of the best correlates of response was the total number of neo-antigens in the tumor.

Basics of the new proposal

When information is transferred from DNA to RNA in cancer cells, errors occur frequently, resulting in the production of proteins that can be recognized by the immune system. Scientists at the Biodesign Institute at Arizona State University say these proteins, known as cancer-specific antigens, are important because they can be used to design vaccines that can treat or prevent tumor progression.

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The common point of all cancer tumor mutations is the production of neo-antigens, or small fragments of proteins called peptides, formed inside a cancer cell, which the host's immune system had not yet never seen. These aberrant peptides, present only in cancer cells, can boost the immune system through a vaccine. They propose that mis-splicing and RNA transcription errors, particularly INDELs of MS in coding regions, in cancer cells could also be a source of neo-antigens.

These errors made by cancer cells can be used to develop a vaccine against some cancers

"In a cancer cell, it turns out that all levels of information transfer from DNA to RNA to protein become more prone to errors," said Johnston. "We proposed that these errors in cancer cells could also be the source of a cancer vaccine."

A "frame shift" or "splicing" error occurs when the DNA information of a gene is poorly processed during the fabrication of RNA, in a basic cellular process called transcription and splicing RNA.

For the most part, these alterations can be managed and cleaned by the cell, without ever being exposed to the immune system. As the cancer progresses, due to the increased number of errors, protein waste accumulates more rapidly, submerging the cell and aberrant proteins are exposed and recognized by the immune cell.

"These are overwhelming the quality control systems of a cell, generating errors in the RNA and proteins released by the cancer cell, which the immune system can respond to," said Johnston.

A new tool

To discover neo-antigens in tumors, Johnston's team has developed a new type of chip. They made fleas with the 200,000 possible neo-antigens for five common cancers, allowing them to simply search for antibodies present in the blood collected by patients. This is much simpler than the current practice of obtaining and sequencing tumor DNA, a starting point for the "personal cancer vaccines" that many companies are currently pursuing.

This set makes it possible to detect all possible predicted frame shift peptides that any tumor cell could potentially produce. They customized this chip, which contained nearly 400,000 peptides, and analyzed them with blood samples from cancer patients (and healthy control samples) to look for the peptides with the most reactive antibodies.

The basic idea is to make a vaccine containing multiple (up to 100) abnormal peptides.

Interest of this new type of immunotherapy

"Personal vaccines against cancer are complicated and expensive," said Johnston. "In addition, only about 40% of tumors have enough mutations in the DNA to make a vaccine. We have found that even cold tumors at the DNA level make many errors in the DNA. RNA: The peptides we generate are much more immunogenic than the point mutations used in personal cancer vaccines. More importantly, we can make standard vaccines for much cheaper therapeutic or even preventive vaccines. "

A vaccine that helps fight the development of resistance

It should be difficult for tumor cells to move away from the vaccine because these FSs are variants and not inherited mutations. In particular, if the FS antigen were produced in the RNA of an essential gene, the tumor cells would restrict the presentation of the MHC or create an immunosuppressive environment to evade an immune response.

In summary, scientists have discovered another class of neo-antigens that could be useful for developing different types of cancer vaccines. They have also created a matrix format for directly detecting immune responses to these tumor antigens.

What will happen to these works

Too often university laboratories stop their research when they can file a patent, in the very uncertain hope, that a large company will offer a golden bridge to buy that patent. This hope is often disappointed, simply because the patents resulting from academic research are not reproducible, but also because they do not respond to a large number of medical and regulatory issues. It is normally the role of biotech to solve these difficulties to make a process attractive for large companies. Our scientists are much more adept. They recently launched a large clinical trial of a pan-cancer prophylactic dog dog cancer vaccine funded by the Open Philanthropy Project. If that succeeds, Johnston is eager to move on to the first human clinical trials.

Regarding this web site, we could possibly design a peptide generator based on this principle. Please do not hesitate to contact us. "contact at padiracinnovation dot org"

De l'immunothérapie à la demande

Nos lecteurs assidus savent que ce site contient un générateur de peptides servant à concevoir des vaccins simples, peu coûteux et personnalisés contre le cancer. Des scientifiques pensent qu'il est possible d'utiliser un système sur le même principe, mais beaucoup plus efficace.

Les inhibiteurs à point de contrôle ne sont pas efficaces pour de nombreux patients

Les immunothérapies à inhibiteurs de point de contrôle révolutionnent le traitement du cancer. Cependant, même dans les cancers les plus sensibles, une part substantielle (50–80%) des patients a une réponse positive faible à nulle. Une découverte surprenante dans l'analyse de ces patients était que l'un des meilleurs corrélats de réponse était le nombre total de néo-antigènes dans la tumeur.

Fondements de la nouvelle proposition

Lorsque des informations sont transférées de l'ADN à l'ARN dans les cellules cancéreuses, des erreurs surviennent fréquemment, entraînant la production de protéines pouvant être reconnues par le système immunitaire. Pour les scientifiques de l’Institut Biodesign de l’Université d’Arizona State, ces protéines, appelées antigènes spécifiques du cancer, sont importantes, car elles peuvent être utilisées pour concevoir des vaccins capables de traiter ou de prévenir la progression tumorale.

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Le point commun de toutes les mutations de tumeurs cancéreuses est la fabrication de néo-antigènes, ou de petits fragments de protéines appelés peptides, formés à l'intérieur d'une cellule cancéreuse, que le système immunitaire de l'hôte n'avait encore jamais vu. Ces peptides aberrants, présents uniquement dans les cellules cancéreuses, peuvent stimuler le système immunitaire grâce à un vaccin. Ils proposent que les erreurs de mal épissage et de transcription d'ARN, en particulier des INDEL des MS dans les régions codantes, dans les cellules cancéreuses pourraient également être une source de néo-antigènes.

Ces erreurs commises par les cellules cancéreuses peuvent servir à élaborer un vaccin contre certains cancers

"Dans une cellule cancéreuse, il s'avère que tous les niveaux de transfert d'information de l'ADN vers l'ARN vers la protéine deviennent plus sujets aux erreurs", a déclaré Johnston. "Nous avons proposé que ces erreurs commises dans les cellules cancéreuses puissent également constituer la source d'un vaccin contre le cancer."

Une erreur de "décalage de cadre" ou "d'épissage" se produit lorsque l'information de l'ADN d'un gène est mal traitée lors de la fabrication de l'ARN, dans un processus cellulaire de base appelé transcription et épissage de l'ARN.

Pour la plupart, ces altérations peuvent être gérées et nettoyées par la cellule, sans jamais être exposées au système immunitaire. Au fur et à mesure que le cancer progresse, en raison de l'augmentation du nombre d'erreurs, les déchets protéiques s'accumulent plus rapidement, submergeant la cellule et les protéines aberrantes sont exposées et reconnues par la cellule immunitaire.

"Celles-ci submergent les systèmes de contrôle de la qualité d'une cellule, générant des erreurs dans l'ARN et les protéines libérées par la cellule cancéreuse, auxquelles le système immunitaire peut réagir", a déclaré Johnston.

Un nouvel outil

Pour découvrir les néo-antigènes dans les tumeurs, l'équipe de Johnston a développé un nouveau type de puce (array). Ils ont fabriqué des puces présentant les 200 000 néo-antigènes possibles à cinq cancers courants, leur permettant ainsi de rechercher simplement les anticorps présents dans le sang prélevé par les patients. Ceci est beaucoup plus simple que la pratique courante qui consiste à obtenir l’ADN de la tumeur et à le séquencer, un point de départ pour les «vaccins anticancéreux personnels» que de nombreuses entreprises poursuivent actuellement.

Cet ensemble permet de détecter tous les peptides de décalage de trame prédits possibles que toute cellule tumorale pourrait potentiellement produire. Ils ont personnalisé cette puce, qui contenait près de 400 000 peptides, et les a analysés avec les échantillons de sang de patients cancéreux (et des échantillons sains servant de contrôle) pour rechercher les peptides présentant les anticorps les plus réactifs.

L'idée de base consiste à fabriquer un vaccin contenant de multiples (jusqu'à 100) peptides anormales.

Intérêt de ce nouveau type d'immunothérapie

"Les vaccins personnels contre le cancer sont compliqués et coûteux", a déclaré Johnston. "De plus, environ 40% seulement des tumeurs ont suffisamment de mutations dans l'ADN pour pouvoir fabriquer un vaccin. Nous avons découvert que même les "tumeurs froides" au niveau de l'ADN font beaucoup d'erreurs au niveau de l'ARN. Les peptides que nous générons sont beaucoup plus immunogènes que les mutations ponctuelles utilisées dans les vaccins anticancéreux personnels. Plus important encore, nous pouvons fabriquer des vaccins standards pour des vaccins thérapeutiques ou même préventifs beaucoup moins coûteux."

Un vaccin qui permet de lutter contre le développement d'une résistance

Il devrait être difficile pour les cellules tumorales de s’éloigner du vaccin, car ces FS sont des variants et non des mutations héréditaires. En particulier, si l'antigène FS était produit dans l'ARN d'un gène essentiel, les cellules tumorales devraient restreindre la présentation du MHC ou créer un environnement immunosuppresseur pour échapper à une réponse immunitaire.

En résumé, les scientifiques ont découvert une autre classe de néo-antigènes qui pourrait être utile pour développer différents types de vaccins anticancéreux. Ils ont également créé un format matriciel permettant de détecter directement les réponses immunitaires à ces antigènes tumoraux.

Quel suite va être donné à ces travaux

Trop souvent les laboratoires universitaires arrêtent leur recherche quand ils peuvent déposer un brevet, dans l'espoir très incertain, qu'une grande entreprise offrira un pont d'or pour acheter ce brevet. Cet espoir est très souvent déçu, tout simplement parce que les brevets issues de la recherche académique ne sont pas reproductible, mais aussi parce qu'ils ne répondent pas à un grand nombre de problématiques médicales et réglementaires. C'est normalement le rôle des biotech de régler ces difficultés pour rendre un procédé attractif pour les grandes sociétés. Nos scientifiques, eux, sont beaucoup plus adroits. Ils ont récemment lancé un grand essai clinique sur un vaccin prophylactique pan-cancéreux contre le cancer du chien chez le chien, financé par l'Open Philanthropy Project. Si cela réussit, Johnston est impatient de passer aux premiers essais cliniques sur l'homme.

En ce qui concerne ce site, nous pourrions éventuellement concevoir un générateur de peptides basé sur ce principe. Nhésitez pas à nous contacter à ce sujet. "contact at padiracinnovation dot org"

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